Fate-Apocrypha

Fate/Apocrypha tome 1 : le prélude d’une terrible guerre

J’avais déjà évoqué mon avis concernant les premiers épisodes de Fate/Apocrypha. Avec la sortie du premier tome de la version manga, édité chez Ototo, l’occasion est parfaite pour se replonger dans ce monde fantastique. Nous faisant voyager dans la vraie guerre du Saint Graal, cette première exploration met avant tout en place les différentes bases de l’histoire. Prenant place dans une version alternative de l’univers des Fate, ce nouveau récit apporte une vision différente du célèbre conflit entre les mages. Cet affrontement va atteindre une toute autre dimension et risque bien de chambouler à jamais le monde de la magie. Soyez prêt à invoquer votre meilleur servant pour faire face à cette guerre sans précédent.

Le Saint Graal réclame un nouvel affrontement

Fate-Apocrypha-servant

La cérémonie d’invocation atteint sa conclusion

Pour ceux ne connaissant pas l’univers des Fate, une petite introduction est nécessaire. Cette saga met en place un conflit qui oppose différentes familles de magiciens. En effet, chacun de ses groupes souhaite mettre la main sur un artefact légendaire, le Saint Graal. Ce dernier aurait le pouvoir d’exaucer n’importe quel vœu. Ainsi, pour décider qui aurait le droit d’utiliser cet objet, une sorte de compétition s’organise entre les différentes familles. Le Saint Graal choisi alors sept personnes chargées de s’affronter dans le but d’acquérir son pouvoir. Pour cela, chacun de ces élus doit faire appel à un servant, un héros de l’ancien temps pour lui venir en aide. Ces confrontations sanglantes, appelées guerre du Saint Graal, se répètent inlassablement.

Fate/Apocrypha, scénarisé par Higashide Yuichiro et dessiné par Ishida Akira, change grandement la vision que l’on a de ce conflit. Se passant dans un monde parallèle aux autres titres, l’affrontement prend une toute autre tournure. Cela fait maintenant plusieurs années que le Saint Graal a mystérieusement disparu. Un beau jour, l’Association des Mages reçoit un message d’un groupe intitulé Yggdmillenia qui prétend posséder l’artefact. De plus, celui-ci annonce sa séparation avec l’Association et sa fin imminente. En représailles, un groupe de cinquante mages d’élites est envoyé, mais seulement un survivant reviendra. Il semblerait que les servants aient déjà fait leur apparition. Une nouvelle guerre est sur le point d’éclater, surpassant toutes les précédentes. Cette vraie guerre du Saint Graal va faire couler le sang dans les deux camps.

Ce conflit va opposer deux forces qui vont tout faire pour décrocher la victoire. Pour la première fois dans l’histoire de cette éternelle lutte à mort, des magiciens vont devoir travailler de concert pour espérer l’emporter.

Les rouges contre les noirs

Les deux camps qui s’affrontent sont désignés comme les rouges et les noirs. Le premier groupe représente l’Association des mages, ce qui fait que les seconds sont ceux qui combattront au nom d’Yggdmillenia. La saga des Fate, outre son côté très action, tourne assez sur le côté stratégique. Fate/Apocrypha accentue davantage cet aspect que je trouve très intéressant. Tout d’abord, si à la base le conflit oppose sept magiciens, ici ce sont deux forces qui s’opposent. Telle une partie d’échecs, chacun de ses groupes avancent ses pions dans l’espoir de remporter la partie. Que ce soit les magiciens ou les servants, ils ne sont que des pièces qui tentent tant bien que mal de survivre. Cependant, s’ils semblent accepter l’avenir funeste qui se dessine au loin, il ne faut pas oublier que tous ces individus ont leurs propres motivations pour participer à cette guerre. Si du côté d’Yggdmillenia, les magiciens semblent assez unis malgré leur propre souhait, cela est différent du côté des rouges.

On ressent assez vite que l’alliance qui lie chacun des membres est assez fragile. S’ils semblent très différents, il y en a deux qui se hissent sur le devant de la scène. En premier, il s’agit de Kairi Shishigô, un nécromancien que l’Association décide d’employer pour combler ses rangs. Ce sorcier aux allures de baroudeur marque les esprits de par son physique qui ne correspond pas à l’image que l’on pourrait se faire d’un mage. Il sait aussi faire preuve d’une grande intelligence et se méfie autant de ses ennemis que de ses alliés. L’autre personnage énigmatique qui fait son entrée à la fin du tome est le prêtre Shirô Kotomine. Cet homme d’église qui participe à la guerre du Saint Graal semble bien cacher son jeu. Quelles sont les véritables motivations de tous ces mages ? Si la saga Fate nous a bien appris quelque chose, c’est que l’on ne peut faire confiance aux autres participants de cette lutte ancestrale.

Cependant, que serait un Fate sans la présence de ses combattants emblématiques. Les servants apportent un grand intérêt au récit et ce premier tome permet de découvrir rapidement le visage de ses figures emblématiques de l’Histoire.

Les servants font leur apparition

Fate-Apocrypha-Kairi

Un duo qui va faire des étincelles

La première chose qui frappe lorsque l’on commence à lire ce premier tome de Fate/Apocrypha est le nombre de ses personnages. Chaque série a toujours su apporter son lot de protagonistes emblématiques. Cependant, Apocrypha, de par son contexte différent, offre le plus grand casting qu’il m’ait été donné de voir dans la franchise. Si je connais l’identité de la plupart des servants de par l’anime, je laisserais le plaisir de découvrir leur identité à ceux qui préfère suivre le manga. Ces êtres invoqués par leur master ne sont autres que des célébrités historiques qui ont su marquer le monde de leur vivant. Cela peut être des individus ayant réellement existés ou des personnages mythologiques propre au folklore de certains pays. Ce premier tome sert avant tout à nous montrer ces êtres mythiques être ramené à la vie.

Même si l’on ne sait encore rien sur la plupart d’entre eux, ils marquent déjà les esprits. Cela est dû, dans un premier temps, aux dessins qui soulignent parfaitement le côté grandiose de ces servants. Le mystère qui les entoure permet d’accentuer l’attraction que l’on a pour eux. L’esprit du lecteur ne peut s’empêcher d’essayer de deviner l’identité de ces combattants. Le fait que l’on voit l’ensemble des servants faire leur entrée aussi rapidement est aussi une chose importante. En observant toutes ces figures emblématiques, on ne peut s’empêcher de se projeter dans le futur de la série. Sans même présenter un seul affrontement, le premier tome de Fate/Apocrypha fait déjà travailler notre imagination. On ne peut s’empêcher, en tant que lecteur, de commencer à faire des paris sur la suite de l’histoire. Qui l’emportera ? Quel servant se démarquera sur le champ de bataille ? C’est cela aussi la magie des Fate. Une série qui nous surprend et nous immerge totalement dans son récit.

Alors que dire de cette première excursion dans le monde de Fate/Apocrypha ? On peut dire qu’elle remplit son rôle d’une manière très habile en conquérant le lecteur avant même que la guerre ne débute réellement.

Fate/Apocrypha prépare la partie d’échecs

Ce premier volume accomplit parfaitement ce qu’il souhaite raconter. C’est-à-dire, présenter les différents protagonistes du récit tout en nous montrant les enjeux du conflit à venir. Les deux forces viennent tout juste de poser les pièces sur l’échiquier. Sans même offrir le moindre affrontement, on se laisse happé par cette histoire teinté d’une aura envoûtante. De plus, je tiens à souligner le travail fait par Ototo sur l’édition de ce tome. Outre des premières pages en couleurs, on retrouve durant notre lecture des fiches de personnages très bien pensée. Elles permettent de découvrir les origines ainsi que le mythe entourant les servants. Je reconnais que le rythme de l’histoire est un peu lent, mais cela a souvent été le cas dans la plupart des Fate. Cette franchise prend toujours le temps de poser des fondations solides pour ensuite nous offrir des affrontements dantesques et stratégiques.

Esprit Otaku vous recommande donc Fate/Apocrypha, que vous soyez un néophyte ou un vétéran de cet univers. Malgré le manque d’actions, ce tome n’en est pas moins intéressant et permet avant tout de s’imprégner du contexte ainsi que des différents protagonistes. Pour ma part, j’ai un petit faible pour le duo Kairi et Saber rouge. Sans oublier que ce conflit offre une nouveauté dans son fonctionnement avec la présence d’un dernier servant neutre intitulé Ruler. Cette femme, qui doit veiller au bon déroulement de cette guerre, risque bien d’avoir son lot de surprises. Quel sera le premier mouvement de chaque camp ? Quels seront les héros qui tomberont lors de cette confrontation pour le pouvoir ? Le plus fort n’est pas forcément celui que l’on croit. Les hostilités vont bientôt débuter dans cette guerre hors du commun. En attendant, il va falloir prendre son mal en patience.

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce premier tome de Fate/Apocrypha ? Quelles sont vos impressions concernant les servants présentés ? 🙂

© Higashide Yuichiro &  Ishida Akira / Kadokawa Shoten

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