Resident Evil VII : le renouveau du survival-horror

Il est temps de se faire quelques petites frayeurs avec le dernier né de la célèbre licence horrifique. Resident Evil VII, le nouvel opus de la franchise édité par Capcom revient en force. Après des épisodes en demi-teinte et des spin-offs à la qualité discutable, la saga essaye de retrouver ses lettres de noblesse. Est-ce que cette nouvelle expérience tient-elle ses promesses ? Il est temps de plonger dans un voyage effrayant qui marquera les esprits !

Bienvenue en Louisiane

Le synopsis de ce dernier opus se démarque des autres en faisant table rase du passé. Tout ce qui s’est déroulé au cours des épisodes précédents n’est que peu présent dans ce 7ème opus. Il y a quand même quelques allusions mais cela reste très distant avec l’histoire qui nous est contée. On suit Ethan Winters, un homme dont la femme Mia a disparu depuis trois ans. Ayant fini par faire son deuil, il reçoit un message de cette dernière lui demandant de venir la retrouver. Déboussolé, il décide de partir à sa recherche en se rendant dans la ville de Dulvey en Louisiane. La piste finit par l’emmener jusqu’à un vieux manoir abandonné à l’aspect sinistre. C’est ainsi que son aventure commence et qu’il va fouiller cet endroit qui n’est pas aussi vide qu’il le croit.

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Un lieu qui ne dit rien qui vaille

On se retrouve dans un pur survival-horror où l’angoisse est omniprésente. Dès les premiers pas l’ambiance est posée afin de plonger le joueur dans une frayeur constante. L’environnement est le premier élément venant appuyer cette oppression. Le manoir à lui seul est une ombre qui pèse sur le joueur à longueur du temps. Les quelques bruits arrivent à nous faire sursauter en nous demandant ce qui va bien nous sauter au visage. Dès le début, on se doute que ce périple ne sera pas sans encombre et mettra nos nerfs à rude épreuve. C’est une descente en enfer qui attend Ethan, allant face à l’inconnu sans savoir les horreurs qui lui sont réservées. On plonge donc avec lui dans un univers malsain qui renoue avec les sensations d’origine de la licence.

Ce renouveau est avant tout porté par des mécaniques de jeu collant parfaitement avec les ambitions de ce Resident Evil VII. Comme dit un peu plus haut, on efface tout et on reprend les codes de base de ce qui constitue le genre du survival-horror.

Un gameplay immersif

S’il y a bien un point qui provoque la totale immersion dans le soft c’est dans le gameplay. Rien ne serait pareil sans la sensation que l’on a manette en main. La première chose qui saute aux yeux est la vue à la 1ère personne. C’est une nouveauté jamais vu dans la série et qui nous plonge au cœur de l’action. On se sent vraiment happé par cette façon d’aborder ces lieux. Il se rapproche bien plus d’un Outlast sur la manière d’aborder l’aventure et sur l’angoisse insufflée dans chaque élément du décor. A cela s’ajoute dans la présence des ennemis. Fini les hordes de zombies vous attaquant de toute part, ici on se retrouve au contact de quelques ennemis. Ces derniers sont souvent retors et il faudra économiser habilement ses munitions. La force n’est clairement pas le point fort de notre héros qui devra redoubler d’ingéniosité.

A cela s’ajoute la compatibilité parfaite avec le playstation VR. La possibilité d’utiliser le casque de réalité virtuelle offre une toute nouvelle expérience. C’est un pur plaisir que de se plonger totalement au cœur de l’action. Ce n’est plus Ethan qui vit cette aventure mais c’est nous qui frissonnons vraiment face aux dangers qui nous attendent. Le joueur devient l’acteur principal du jeu vidéo. Il s’agit d’une réussite totale autant au niveau des mécanismes que des sentiments ressentis. La peur vous assaille tout au long du voyage et l’envie de quitter ces lieux maudits nous force à vouloir aller de l’avant. On n’avance prudemment en regardant à chaque couloir qu’une mauvaise surprise ne se trouve pas derrière nous. Il ne s’agit pas ici que de simple jump scare mais une inquiétude et une angoisse permanente.

Ethan est peut-être le héros de l’histoire mais il n’est pas celui qui marque le plus ce récit. Ce sont les propriétaires du manoir qui resteront gravés dans la mémoire des joueurs de par leur attitude et leur caractère proche de la folie.

Les Baker, des hôtes particuliers

Les lieux que l’on croyait au début désert sont en réalité la demeure d’une famille très particulière. Les baker, à qui appartiennent le manoir, sont des hôtes un peu trop collants. Constitué de Jack le patriarche, Marguerite la maîtresse de maison et le fils Lucas, ce groupe croisera de nombreuses fois la route d’Ethan. Ces ennemis n’ont rien à voir avec les zombies des anciens opus. Ils constituent la principale menace pour notre héros et cherchent à tout prix à intégrer leur invité dans la famille. Leur priorité n’est pas de tuer le personnage principal mais de le coincer à jamais au sein de ces murs. Heureusement, une aide inattendue viendra souvent à notre secours. Il s’agit de Zoe, la plus jeune enfant de la lignée des Baker.  Allant à l’encontre des autres, elle sera notre guide au sein des couloirs sombre de cette demeure.

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Des hôtes un peu trop accueillant

Même s’ils ont l’apparence d’humains, cette famille dérangée n’a plus grand-chose à voir avec le reste de l’humanité. Les occasions de se débarrasser d’eux seront nombreuses et ils seront même heureux de s’exposer volontairement. Cela s’explique par leur faculté de guérison et de résurrection qui les fera toujours revenir à votre poursuite. D’ailleurs tout au long de l’aventure ils se feront un plaisir de vous démontrer l’étendue de leur don. Il est donc totalement inutile de les affronter car ils reviendront vous hanter avec toujours plus d’ardeur. Il n’y aura qu’à certaines occasions que la traque prendra enfin fin et cela consiste en des affrontements de boss intéressants même si le challenge n’est pas forcément au rendez-vous. La folie qui les dirige est différente pour chaque membre de cette famille et font d’eux des antagonistes mémorables.

La seule solution efficace pour s’en sortir réside dans la fuite et dans votre sens de la discrétion. Nous ne jouons pas un Chris Redfield ou un Leon Kennedy mais ici un humain lambda dont la vie va basculer.

Se cacher pour survivre

L’attaque frontale n’a nullement sa place dans Resident Evil VII. Du fait de leur capacité hors du commun, affronter ces monstres sera une perte de temps et de munitions et il faut absolument conserver ces dernières pour les moments délicats. Pour survivre il est donc nécessaire de compter sur la seule vraie arme à notre disposition, la ruse. Il faudra de la patience et de la dextérité pour éviter de se faire repérer par les locataires patrouillant dans les couloirs. Il existe de nombreuses méthodes pour se sortir des pires situations. Dans un premier temps, s’enfermer dans une pièce est un excellent moyen de défense. La raison est que, hormis la famille Baker, la plupart des ennemis ne sont pas dotés d’une intelligence suffisante pour ouvrir les portes.

Cela permettra donc de profiter d’un peu d’accalmie pour élaborer un plan. Une autre solution réside dans la furtivité. Pour échapper à vos geôliers, il sera souvent nécessaire d’avancer prudemment et accroupi. Cette méthode permettra d’éviter l’altercation avec les Baker. Si malheureusement ils vous aperçoivent alors une course-poursuite va s’engager où la proie n’est nulle autre que vous. Il faut alors échapper à la surveillance des pensionnaires en se dissimulant et en se cachant dans les nombreux recoins de cette maison ainsi que des alentours. On finit souvent par avancer à taton en espérant ne pas tomber sur Jack Baker ou Marguerite au détour d’un couloir. Cette pression constante apporte une expérience horrifique hors du commun. Resident Evil VII arrive à renouer avec le genre du survival-horror en s’inspirant de nombreux jeux horrifiques moderne.

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Jack n’est pas prêt de vous laisser partir

Le soft n’est pourtant pas exempt de défauts. Le plus gros des soucis présents dans le titre sera sûrement sa durée de vie très courte. Il ne faudra pas longtemps à des joueurs chevronnés pour venir à bout de l’aventure principale.

Une durée de vie un peu courte

Le gros point faible du soft vient du temps nécessaire pour venir à bout de l’intrigue. En simple ligne droite, il faudra compter moins de dix heures pour atteindre la fin. Il est même possible de le terminer en moins de quatre heures en rushant certaines parties. Mais le temps nécessaire peut être rallongé par la collecte des différentes pièces ainsi que la recherche des nombreux fichiers perdus dans le manoir. Il s’agit d’une étape essentielle pour tous ceux souhaitant découvrir le fin mot de cette histoire. Ensuite tout dépend aussi du niveau de difficulté qui permet aux plus aguerris de trouver un challenge à leur hauteur. Ce style de jeux n’est pas connu pour leur très grande durée de vie mais il est vrai que ce court laps de temps pour finir l’aventure peut être un peu décevant.

Les futures DLC seront là pour ajouter un peu plus de contenu afin de connaître le passé de la famille Baker tout en permettant d’éclaircir certains points obscurs de l’intrigue. De plus, terminée une première fois, l’aventure permet de débloquer de nouveaux modes ainsi que des armes supplémentaires. Ces dernières permettront de faciliter votre retour dans le manoir dans les difficultés supérieures. Pour ceux ne cherchant qu’à finir l’histoire et non à partir à la chasse aux trophées, la durée de vie pourra rebuter surtout au niveau du prix du jeu. Mais ceux qui tenteront l’aventure ne pourront qu’être captivé par l’ambiance et la noirceur de Resident Evil VII.

Malgré tout ceci n’est qu’une petite tâche sur une oeuvre magistralement orchestré. Son retour aux sources et ses mécanismes de gameplay font de Resident Evil VII un must à avoir pour tous les fans de jeux d’horreur et les amoureux de la licence.

Le grand retour de la saga Resident Evil

En conclusion, Esprit Otaku vous conseille fortement de tester l’aventure, que ce soit manette à la main ou en réalité virtuelle. Cet opus saura faire plaisir à ceux qui avaient boudé les deux derniers épisodes. On abandonne totalement l’action pure et simple pour faire place à de la survie. Essayant de retrouver les sensations des premiers Resident Evil, celui-ci arrive à transcender tous les autres pour devenir une oeuvre à part entière. Que vous soyez un fan inconditionnel de la licence ou un néophyte de la série, le titre à suffisamment d’atout pour attirer votre regard. Ses quelques défauts n’entachent en rien l’aventure dans sa globalité. On est heureux de voir le retour en grande forme d’une des plus grandes sagas du monde vidéoludique.

Le héros de cet opus, Ethan Winters, pourrait être n’importe qui de par sa normalité. Il est aisé de se dire que cela pourrait être nous qui nous aventurons dans les profondeurs de ce manoir sordide. Une expérience pleine de frissons où la folie atteint son paroxysme. Il est évident que le contenu très violent et adulte de ce 7ème opus le réserve à un public averti qui est prêt à faire le grand saut. Il est parfois bon de se faire une petite frayeur et que les plus sensibles soient prévenus, Resident Evil VII n’est pas à mettre entre toutes les mains.

N’hésitez pas à partager votre avis sur ce nouveau Resident Evil ainsi que vos plus grandes frayeurs du survival-horror.

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