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Ma collection RPG #38 : Tales of Berseria

Cela faisait un petit moment que je ne vous avais pas invité de nouveau dans “Ma collection RPG”. Il faut dire que le début d’année fut assez chargé, mais c’est maintenant l’heure de corriger le tir. Et pour cette reprise, j’avais envie de repartir du côté de la saga des Tales of. Celle-ci est composée de nombreux opus, chacun ayant des forces remarquables à faire valoir. Mais dans le lot, quel fut celui qui m’a le plus bluffé ? Quel épisode fut celui où j’en ai pris plein les yeux ? Il est grand temps de répondre à ces questions en vous parlant de l’excellent Tales of Berseria. Un opus qui n’est pas forcément le plus connu étant donné que Xillia, Symphonia et Zestiria par exemple sont souvent cités. Pourtant, voilà le titre où je me suis dit que j’étais en train de vivre une aventure grandiose. Mais surtout, une épopée qui changeait de ce que j’avais l’habitude de voir surtout au sein de cette saga. Un pari osé et pourtant remarquable qui a permis de construire une des histoires les plus mémorables de la franchise et une équipe hors du commun. Préparez-vous à faire la rencontre d’une demoiselle prête à tout pour se venger.

Un opus pas comme les autres

Pour bien commencer, il faut comprendre comment j’ai découvert Tales of Berseria. Amateur de la licence, j’étais très curieux de poursuivre mon immersion dans la licence à chaque nouvel opus. Malheureusement, je l’avoue, je n’ai pas été plus emballé par Zestiria que je trouvais moyen sur plusieurs points. Malgré tout, cela ne m’avait pas refroidi de la licence qui m’avait déjà offert tellement de moments forts. Mais quand j’ai vu l’annonce de ce Tales of Berseria, j’ai été tout de suite interpellé sans même savoir de quoi l’histoire allait parler. Rien que dans son esthétique et son héroïne, il y avait quelque chose qui m’emballait. Mais en même temps je me questionnais pas mal étant donné que l’on était plus sur un spin-off de Zestiria qu’un tout nouvel épisode. La curiosité a finalement pris le pas et je ne la remercierais jamais assez. Dès son introduction, ce jeu m’a mis une claque. Je ne parle même pas de l’opening que je m’écoute encore très régulièrement, mais du passé de Velvet que l’on va découvrir. On nous présente cette demoiselle souriante et très proche de son petit frère évoluant dans un monde en proie à un terrible chaos au vu des monstres qui se répandent. Malgré ça, on nous présentait la tentative de ces gens de vivre une vie paisible. Et c’est là que j’ai vécu ce bouleversement venant conclure l’introduction du jeu. Un véritable drame qui pousse Velvet dans les abysses pour n’en ressortir qu’avec la volonté de se venger.

Elle devient une criminelle, traquée par l’ordre religieux qui est présenté comme le sauveur de ce monde, pour ensuite être jeté en prison. Un début très fort et qui va donner le ton de toute l’aventure. Ce qui est remarquable, c’est que l’on ne joue pas une personne désireuse de sauver l’univers dans lequel elle se trouve. Nous allons être guidés par cette soif de vengeance qui va faire de Velvet une anti-héroïne remarquable prête à devenir l’ennemie numéro une en s’attaquant aux héros du peuple. Nous sommes dans un jeu qui prend le parti de nous faire suivre une “criminelle” dans sa quête personnelle. C’est grisant d’avoir une telle proposition surtout que quasiment toute l’équipe que l’on va jouer va être composée de parias de cette société. Je suis tombé totalement fan de ce casting où l’on se rend compte que derrière l’image qu’on leur a collé et le poids des crimes de chacun de ces personnages, nous avons face à nous des gens qui ont vécu de profondes blessures. Ils sont tombés dans le désespoir, la haine ou la colère et cherchent maintenant à rectifier ce qui, pour eux, est la véritable justice. Toute notre épopée va ainsi nous permettre d’en apprendre plus sur leurs véritables intentions et de nous faire réfléchir aussi à qui sont les vrais monstres dans l’histoire. En plus d’avoir un casting 4 étoiles, le jeu a su perfectionner son gameplay pour donner lieu à des combats toujours aussi palpitants face à des ennemis qui sont encore, pour moi, inoubliables. La bande-son, le scénario, l’écriture des personnages, et même les thématiques abordées sont autant de points forts pour cet opus qui m’a pris aux tripes tout du long.

Tales of Berseria - intro

Tales of Berseria joue le mal et il le fait bien

Dans une saga aussi longue que celle des Tales of, il peut parfois être difficile de se renouveler ou de réussir à créer constamment une expérience différente d’un opus à l’autre. Pourtant, Berseria en est un très bon exemple. Il nous montre que même dans un épisode qui peut sembler “annexe”, on peut trouver de l’originalité. Cela ne concerne pas tant le gameplay que dans l’écriture du scénario et le développement des personnages. Là où on est régulièrement présenté, dans des jeux, comme le sauveur et protecteur d’un monde en périple, ici c’est l’inverse. Tous les enjeux se retrouvent entre les mains de ceux qui sont considérés comme les pires rebuts qui soient. Ce changement de perspective est génial à mes yeux, car cela permet de voir tout ça par le prisme de ces gens qui ne sont considérés par personne et même traqués. Ils se dédient entièrement à leur quête personnelle qui va finalement les conduire à des vérités bien sombres sur ce monde, le dogme religieux et ceux qui forment cet ordre au-dessus de tout. Une manière détournée de faire de nos protagonistes des “héros de l’ombre” qui n’auront jamais les honneurs de la population, mais qui vont changer à jamais les choses. Une étape à part dans l’immense franchise que sont les Tales of et qui pourtant m’a profondément marqué. C’est aussi ça que je tenais à souligner en parlant de cet opus.

Il ne faut jamais se fier aux apparences, car un titre peut receler de merveilleuses surprises qui peuvent transformer un “simple” spin-off en une aventure à part entière. Et d’ailleurs, c’est grâce à cet opus que j’ai redonné sa chance à Zestiria pour apprécier au mieux tout ce que cet univers avait à offrir. Je retiendrais donc de Berseria son audace en créant une team d’anti-héros à la fois charismatique, attachante et qui va amener tant de sujets intéressants sur la table. Et je trouve ça remarquable d’avoir des tentatives couronnées de succès comme celle-ci afin d’apporter un petit vent de fraîcheur à des licences qui durent depuis si longtemps. Cela montre aussi toute la créativité des développeurs pour repousser les frontières de ces mondes vidéoludiques. Encore aujourd’hui, le souvenir de Velvet et ses compagnons luttant contre le monde me reste en mémoire. Un titre qui sait comment bousculer les codes et nous donner l’impression de vivre une histoire comme rarement on en a vu. J’espère que vous apprécierez cette petite chronique pour vous parler de mon affect pour Tales of Berseria. Une œuvre qui me tient particulièrement à cœur et qui a su être une parenthèse tellement plaisante dans ma découverte de cette licence. Un récit qui nous montre aussi la force que peut avoir un scénario et des personnages nuancés qui sont loin d’être sans défauts, mais qui brillent justement par leur présence à la frontière entre bien et mal. N’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce jeu et aussi s’il y a d’autres titres que vous aimeriez que j’évoque dans le futur. Profitez bien de tout ce que l’univers vidéoludique a à offrir.

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