Seki mon voisin de classe

Séki mon voisin de classe T1 à 4 : une invitation à la créativité

Aujourd’hui, on va parler d’une œuvre que je n’ai découvert que récemment et qui est déjà devenu un coup de cœur. Celui-ci est Séki, mon voisin de classe, édité chez Akata, qui en est à son dixième tome. N’ayant lu, pour le moment, que les quatre premiers volumes, j’ai déjà pu constater toute la force de ce manga. On est loin des thématiques difficiles ou des histoires violentes et tragiques. Ce titre est avant tout là pour nous offrir un pur moment de rigolade tout en nous ouvrant les yeux sur l’importance de l’imagination. Léger et pourtant très profond, le récit de ces deux élèves possède une force insoupçonnée. Il est donc temps de se pencher sur ce qui fait tout le sel de cette série. On prépare son cartable et on retourne sur les bancs de l’école pour des cours où l’on laisse parler sa créativité !

La difficulté de suivre un cours

Séki-jeu

Le talent de Séki s’exprime

 Séki, mon voisin de classe, imaginé par Takuma Morishige, nous plonge dans le quotidien de deux étudiants. La première s’appelle Rumi Yokoi, une jeune élève studieuse et sérieuse. Elle est l’exemple type de la lycéenne que tous les professeurs aimeraient avoir dans leur salle de classe. Malheureusement, sa concentration s’avère être mise à rude épreuve par la présence du second personnage de l’histoire. Ce dernier se nomme Séki et passe son temps à bricoler, inventer et s’amuser pendant les cours. Cela n’aurait que peu d’importance pour la jeune fille modèle si son camarade ne se trouvait pas juste à côté d’elle. De ce fait, toutes ces pitreries et idées farfelues viennent briser ses espoirs d’un cours calme et instructif. En effet, il est très difficile, même pour Rumi, de ne pas avoir son attention être attirée par les passe-temps de Séki.

Il faut dire qu’il ne rate jamais un moment pour tester de nouveaux jeux. De plus, ce lycéen arrive toujours à éviter le regard de ses professeurs afin de ne pas se faire prendre. Rumi va donc faire tout son possible pour faire abstraction de cet élément perturbateur. Malgré tout, il y a quelque chose de captivant qui se dégage de ce cancre. Ainsi, peu importe ses efforts, notre lycéenne ne pourra s’empêcher de jeter un coup d’œil à son voisin de classe. Cela pourra même aller jusqu’à sa propre participation aux inventions de Séki. Malheureusement, ses interventions vont souvent avoir des conséquences négatives concernant son attention en classe. Les cours classiques vont alors devenir un véritable terrain de jeu pour ces deux étudiants au grand dam de Rumi. Cette œuvre ne possède pas de réel fil conducteur, car elle se construit comme une suite de mini-récits. Des histoires bien différentes où nos deux protagonistes vont faire parler leur créativité.

On est ici face à un manga qui joue la carte de la légèreté. Tous les éléments sont réunis pour que le lecteur puisse passer un moment de détente en contemplant les aventures de ces deux jeunes étudiants.

Un récit léger mais maîtrisé

Dès les premières pages du manga, on sait que l’on fait face à un titre qui se veut humoristique. Cela marche d’ailleurs avec une très grande efficacité. Cette force est dû grandement aux deux personnages principaux. Cela se ressent, dans un premier temps à travers Séki. Lorsqu’on le découvre, on comprend très vite qu’il n’est pas là pour être un élève exemplaire. Cependant, ce qui marque le regard du spectateur est sa façon de passer le temps en cours. Si cela n’avait été que des petits jeux, l’œuvre n’aurait pas un aussi grand impact. En effet, ce qui provoque la surprise et l’hilarité du lecteur vient de sa façon, par exemple, à transformer un simple jeu de société en véritable champ de bataille. On se dit que jamais on n’aurait pensé à cela pour passer le temps. C’est l’imagination de ce personnage et les situations qui en découlent qui forment un humour à la fois efficace et bien trouvé.

Vient ensuite le personnage de Rumi qui est le deuxième élément provoquant nos fous rires. Tout d’abord, le fait qu’elle soit l’exact opposé de son voisin de classe provoque déjà une scission qui nous fait sourire. La voir se démener pour suivre son cours pour que, finalement, son regard se porte sur Séki provoque un excellent comique de répétition. Pourtant, les moments les plus drôles ne viennent pas de là, mais d’une autre facette de sa personnalité. Il s’agit de sa capacité à s’immerger totalement dans le jeu de son camarade de classe. Cela déstabilise le lecteur qui ne peut s’empêcher de rire en se demandant qui est vraiment le plus à fond dans le loisir qui nous est dépeint. C’est ainsi que derrière son aspect studieux et sérieux, on s’attache à cette héroïne qui peut plonger à tout moment dans les délires de Séki. Tout ceci fait que l’œuvre offre une véritable bouffée d’air frais qui nous donne le sourire. L’auteur fait preuve de tout son talent en terme de récit humoristique sans jamais passer la limite du répétitif.

S’il n’y a pas de réel enjeu au cours de l’histoire, le titre n’en reste pas moins très profond. Cela est dû au message véhiculé par le récit qui nous saute aux yeux dès les premières pages et qui est d’une importance capitale.

La beauté de l’imagination

Séki-Rumi

Rumi se prend totalement au jeu

Outre son côté amusant, Séki, mon voisin de classe, apporte une réelle réflexion. Celle-ci porte sur la nécessité de laisser parler son imagination. Chacune des histoires qui nous est contée est là pour exprimer ce message. Le manga nous fait comprendre que laisser son esprit vagabonder est une chose cruciale et nécessaire à notre bonheur. Bien sûr, le fait que Séki ne suive pas en cours pourrait le faire passer pour un mauvais exemple. Pourtant, même s’il n’écoute pas les professeurs, on ne peut s’empêcher, tout comme sa camarade de classe, d’être captivé par ce qu’il fait. D’ailleurs, le personnage de Rumi est là pour démontrer que si être sérieux est important, il l’est encore plus de faire preuve de créativité. Cela s’exprime de par son incapacité à détourner le regard des expériences menés par son voisin de classe. Il y a quelque chose qui l’attire et qui lui parle dans ce qu’il fait.

Son esprit va même jusqu’à inventer des histoires farfelues concernant les jeux qu’elle observe. Ainsi, elle ouvre les portes d’un monde infini et d’une grande beauté où la seule limite est sa propre imagination. Cette œuvre, à travers ses deux protagonistes, nous fait comprendre que rêver est primordial au bon développement de chacun. C’est ainsi que le titre arrive à combiner parfaitement sa légèreté à une thématique fascinante. L’auteur fait un travail remarquable pour exprimer cela à travers toutes ses pages. De plus, la dualité opposant nos deux étudiants fait qu’il est très facile de s’identifier à l’un d’eux. Tout oppose ces deux êtres qui ne sont unis que par un élément : leur imagination. L’ensemble de ces courtes péripéties est là pour nous inviter à un voyage exceptionnel où nos songes peuvent devenir réalité. Séki est là pour nous rappeler que peu importe le temps qui passe, il faut toujours garder une place pour la rêverie.

Au final, Séki, mon voisin de classe est une œuvre attendrissante et hilarante qui n’en reste pas moins très pertinente. On se laisse emporter par les rêveries de nos deux protagonistes qui prouvent l’importance d’exprimer son imaginaire.

Séki nous emporte dans son monde

Difficile de ne pas être séduit par Séki, mon voisin de classe. On fait face à une œuvre qui respire la joie et la dérision. C’est un manga qui remplit parfaitement son rôle de divertissement. C’est simple, on ne voit pas le temps passé tant le récit, la narration et le rythme sont fluides. De plus, il ne faut pas longtemps pour que l’on s’immerge dans la vie de nos deux lycéens. Un titre qui donne envie de retourner sur les bancs de l’école en espérant avoir un voisin de classe aussi exubérant que Séki. Outre l’aspect récréatif de la série, le mangaka a su combiner le plaisir de lire avec un message fort et impactant. En voyant notre cher étudiant se lancer corps et âme dans ses inventions, on ne peut s’empêcher d’être émerveillé par tant de créativité. À travers les aventures que vivent nos protagonistes, on comprend l’importance de rêver et de laisser parler son imagination.

Normalement, j’essaye, à travers mes chroniques, de dire quel type de lectorat pourrait apprécier pleinement l’œuvre traitée. Cependant, avec Séki, mon voisin de classe, il est impossible de le suggérer à un lecteur en particulier tant ce manga peut parler à tout le monde. En effet, la série de Takuma Morishige saura plaire à n’importe qui. On vous le conseille grandement, car il s’agit d’une expérience unique et qui mérite de trôner au cœur de n’importe quelle bibliothèque. Après avoir lu les quatre premiers tomes, je n’ai qu’une envie c’est de connaître les prochaines inventions de ce jeune garçon. Rumi parviendra-t-elle à suivre un cours en entier ? Séki sera-t-il un jour en manque d’inspiration ? Tout ce que l’on souhaite, c’est que les petites épopées que vivent ces deux étudiants ne s’arrêtent pas.

N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre opinion sur Séki. Avez-vous été séduit par la créativité de ce cancre attachant ? 🙂

© Morishige Takuma / Media Factory

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