Ichi the Witch-T1-&-2-2

Ichi the Witch T1 & 2

S’il y a bien un titre qui était très attendu en 2026 et qui a su être très présent sur le devant de la scène depuis son annonce, c’est bel et bien Ichi the Witch chez Ki-oon. La nouvelle pépite de chez Shueisha a de quoi séduire, il faut dire. Avec des ventes remarquables au Japon et une renommée qui séduit de plus en plus de monde à travers le globe, la série a su fédérer. En plus de ça, on a le droit à deux artistes de talent derrière avec Osamu Nishi au scénario (autrice d’Iruma à l’école des démons) et Shiro Usazaki au dessin (dessinatrice d’Act-Age). Un tandem de choc qui donne clairement envie de voir ce que ces deux talentueuses mangakas peuvent nous proposer ensemble. Pour ma part, j’ai fait un maximum pour garder la surprise jusqu’à la sortie des tomes. Je n’ai même pas lu en version numérique via Manga Nova et c’est donc en ne sachant pas du tout où je m’engageais que je me suis lancé dans cette nouvelle aventure. Et que dire si ce n’est que j’ai été totalement subjugué par cette histoire. Mais il est important de savoir en quoi cette petite pépite vaut le coup d’œil. En effet, il y a beaucoup à dire et je ne vais pas perdre un seul instant pour vous en parler. Préparez-vous à traquer des sorts en compagnie d’un jeune homme pour qui la chasse est un mode de vie.

Le chasseur et sa proie

Dès que l’on pose les yeux sur les quelques lignes de ce résumé, on comprend que Ichi the Witch s’annonce comme une aventure assez grandiose. Mais surtout, on sent une certaine originalité dans ce synopsis alors que l’on est pourtant sur un thème assez récurrent quand on parle de sorcières. C’est là que l’on voit le talent de nos deux mangakas pour réussir à prendre quelque chose d’aussi connu pour réussir à dessiner tout autour une toile exaltante où l’on va assister à des batailles aussi intenses qu’ingénieuses contre des sorts personnifiés. Et tout ça n’est qu’une petite partie de ce que cette histoire nous raconte.

La loi de la mort pour la mort

Il y a beaucoup à dire concernant Ichi the Witch et je vais commencer par évoquer l’univers mis en place. Si l’on a déjà eu le droit à de multiples histoires mettant en scène des sorcières, ici on nous dépeint une approche originale de leur quête. En effet, elles sont le rempart contre la menace majiks qui est, à mes yeux, une excellente preuve de la créativité dont fait preuve l’œuvre. Tout le système qui va être créé autour de ces ennemis est fantastique étant donné que l’on est face à des sortilèges incarnés qui vont faire des ravages parmi la population. Le seul moyen de les arrêter et de réussir l’épreuve personnelle à chacune de ces créatures pour ainsi le dompter. De base, cela permet de créer énormément de face-à-face différents et ingénieux. Si le récit réussit à nous offrir des scènes spectaculaires à travers les scènes d’action proposées, magnifiquement mises en scène par le trait de Shiro Usazaki, on va aussi être emporté par le fait qu’il y a toujours une grande part de stratégie pour répondre aux conditions du duel. Une grande diversité laissant présager énormément de possibilités à chaque adversaire rencontré surtout qu’on nous dit qu’il y a une longue liste de majiks. Mais au-delà de cette originalité, ce qui fait l’une des principales forces du manga, à mon sens, réside dans les personnages que l’on va suivre. En seulement quelques pages, on va nous présenter des protagonistes qui vont crever l’écran.

Il suffit de voir la sorcière Desscaras, l’une des plus talentueuses qui soit, mais qui va nous faire mourir de rire par son égo surdimensionné et son envie que l’on vante ses talents. Mais surtout, il y a Ichi qui va être au centre de cette histoire. Dans un monde où la magie est propre aux femmes, ce jeune homme va devenir l’exception qui confirme la règle suite à son combat contre Uroro. Mais ce qui est vraiment intéressant avec ce protagoniste n’est pas ce qu’il devient, mais sa manière de penser. Vivant depuis son enfance dans la nature, il a dû apprendre à survivre par ses propres moyens. Il s’agissait de tuer ou d’être tué et est devenu un chasseur remarquable. Et ce qui est vraiment fascinant, c’est que même en devenant capable d’utiliser la magie, il ne va jamais se défaire de cette philosophie qui est de s’attaquer à ceux qui dégagent une envie de meurtre. Sa capacité d’adaptation, sa perception de son opposant et son appréhension de l’environnement sont ses meilleurs atouts face à des ennemis qui ne sont pas habitués à être pourchassés par un être qui ne les voit pas comme des entités magiques, mais comme des proies. Cela donne une toute autre approche de cette lutte entre les deux camps tout en donnant à la fois un remarquable charisme à Ichi tout en donnant des sueurs froides quand il décide de prendre les choses au sérieux. Car oui, c’est un personnage assez difficile à cerner tant il peut nous faire rire durant plusieurs pages pour ensuite nous glacer le sang quand il se met à traquer sa cible. Un protagoniste qui va réussir à trouver parfaitement sa place et surtout à bouleverser rapidement les fondements de cette société.

Je comprends totalement pourquoi Ichi the Witch arrive autant à séduire. Il faut dire qu’à travers ces deux premiers volumes, le manga réussit déjà à poser les bases d’un univers aussi enchanteur que prometteur. J’adore le concept imaginé autour des majiks et la manière de les affronter. Cela amène une autre dimension à cette bataille qu’un simple rapport de puissance. Il faut être stratège, réfléchi, mais surtout savoir s’adapter à l’adversaire en face. C’est très bien trouvé tout en ayant une justesse de ton permettant de rire de bon cœur quand c’est voulu et en prendre plein les yeux dès que les choses sérieuses commencent.

Ichi the Witch ne laisse aucun répit

J’ai abordé quelques points forts ici, mais j’aurais pu m’étaler pendant encore des heures sur le sujet tant Ichi the Witch a beaucoup de qualités et nous offre de belles promesses. Parce que j’ai évoqué l’univers et les personnages, mais j’aurais très bien pu parler du remarquable équilibre trouvé entre humour, action et réflexion sur l’apparition d’un tel personnage dans cette société. De même, les thèmes abordés à travers le regard d’Ichi sont captivants et pourraient totalement faire l’objet d’une chronique à part entière. Tout ça pour vous dire que oui, ce manga est attendu et je comprends totalement pourquoi. On voit tout de suite le potentiel qui se dégage de cette aventure et ça fait un bien fou d’avoir une épopée aussi grandiose qui nous happe d’entrée de jeu. Et que ce soit dans le scénario ou bien dans le dessin, le fond et la forme s’associent parfaitement pour donner une toile splendide où notre regard se pose sur chaque détail. En fait, une fois que l’on plonge dans cet univers, il est très difficile d’en ressortir tant il y a de choses à voir. On en veut plus et cela montre l’efficacité du récit qui arrive à apporter une touche d’originalité, un vent de fraîcheur et surtout un divertissement diablement efficace. Une découverte qui fait du bien et qui arrive autant à nous donner le sourire qu’à nous mettre des étoiles plein les yeux à travers le talent de ces deux artistes pour créer un monde magique. Le début d’une grande et impressionnante épopée !

C’est donc un énorme coup de cœur que j’ai eu pour ces deux premiers volumes de Ichi the Witch. D’ailleurs, c’est une bonne chose d’avoir sorti simultanément les deux tomes afin de s’imprégner pleinement de ce récit et de tout ce qui le rend si unique. De même, si on peut avoir l’impression qu’il n’y a pas encore de fil rouge si ce n’est cette guerre contre les majiks, cela n’entache à rien l’expérience vécue. Au contraire, tout comme Ichi, on a l’impression de voir notre monde s’élargir à présent que l’on sort de cette forêt. Ce qui fait que l’on va avant tout savourer toutes ces découvertes qui vont parsemer ce voyage tout comme ces ennemis qui vont parfois être terrifiants et certains amusants. Une œuvre qui commence tout juste à écrire sa légende, mais qui peut déjà compter sur des bases plus que solides. Une alchimie entre nos deux mangakas qui se ressent totalement au sein de cette œuvre conjointe. Si vous cherchez une pépite du genre et avec un potentiel remarquable alors n’hésitez pas à découvrir la série. A présent, il est temps d’évoquer les quelques questions que j’ai en tête pour l’avenir de nos protagonistes. Est-ce qu’Ichi va finalement être accepté par cette société de par son statut unique ? Va-t-il tomber sur une proie beaucoup trop difficile à attraper ? Est-ce que l’on va en apprendre plus sur l’origine des majiks et les raisons qui peuvent les pousser à tourmenter les humains ? Que donneront les prochaines rencontres entre notre héros et ses nouvelles consœurs ? Je signe direct pour la suite en tout cas.

N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre propre avis ainsi que votre ressenti concernant ces deux premiers volumes de Ichi the Witch. Trouvez-vous que le manga a un énorme potentiel par rapport à son univers ? Le titre est-il, selon vous, une très belle démonstration d’écriture et de mise en scène à travers ce conflit entre sorcières et majiks ? Est-ce que notre protagoniste a su retenir votre attention de par sa perception de cette traque à l’égard de ces sorts vivants ? Est-ce que vous avez le sentiment que cette histoire mêle habilement humour, action et divertissement ? Qu’attendez-vous pour la suite de la licence ? Je reste à votre disposition pour échanger, discuter et débattre autour de ce sujet.

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