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Pokémon soleil et lune : un voyage dépaysant

Ah pokémon ! Voilà un nom qui laisse présager un beau voyage à tous les joueurs. Peu importe votre génération, le phénomène des petits monstres n’a pas pu vous échappez. Que vous soyez un joueur aguerri ou un tout jeune gamer, chaque personne à son jeu pokémon. Aujourd’hui on va s’attarder sur les derniers nées de cette saga, Soleil et Lune. Le titre a-t-il de quoi offrir un dépaysement total ? Esprit Otaku vous donne son avis sur le périple de cette nouvelle région.

Attrapez-les tous

Pour ceux qui ne connaîtraient pas pokémon ou qui ne se sont jamais attardé dessus, voici un résumé du concept du jeu. Nous sommes plongés dans la peau d’un jeune dresseur qui va obtenir son premier pokémon des mains d’un professeur. Il s’agit de petits monstres très présents dans la vie de chacun et qui servent à de nombreuses utilisations. La plupart s’en servent comme animaux domestiques et vivent en harmonie avec eux. L’autre majorité se sert des pokémon pour s’affronter lors de duels spectaculaires. Il s’agit des dresseurs de pokémon, des gens souhaitant ardemment devenir le champion incontesté. Pour espérer atteindre ce but, le héros que l’on incarne devra affronter de nombreux dangers, vaincre les différents champions d’arènes et se hisser à la tête de la ligue pokémon.

Il est donc nécessaire de capturer ces créatures afin de se constituer une équipe solide. Il faut ensuite les entraîner et les faire évoluer pour obtenir les meilleurs pokémon possibles. Chaque épisode est l’occasion pour le joueur de débuter un voyage initiatique. On quitte son petit village pour partir à la découverte du monde et ainsi faire grandir notre personnage. Les autres dresseurs ne seront pas le seul obstacle, notre héros étant souvent confronté à une team de méchant propre à chaque version. Le chemin est long et sinueux avant de pouvoir prétendre au titre. C’est ainsi que débute le voyage pour devenir maître pokémon et espérer capturer l’ensemble de ces monstres pour remplir son pokédex.

Voici le synopsis commun à chacun des épisodes sortis aujourd’hui. Enfin pas tout à fait car le dernier opus en date nous offre son lot de nouveautés. Ces dernières sont autant au niveau du gameplay que du scénario et propose un renouvellement de la série qui est le bienvenue.

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Voici nos nouveaux starters !

Fini les badges

Le premier gros changement que nous réserve Alola est dans sa progression. Dans cet archipel il n’existe nullement de champions d’arènes. Il faut donc dire adieu à la collecte des fameux 8 badges. Le simple fait de supprimer cet élément si présent dans les autres opus à de quoi chambouler. Cependant, notre héros doit quand même faire le tour des îles afin de passer les différentes épreuves qui l’attendent. Ces dernières servent à remplacer les champions d’arènes et proposent des challenges variés en fonction de l’épreuve. Cela peut être sous la forme de combats qui s’enchaînent ou bien de mini-jeux à résoudre. A la conclusion de ces tests se trouvent un pokémon dominant bien plus puissant que ses congénères.

Il faudra réussir à vaincre celui-ci pour espérer obtenir le cristal Z correspondant à son type. L’avancée de l’histoire ne se concentre pas uniquement sur l’obtention de ces objets. Une fois que toutes les épreuves d’une île sont réalisées alors arrive le vrai défi. Il est nécessaire de prouver sa valeur en affrontant le doyen de chaque terre pour conclure définitivement le périple. Ces derniers offrent un challenge plus corsé et font figure de champions d’arène. Ce n’est qu’une fois les quatre doyens vaincus que les portes de la ligue pokémon s’ouvriront. Cette dernière reste présente même si elle a subi quelques changements de par le contexte de la région. On se retrouve donc avec plus d’épreuves à passer que les 8 champions à vaincre d’habitude mais elle reste très anecdotique. On ne ressent pas le même intérêt que lors des précédents épisodes mais on reviendra dessus un peu plus tard.

Le climat tropical d’Alola a apporté son lot de changements concernant certains pokémon bien connus des fans. Cela permet à nos compagnons préférés de revenir nous voir sous un jour nouveau. Il faut donc savoir faire avec les nouvelles capacités que cela engendre.

Les formes d’Alola

La région qui s’offre à nous étant totalement différente des autres, il est normal qu’elle apporte son lot de changements sur la faune locale. Afin de pouvoir survivre à ce nouveau milieu et à leurs nouveaux congénères, il a fallu changer les habitudes de certains pokémon. On peut prendre l’exemple de rattata qui, pour échapper à ses prédateurs, ne sort que la nuit. Son pelage s’est assombri et même son type a évolué pour devenir normal et ténèbres. Il en est de même pour son évolution et cela pour une dizaine de ses congénères. Cela permet en même temps une nouveauté en matière de gameplay mais aussi pour l’ambiance globale du titre. On redécouvre en quelque sorte ces pokémon qui nous ont charmés dans notre jeunesse.

De plus, cette nouvelle apparence n’est pas qu’esthétique. Comme dit un peu plus haut, cette évolution apporte souvent un changement de type. Le raichu d’Alola garde son élément de base mais se voit rajouter des capacités psychiques. Pareil pour Noadkoko qui perd cette fois l’élément psy pour devenir de type dragon. Il faut donc pouvoir jongler avec les nouvelles capacités qui s’offrent à nos pokémon. On redécouvre une petite partie de nos monstres adorés et cela apporte un regain d’intérêt à cette ancienne génération. Il est tout à fait possible de rencontrer leurs versions d’origines ce qui augmente davantage le nombre de captures à réaliser. Il faut aussi compter sur les combats professionnels entre les joueurs qui voient la constitution de certaines équipes changées totalement.

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Raichu a bien changé

Outre cela, Soleil et Lune apportent de nombreuses autres nouveautés, plus anecdotiques mais qui servent au renouveau de la série. Ce sont tous ces petits éléments qui permettent au titre de se démarquer de ses aînés.

Des changements plaisants

Un des gros tournants de cet épisode est la suppression totale des CS. On peut donc dire adieu à notre fameux pokémon constitué uniquement de ses capacités. Ces dernières ont été remplacés par des pokémontures. On recrute donc des pokémon qui ne peuvent être utilisés que pour un type d’utilisation. Le dracaufeu qu’on récupère dans l’histoire servira de transport volant. Le Locklass devient quant à lui notre bateau attitré. Les CS n’ont pourtant pas totalement disparu, la plupart refaisant leurs apparitions sous la forme de CT (capsule technique). Autre élément qui a changé est la pension qui ne permet plus de faire monter de niveau ses pokémon. Elle servira principalement à placer deux monstres dans l’espoir de recevoir un peu plus tard un oeuf.

Un autre gros ajout vient du fait de pouvoir soigner son pokémon à la fin d’un combat. En appuyant sur une touche il sera possible ainsi de s’occuper de sa créature. Que ce soit pour le guérir de ses altérations d’états ou pour augmenter son bonheur, cette possibilité est très intéressante pour les dresseurs. Une fois la possibilité de voler, une nouvelle zone devient accessible. Appelé le Poké Loisir, il s’agit d’un regroupement de cinq îles pouvant être débloqués ou améliorés grâce à des Poké Fèves.  Chaque îlot permet à vos pokémon d’accéder à différents services bénéfiques pour vos créatures. Enfin, la place festival sert de zone d’échange entre vous et les autres joueurs. Pouvant être organisé et customisé à votre convenance, chaque stand propose des services particuliers. Ceux-ci peuvent permettre de monter d’un level vos pokémon ou acheter des objets rares.

Malgré toutes ses nouveautés, ce nouvel épisode consolide l’avis que la série se tourne vers un nouveau public. La difficulté liée à l’aventure ainsi qu’à tout le contenu est réduite et ceci se démontre en de nombreux points.

Une difficulté revue à la baisse

Voici un point qui est très subjectif mais qui mérite d’être étudié. Depuis quelques épisodes, le voyage que l’on entame s’avère de plus en plus facile. Le premier exemple vient du multi-exp. Cet outil permet de partager l’expérience reçu en combat par le premier pokémon à l’ensemble de l’équipe. A la base cet objet ne servait qu’à un seul monstre et non à toute l’équipe. Ensuite, il s’active automatiquement et se récupère de plus en plus tôt dans l’aventure. Ceci permet d’éviter de nombreuses périodes de farm (entraînement) de ses pokémon réduisant drastiquement le temps apporté à dresser son équipe. On se retrouve maintenant à combattre avec un seul pokémon surpuissant permettant de monter les autres. Cela facilite la vie de nombreux dresseurs mais fait perdre un peu l’intérêt du concept du jeu.

Un autre changement rendant les affrontements plus simple vient de la possibilité de contempler le statut du pokémon combattant. On voit ainsi précisément les baisses de stats et autres effets possibles. A cela s’ajoute la présence d’indications afin de signaler si une attaque est efficace ou non contre le pokémon adverse. Il faut avoir déjà affronté un pokémon identique ou l’avoir capturé mais cela rend les combats beaucoup plus abordables. Les capacités Z permettent aussi de faciliter les affrontements en proposant de lancer des mégas attaques en fonction du type ou du pokémon combattant. Tous ces changements de gameplay font que le jeu devient plus accessible pour les nouveaux venus mais permet aussi aux dresseurs professionnels de rentrer plus rapidement dans l’élevage intensif de leur équipe.

Le dernier point à traiter vient du scénario en lui-même. Apportant une histoire plus approfondie que ses prédécesseurs, elle reste très spéciale et joue la surenchère. On est face à une histoire distrayante mais loin d’être inoubliable.

Un scénario particulier

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La nouvelle team entre en action

Le début de l’aventure suit les traces de ses ancêtres en proposant la même trame scénaristique. On se retrouve dans la peau d’un jeune homme venant tout juste d’emménager dans la région. C’est la rencontre avec le professeur Euphorbe que débute notre tour des îles et ainsi nos premiers pas en tant que dresseur. On rencontre notre rival et on débute l’ensemble des épreuves. Le seul point particulier vient de Lilie, jeune fille servant d’assistante au professeur. Possédant un pokémon particulier elle semble cacher de nombreuses choses tout au long du voyage. On fait ensuite la connaissance de la team Skull, une bande de voyous cherchant à voler des pokémon. Ayant l’apparence d’un gang de rues, leurs objectifs semblent bien moins grands que les autres équipes de méchants de la licence.

On finit ensuite par s’intéresser à la fondation Æther. Il s’agit d’une organisation ayant pour but de prendre soin des pokémon. Peu importe les problèmes ils viennent en aide à l’ensemble de nos petites créatures. La majorité de leurs pensionnaires viennent de pokémon enlevés par la team Skull. Montrant un visage de bon samaritain, la fondation Æther pourrait avoir des objectifs cachés. Un autre phénomène étrange vient des Ultra-chimères. Il s’agit de pokémons provenant d’une autre dimension au potentiel destructeur. Ce sont des êtres à la puissance inégalée faisant parfois leurs apparitions dans la région lorsqu’une faille s’ouvre dans le ciel. Le scénario n’offre que peu de surprises mais on s’amusera à essayer de découvrir le fin mot de l’histoire.

Au final, le titre propose une aventure pokémon différente sur de nombreux aspects mais dans le fond reste fidèle à ses prédécesseurs. Il est compliqué de donner un avis tranché sur le dernier épisode de cette saga mythique.

Pokémon c’était mieux avant ?

Le succès de Soleil et Lune n’est plus à prouver. Les ventes des jeux faisant partie des records de la saga il est évident qu’il marquera les esprits. Chaque génération possède son propre jeu pokémon et ce dernier ne déroge pas à la règle. Les petits monstres continuent d’agrandir leur communauté et de consolider leurs anciens fans. Le titre se tourne avant tout vers les nouveaux venus ainsi que les dresseurs professionnels. Ces deux versions apportent un lot de nouveautés non négligeables mais il est évident que la saga se tourne de plus en plus vers un nouveau public.

Ses quelques défauts tels que sa trop grande facilité ou son scénario secondaire pourraient rebuter certains. Malgré tout, il est toujours aussi plaisant de prendre soin de son équipe pokémon. Les nouvelles créatures se fondent parfaitement aux environnements inédits se dressant devant nous. La région d’Alola est si particulière et pleine de richesses qu’elle vaut de la visiter de fond en comble. La découverte de ce monde et de ses trésors est le principal intérêt de ce titre qui se veut différent de ses aînés.

Et vous quel est votre avis sur Soleil et Lune ? N’hésitez pas à partager vos meilleurs souvenirs pokémon ainsi que vos créatures préférées !

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