Konosuba

Konosuba tome 1 et 2 : quand une réincarnation se passe mal

Alors que l’on est en plein été et que l’on a le droit à un climat des plus chaleureux pour profiter des vacances, on s’est dit que l’on allait aujourd’hui aborder une lecture qui donne le sourire. Un titre parfait pour cette période où l’on cherche à s’évader et à oublier les petits tracas du quotidien. Heureusement pour cela, on a trouvé le manga parfait pour répondre à nos attentes et il vient tout droit du catalogue de Meian. Il s’agit bien sûr de Konosuba dont les deux premiers volumes sont sortis simultanément. Cette licence est fortement connue pour offrir un univers à la fois délirant et surprenant à ceux qui osent s’aventurer au sein de ces pages. On a donc décidé de tenter l’expérience afin de voir si cet humour s’avérait aussi efficace qu’on pouvait l’imaginer. On ne va pas tergiverser très longtemps étant donné que l’on a grandement apprécié ce périple qui a su nous faire accrocher un sourire du début jusqu’à la fin. Un voyage unique en son genre porté par une galerie de personnages tout simplement incroyable. Le temps est donc venu de prendre son équipement et d’essayer d’entrer dans la légende !

Un accident unique

Konosuba - réincarnation

Le début d’une grande aventure.

Konosuba, imaginé par Natsume Akatsuki et dessiné par Masahito Watari, nous plonge dans une salle étrange où l’on fait la connaissance du jeune Kazuma Satô. Cet étudiant fan de jeux vidéo passait le plus clair de son temps enfermé dans sa chambre sans vouloir en sortir. Ce n’était pas par peur du monde extérieur, mais tout simplement parce qu’il préférait plonger dans ces mondes vidéoludiques que dans la vraie vie. Malheureusement, le destin peut parfois se montrer capricieux et effroyable. En effet, forcé de sortir de son antre, il va malencontreusement subir un accident de voiture qui va mettre un terme à son existence d’une manière fort surprenante. Cependant, ce trépas n’est en rien une fin en soi étant donné qu’il se retrouve propulsé dans cet étrange endroit où se tient une jeune fille devant lui. Cette dernière se présente sous le nom d’Aqua et prétend être une déesse qui permet aux âmes de défunts de se réincarner dans un autre monde. Même s’il a du mal à accepter cet état de fait, il finit par se laisser convaincre par les dires de son interlocutrice en imaginant déjà toutes les possibilités qui pourraient s’offrir à lui dans cette seconde existence. La divinité décide de l’envoyer vaincre le Roi Démon qui s’apprête à persécuter la population de cette autre dimension.

Bien déterminé à profiter de cela pour devenir un véritable héros, Kazuma accepte cette tâche sans vraiment savoir qu’il s’apprête à débuter une aventure bien loin de ce qu’il imaginait. Accompagné par Aqua qui, par un coup du sort et surtout une mauvaise décision, va se retrouver elle aussi dans cet autre univers. Ces deux jeunes aventuriers vont maintenant devoir s’adapter à leur nouvel environnement s’ils espèrent pouvoir vaincre leur adversaire et surtout réussir à subsister sur ces terres qui ne leur feront pas de cadeaux. Cependant, comment réussir cela lorsque l’on doit se coltiner une déesse qui n’en fait qu’à sa tête ainsi qu’une lolita dont le seul passe-temps est de tout faire exploser ? Notre héros en devenir va l’apprendre à ses dépens et c’est ainsi que va débuter un très long calvaire pour ce groupe qui va vivre des péripéties comme jamais aucun aventurier n’en a vécu. Au programme, combat contre des crapauds visqueux, maîtrise de compétences douteuses et réveil des troupes des ténèbres ne sont qu’une infime partie de ce qui les attend. Même subvenir à ses besoins primaires va devenir un calvaire pour ce garçon qui regrette déjà le cocon que lui offrait sa chambre. Voici donc l’histoire d’un aventurier de base dépité qui va devoir travailler comme tout le monde pour vivre.

Konosuba est à l’image de son synopsis. Un titre se voulant totalement barré et mettant en scène un décor propice à la consternation des acteurs qui vont jouer devant. On entre alors dans un environnement qui peut nous sembler familier, mais qui va être amené d’une façon que l’on n’imaginait même pas. Des fous rires garantis tout au long de cette aventure qui dénote complètement de tout ce que l’on a pu avoir l’habitude de lire auparavant. Un monde spécialement conçu pour nous faire sourire et devenir un véritable terrain de jeu pour le lecteur qui se délecte des mésaventures de cette équipe.

Un monde prévu pour nous faire rire

S’il y a bien un point sur lequel Konosuba parvient à se démarquer, c’est la manière avec laquelle il parvient à nous faire passer un bon moment. Bien loin des standards actuels concernant les isekai et les récits d’aventures, ce titre se veut avant tout humoristique. C’est en tout cas ce que l’on peut pleinement ressentir à travers ces deux volumes qui nous délivrent notre lot de fous rires. Ce qui est remarquable, c’est que tout est amené à faire rire sans que cela ne gêne le plaisir de la lecture. Cela va même jusqu’à prendre un cas très récurrent de ce genre d’oeuvre pour en faire une parodie qui marche à la perfection. Rien que l’accident que va avoir notre jeune héros est traité de manière à ce que cela soit ridicule et que l’on ait à la fois pitié de lui sans pour autant s’empêcher de pouffer de rire. On se retrouve alors propulsé dans une aventure qui enchaîne les situations délirantes, cocasses et les quiproquos. Si cela marche aussi bien, c’est déjà par une question de rythme, car l’ensemble des gags s’enchaînent avec aisance et l’on ne tombe jamais dans l’humour qui va être plus lourd qu’autre chose. En fait, on se rend très vite compte que l’ensemble de ce titre cherche à offrir un contraste totalement inverse des oeuvres qui utilisent le principe de réincarnation.

On peut aussi remercier pour cela la galerie de personnages incroyables que l’on va découvrir et qui nourrit pleinement ce divertissement. Entre la magicienne qui ne connaît qu’un sort et ne souhaite aucunement en utiliser un autre et la femme-chevalier qui adore prendre des coups à la place des autres, on se dit déjà que l’on est tombé sur un groupe hors du commun. Même notre protagoniste montre un visage presque gavé de cette expérience ce qui dénote totalement avec la joie que l’on pourrait ressentir à l’idée d’être plongé dans un monde médiéval-fantasy. Il y a donc sans cesse ce parti-pris de contrebalancer l’émerveillement de cet univers par son côté décalé, mais aussi par les réactions de ce jeune homme ayant connu un triste sort. Tout est sujet à plaisanterie, et même les divinités sont écrites avec dérision. On est donc clairement dans un titre qui ne souhaite pas se prendre la tête et qui y arrive à la perfection. Dès lors que l’on plonge dans cette lecture, on oublie tous nos petits tracas et l’on s’amuse en suivant les mésaventures de cette troupe qui essaye tant bien que mal de se faire un peu d’argent. Même l’envie de renommée de tout bon héros est ici jetée aux oubliettes afin de vraiment créer une ambiance unique à cette équipe qui n’en finit pas de nous surprendre.

Cependant, en plus de nous offrir une excellente distraction, Konosuba n’est pas uniquement caractérisé par cela. Bien au contraire, il y a aussi une volonté d’utiliser les codes du jeu vidéo, et plus principalement du RPG, pour les transformer et donner cette sensation d’assister autant à une aventure qu’à une partie. Un mélange qui marche à merveille et va surtout tirer toute sa saveur de la manière dont ces mécaniques sont amenées afin de créer une épopée unique en son genre. Un voyage qui nous donne le sourire et nous crée de formidables souvenirs.

Un traitement pertinent des codes du RPG

Konosuba - problème

Gros problème en approche.

Il est vrai que nombreux sont les titres à réussir à faire appel à l’univers du jeu vidéo et plus principalement du RPG pour enrichir leur narration et surtout la construction de leur univers. Cependant, là où Konosuba parvient à se démarquer, c’est dans la manière qu’il a de traiter ses codes que beaucoup connaissent. Déjà, on sent vraiment cette envie de transformer cet isekai en un immense jeu de rôle qui rappellera forcément des souvenirs à certains. Ainsi, on a bien sûr le droit à la montée de niveau, l’attribut des compétences et des classes, mais aussi les notions d’argent, de mana et bien d’autres qui évoquent toujours ces univers vidéoludiques que l’on a pu parcourir. C’est là que le récit va nous jouer un sacré tour étant donné que tout ce que l’on sait de ces mécaniques va être amené de manière à provoquer l’hilarité et à justement créer un fossé entre ce que l’on pensait qu’il allait se passer et ce que nos aventuriers font en vérité. Ils ont beau s’efforcer sans arrêt à faire des quêtes, ils n’arrivent jamais à accumuler de l’argent qui se retrouve rapidement dilapidé. Pareil pour les techniques qui nous offrent des utilisations aussi inattendues que farfelues et permettant de renforcer cette ambiance joviale, joyeuse et délirante.

Ce qui est aussi remarquable, c’est dans la manière que sont amenés les adversaires de ce monde. On ne parle pas ici de la faune locale qu’il faut terrasser pour monter en puissance. On évoque ici le fameux seigneur des ténèbres qui tentent d’étendre son pouvoir et qui déploie donc ses serviteurs. En expliquant cela, on a vraiment l’impression d’être dans un RPG lambda où il est nécessaire de sauver le royaume d’une terrible catastrophe. Un pitch de base que Konosuba va utiliser pour tromper notre vigilance et ainsi nous étonner une fois de plus par la tournure des événements. On est donc constamment dans cette volonté de nous raccrocher au jeu vidéo afin de mieux nous surprendre en utilisant ces codes, mais d’une façon que l’on n’aurait jamais imaginé. Un parti-pris qui marche parfaitement et nous pousse quasiment à chaque fois à pouffer de rire ou bien à sourire en voyant comment toutes ces connaissances sont renversés. C’est en amenant le manga à prendre ce chemin que l’auteur réussit à créer une aventure aussi grandiose qu’explosive où chacun de nos pas permet de découvrir un monde qui nous procure une immense joie. Un titre qui utilise un genre déjà vu à de maintes reprises, mais qui parvient justement à transformer ce classicisme pour l’amener vers de nouveaux horizons.

Konosuba est donc une épopée qui joue sur les apparences pour mieux nous piéger. On se retrouve alors sans le savoir dans une boucle sans fin où nos jeunes amis cherchent désespérément à se faire un nom, mais finissent par être rattrapé par leurs propres idioties ainsi que la bêtise propre à ce monde. Deux tomes qui auront parfaitement servi à nous faire prendre conscience du bienfait de cette lecture qui cherche tout simplement à nous divertir et qui y arrive avec un certain brio. Tout simplement une lecture qui donne le sourire.

Konosuba est un voyage extraordinaire

Si l’on connaissait déjà un peu la licence à travers la renommée qu’il y a eu autour de celle-ci, le fait de se lancer dans la lecture de Konosuba fut absolument unique. Bien loin des récits qui cherchent à nous captiver de par une intrigue finement ficelée et pleine de rebondissements, cette saga se veut avant tout amusante. Un souhaite qu’elle réalise à la perfection tant l’humour, les situations folles et les protagonistes totalement absurdes fonctionnent. En s’aventurant sur ces terres, on cherche avant tout à se relaxer et surtout à passer un bon moment en compagnie de cette troupe qui ne connaît que des mésaventures. Un divertissement au sens le plus littéral possible et qui nous permet, le temps de quelques minutes, de s’évader et aussi de rêver. En réalité, on a énormément de sympathie pour ces héros de troisième zone et qui nous manquent dès lors que l’on referme le volume. On ne peut alors s’empêcher de savoir quelles seront leurs prochaines péripéties. Rien qu’à l’idée d’avoir d’autres scènes aussi comiques que dans ces deux tomes suffit à nous faire sourire et à nous donner cette envie de se lancer dans la suite. Un manga qui fait du bien et dont l’auteur a encore largement de quoi faire pour laisser libre cours à son imagination.

C’est donc un très grand oui pour cette série qui a montré tout ce qu’il fallait pour nous plaire. Une preuve qu’il ne faut pas forcément un scénario grandiloquent pour capter l’attention du lecteur et surtout que l’on peut continuer à parler d’isekai sans pour autant ressembler aux autres. C’est justement cette volonté de transformer les codes du genre qui rend Konosuba aussi fantastique à suivre. Une parodie efficace et redoutable qui plaira à tous ceux qui souhaitent simplement s’évader et rire de bon coeur. Cela fait vraiment du bien de se lancer dans ce genre d’ouvrages dont le plus beau résultat est de faire apparaître un sourire sur le visage de ceux qui tournent ces pages. Une petite pépite qui peut vraiment se démarquer si elle continue de suivre cette route tracée à travers ces deux premières excursions. Bien évidemment, il est naturel que l’on reste avec de nombreuses questions après notre périple dans ces contrées. Est-ce qu’il est vraiment possible pour ce jeune homme de se défaire de son statut d’aventurier de base afin de monter au sommet ? Son équipe de bras cassés va-t-elle continuer à s’agrandir ? Que va faire le souverain démoniaque ? On est impatient de connaître la réponse à tout cela.

N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre propre avis ainsi que votre ressenti sur ces deux premiers volumes de Konosuba. Avez-vous apprécié l’humour omniprésent du titre ? Quel est votre personnage favori au sein de ce groupe loufoque ? Quels seront, à votre avis, les prochains défis que devront surmonter nos amis ? Qu’est-ce que vous aimeriez voir comme nouvel allié parmi eux ? Pensez-vous qu’il soit possible pour eux de devenir des héros de légende ? Qu’attendez-vous pour la suite de la licence ? On reste à votre disposition pour pouvoir échanger, discuter et débattre autour de ce sujet. 🙂

© 2014 Akatsuki Natsume / Watari Masahito, Fujimi Shobo

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