Goodbye my Rose Garden

Goodbye my Rose Garden tome 1 : chacun a son jardin privé

On peut le dire clairement, la semaine dernière fut d’une richesse incroyable en matière de nouvelles licences. Parmi tout ce beau petit monde, il y a des lectures qui nous ont marqués, d’autres qui nous ont touchés et certaines qui nous ont simplement divertit. C’est ce mélange de ressentis qui forge notre expérience de lecteur et fait que l’on parcourt ces divers mondes avec le sourire aux lèvres. Une infinité d’histoires pouvant nous raconter des choses incroyables et c’est exactement le cas pour le manga dont on va parler aujourd’hui. Nos pas vont nous guider au sein du catalogue de Komikku qui nous a délivré il y a quelques jours le premier tome de Goodbye my Rose Garden. Cette série nous avait fait de l’oeil dès son annonce et rien que de contempler sa couverture nous a tout de suite donné envie de nous plonger dedans. Cependant, on ne s’attendait pas du tout à faire face à un récit aussi fort émotionnellement parlant et véhiculant un combat de la plus grande importance. On espère donc que vous êtes prêts pour vous aventurer dans un jardin de roses aussi mystérieux que hypnotisant.

Une virée en Angleterre

Goodbye my Rose Garden-voyage

Un voyage d’une importance capitale.

Goodbye my Rose Garden, imaginé par Dr. pepperco, nous plonge au coeur de l’Angleterre en 1900. Une époque où les notions d’amour, de famille et de société s’entremêlent pour donner naissance à une cage dorée dont il est impossible de s’échapper. C’est sur ces terres que l’on fait la rencontre d’Hanako. Cette jeune japonaise a décidé de traverser l’océan dans l’unique but de pouvoir rencontrer son auteur préféré. Répondant au nom de Victor Franks, cet individu s’avère être un véritable mystère même pour ses fans les plus acharnés. Seules certaines personnalités du monde de l’édition connaissent son visage et ils préfèrent tous garder le secret. Malgré cela, la demoiselle est bien déterminée à pouvoir saluer cette personne qui lui a tant apporté de par ses écrits et ainsi lui faire lire le roman qu’elle a imaginé. Malheureusement, sa persévérance et son insistance ne vont servir à rien face à ce secret très bien gardé. Personne ne souhaite dévoiler l’identité de cet écrivain de renom et elle va même être chassé par les gens de la maison d’édition. Totalement perdue et sans le moindre endroit où aller, la jeune fille ne sait vraiment plus quoi faire. Après tout ce chemin traversé, la voilà qui se frotte à un mur semblant interminable et qui l’empêche d’exaucer son plus grand rêve.

Heureusement pour elle, ses agissements vont attirer l’attention d’une noble du nom d’Alice. Cette fille de bonne famille va grandement s’intéresser à cette jeune fille venue de très loin et va lui demander d’entrer à son service. Une occasion en or pour Hanako de pouvoir rester dans ce pays et ainsi espérer avoir l’occasion de pouvoir un jour tomber sur cet écrivain de l’ombre. C’est ainsi qu’elle devient la nouvelle femme de chambre d’Alice qui est considérée comme un véritable petit ange par l’ensemble du personnel du domaine. Très vite, la japonaise va s’attacher à sa maîtresse, mais elle va aussi entrevoir quelque chose en elle. Derrière cette bienveillance, son sourire et son attitude noble semblent se dissimuler une profonde tristesse. Y aurait-il donc une raison particulière pour avoir engagé cette inconnue ? Hanako va alors se rendre compte qu’elle vient d’entrer dans un monde où les apparences sont bien plus importantes que les sentiments et où le moindre écart peut transformer une existence en un véritable cauchemar. La question est maintenant de savoir si elle va pouvoir apporter de la joie et aussi un peu de liberté dans le coeur de cette noble dame dont la vie est entourée de ronces. C’est maintenant une longue bataille qui débute contre des conventions qui n’acceptent pas que l’on sorte des sentiers battus.

Goodbye my Rose Garden parvient à tirer tout ce qu’il faut de ce contexte pour que cette histoire prenne une tournure aussi captivante que pertinente dans ses propos. Une virée au sein d’une société qui ne tolère pas la différence et dont les normes strictes peuvent détruire des vies. Une lecture tournant autour de sujets cruciaux comme l’amour, l’acceptation de soi et la peur du regard des autres. Une série dont le premier tome nous envoûte de par sa douceur froide où les sourires peuvent cacher de terribles souffrances et où chaque jour devient un combat acharné.

Aimer sans être jugé

L’amour est un sujet ayant inspiré de nombreux auteurs et artistes au fil des siècles. On a déjà eu le droit à cette émotion traitée de multiples façons, mais force est de reconnaître que Goodbye my Rose Garden parvient à frapper fort sur ce sujet. En réalité, le fait d’aimer dans ce premier volume est avant tout un tremplin pour aborder un sujet encore plus grand qui est le fait de craindre le regard des autres de par un attachement qui va à l’encontre des règles de bienséance. De plus, ce récit se place dans un contexte historique et prend donc en considération une société qui misait avant tout sur les alliances entre familles, la renommée et surtout la prestance. C’est donc à travers tout un pan de cette organisation que l’on est témoin de la détresse que cela peut créer chez certains. Le fait de ne pas pouvoir être libre dans sa manière d’être peut se transformer en un véritable poison qui gangrène un peu plus le corps d’une personne. La joie et le bonheur s’envole alors ne laissant plus qu’une coquille vide faisant de son mieux pour être présentable en public. Ce constat est parfaitement retranscrit dans ce premier contact qui nous met vraiment la boule aux ventres, car tout est fait d’une manière aussi poétique que tragique. Même le fait que nos deux protagonistes aiment lire sert à nourrir le sujet de base de manière aussi convaincante que réfléchie.

On a ainsi deux points de vues qui s’affrontent entre Hanako qui souhaite montrer qu’elle peut avoir sa place dans ce monde et Alice qui a perdu tout espoir. D’un côté, on a une jeune demoiselle qui a su trouver sa voie de par ces ouvrages tandis que de l’autre on a une aristocrate étouffée par les mondanités et le regard d’autrui dont la seule évasion possible se trouve au sein de ces lignes. Une dualité qui n’est pas là pour opposer deux points de vues, mais bel et bien pour mieux comprendre l’environnement dans lequel chacune de ces jeunes filles a évolué. Plus on avance dans le manga et plus on a la gorge serré en comprenant ce qu’il se passe, les messages cachés derrière chaque envolée littéraire ou tout simplement ce que peut dire un regard perdu au loin. Plus que l’amour, c’est avant tout une quête de liberté que nous dépeint cette oeuvre qui souhaite démontrer que les règles, les coutumes, mais aussi le regard des autres peuvent devenir des geôles qui ont pour unique but de nous emprisonner des années durant. L’auteur a parfaitement su retranscrire tout cela de par les quelques personnages que l’on rencontre et ce duo qui attire en seulement quelques instants notre sympathie. Un attachement qui ne rend qu’encore plus déchirant le reste de cette lecture qui sait comment nous émouvoir.

En réalité, cette introduction s’avère d’une richesse incroyable sans que cela dénature le rythme du récit. Goodbye my Rose Garden évoque tout un tas de problèmes de société qui peuvent autant jouer sur le bonheur des gens que sur leur sentiment d’être emprisonné. Cette licence se présente donc comme une éternelle lutte pour se défaire de ces chaînes qui condamnent tout simplement le bonheur à certains. On ne peut alors qu’avoir une profonde empathie pour cette demoiselle qui ne trouve qu’un peu de réconfort dans ces livres lui permettant d’échapper à son triste sort.

Goodbye my Rose Garden dévoile ses pétales

Goodbye my Rose Garden-alice

Une rencontre qui va tout changer.

En nous lançant dans Goodbye my Rose Garden, on ne s’attendait pas du tout à prendre une telle claque. Véritable ascenseur émotionnel, cette introduction ne laisse absolument rien au hasard. Tout est maîtrisé pour que l’on puisse vraiment se sentir proche de ces deux demoiselles et surtout s’inquiéter de leur avenir. Cependant, ce qui fait l’incroyable puissance de cette première virée réside dans le traitement des multiples thématiques abordées. On a sans cesse l’impression que le manga aborde tout un tas de sujets sans que jamais il ne perde le lecteur. Bien au contraire, cette diversité dans les messages véhiculés s’assemblent à la perfection pour venir sublimer le thème principal de la série. On est donc alors complètement captivé par les rebondissements que l’on observe, les relations entre les acteurs et actrices de cette pièce et surtout la magnifique prestation des deux rôles principaux. Pas une seule seconde on n’a senti une forme d’ennui ou même de détachement par rapport à ce qu’il se passait devant nos yeux. En un claquement de doigts, le lecteur se retrouve impliqué dans cette intrigue et surtout sur ce que cela pourrait déboucher. Une fresque sombre où une petite lueur s’est invitée pour essayer de sauver celle qui lui a permis d’espérer aussi. Une ode à l’acceptation de soi, à la liberté et à ce très beau sentiment qu’est l’amour.

Comme on l’a dit précédemment, on a vraiment été surpris en se lançant dans cette série qui a pris un chemin que l’on n’attendait pas du tout. Une bien belle lecture qui s’est largement transformée en un immense coup de coeur que l’on recommande chaudement. Si vous souhaitez découvrir une série véhiculant des valeurs fortes ou tout simplement une histoire prônant la liberté d’être tel que l’on est alors vous devriez être conquis par Goodbye my Rose Garden. Outre cela, il faut aussi souligner le dessin qui, en plus d’être sublime, parvient avec une aisance déconcertante à retranscrire toutes ces émotions qui peuvent animer quelqu’un. Le temps de quelques minutes, on a la sensation d’être dans ce domaine où une japonaise va tout faire pour aider une anglaise à retrouver le bonheur. Bien évidemment, qui dit fin de lecture dit aussi de multiples questions nourrissant notre curiosité pour la suite. Est-il vraiment possible de se défaire des principes propres à cette société basée sur l’image ? Alice va-t-elle finalement transformer les ronces qui l’entourent en un jardin radieux ? Hanako pourra-t-elle contribuer à cela ? Quel avenir attend ce duo ? On est impatient de se jeter sur le prochain tome de cette saga prometteuse.

N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre propre avis ainsi que votre ressenti concernant ce premier volume de Goodbye my Rose Garden. Trouvez-vous que le sujet traité est parfaitement amené ? Avez-vous eu une profonde sympathie pour le duo que l’on suit ? Pensez-vous que ce récit puisse trouver une conclusion heureuse ? Croyez-vous que notre chère Alice parviendra à s’épanouir et à obtenir cette liberté qu’elle chérit tant ? A votre avis, sa domestique lui apportera-t-elle le soutien nécessaire ? Qu’attendez-vous pour la suite de la licence ? On reste à votre disposition pour pouvoir échanger, discuter et débattre autour de ce sujet. 🙂

© 2018 Dokuta Pepako, MAG Garden

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