La vie d’un Farmer #01 : City Hunter
C’est un tout nouveau rendez-vous que je vous propose aujourd’hui et qui s’axera sur le gaming afin de vous parler de plusieurs jeux vidéo que j’aurais fait. Cela fait un moment que j’avais envie de vous proposer ce genre d’articles et je me suis dit qu’il fallait maintenant sauter le pas. Et pour bien commencer, je vais pouvoir faire la jonction avec l’univers manga et anime, car notre sujet du jour concernera le jeu City Hunter qui est sorti le 25 février en dématérialisé tandis que les éditions physiques sortiront le 13 septembre prochain. J’ai pu découvrir ce portage remastérisé de l’unique jeu se basant sur l’univers de City Hunter paru initialement en 1990 sur PC Engine. Je remercie par ailleurs Red Art Games qui m’a permis de découvrir ce titre afin que je puisse vous en parler. Une expérience rétro qui a su proposer pas mal de choses intéressantes que je vais traiter ici notamment dans les améliorations et bonus apportés autour de cette aventure. Après plusieurs heures sur le jeu, avoir testé les différents modes et à un trophée du platine, il est temps de vous parler de cette aventure vidéoludique mettant en scène l’étalon de Shinjuku.
Un vestige dépoussiéré
Comme évoqué en introduction, le jeu City Hunter est la seule aventure vidéoludique officielle se déroulant dans l’univers de la célèbre série. Sortie initialement sur PC Engine en 1990, il est important de remettre dans le contexte de l’époque tant nous sommes face à une œuvre qui se veut avant tout à destination des rétrogamers et fan de la licence. On est donc sur un jeu d’action en scrolling horizontal où l’on va devoir enchaîner quelques missions pour arriver au bout. En compagnie de Ryo Saeba, on va parcourir des lieux labyrinthiques dans l’espoir de trouver tous les éléments qui nous permettront d’accéder au boss de fin de niveau. Pour faire face aux hordes d’ennemis, on pourra compter sur le partenaire de longue date de notre protagoniste : son Colt Python. 357. Autant le dire tout de suite, nous sommes sur une épopée rétro qui se présente, en tout cas à mes yeux, comme une manière d’amener cette œuvre à un plus large public tout en lui offrant une seconde vie. Une manière de faire perdurer ce petit bout du patrimoine vidéoludique faisant le lien entre gaming, anime et manga. C’est pour ça qu’en soit, le jeu en lui-même reste assez simple dans sa prise en main et même son déroulé. Un retour en arrière qui pourra déboussoler les plus habitués aux productions actuelles, mais qui offrira quelques heures de doux souvenirs pour certains qui ont grandi à cette époque où l’on s’éclatait tout simplement sur ce type de jeu.
Ce qui est vital d’analyser surtout, c’est le travail qui a été fourni pour dépoussiérer cette œuvre et là-dessus, force est de reconnaître qu’il y a énormément de choses qui ont été proposées. Tout d’abord, on a le droit à notre lot de nouvelles fonctionnalités permettant de faciliter la prise en main et d’avancer plus aisément dans ces niveaux parfois difficiles. D’une simple pression sur une gâchette et on peut remonter le temps pour éviter une mort probable. Pareil pour l’ajout de save states qui permettent de préparer au mieux chaque run et de ne pas buter contre un mur. On sent, tout au long de cette aventure, l’envie de créer une expérience qui combine habilement le matériau d’origine et une touche plus moderne. Cela se voit aisément dans les correctifs proposés ou même dans les différents ajouts pouvant autant nous plonger dans les conditions de l’époque qu’un enrobage plus actuel. Et en parlant de ça, je me dois aussi de vous parler de ce qui est, pour moi, l’une des plus grosses parties de ce portage. Je parle ici des trois modes de jeu proposés qui ont tous leur intérêt pour pleinement profiter de cette épopée. J’ai commencé mon épopée à travers la version améliorée qui profite de tous les ajouts cités plus haut. Parfait pour découvrir le jeu et faire les différents niveaux sans que cela ne soit trop punitif. Si l’on reste ancré dans l’expérience de l’époque, les améliorations sont notables et permettent d’avancer sans avoir de murs infranchissables ou de devoir s’y reprendre à plusieurs fois. Et même si on peut se sentir un peu perdu au départ du fait que l’on n’a pas d’indication où aller, cela nous pousse finalement à tout fouiller pour ainsi découvrir tout ce qui se cache dans chaque niveau. On enchaîne les missions et les boss (petite astuce, il y a une arme à débloquer dans le premier niveau qui aide beaucoup pour la suite ^^) et l’on savoure tranquillement cette affaire surprenante en compagnie de nos personnages emblématiques.
Après avoir fini cette première session, je me suis tout de suite lancé dans le mode difficile et on sent déjà une grosse différence. Si toutes les features sont bien là pour permettre de progresser plus facilement, c’est une toute nouvelle expérience que l’on vit. Les ennemis et les objets sont à des lieux différents tandis que l’on ne peut se soigner qu’une fois ce qui implique d’être encore plus juste dans chaque action. Mais surtout, il y a pas mal de petites surprises qui rendent le challenge encore plus complexe, mais aussi plus satisfaisant à relever. Je ne suis plus très loin de la fin de cette run et je compte bien tout faire pour obtenir le platine ! Mais le principal est de noter qu’il ne s’agit pas uniquement d’une hausse de la difficulté, mais bel et bien d’une toute autre découverte du jeu. On découvre constamment de nouvelles choses. A la fois relevé et grisant, ce défi donne envie de se surpasser surtout que l’on a tout de même accès aux fameuses features permettant de progresser petit bout par petit bout.
Pour finir, il y a la version d’origine qui est disponible et qui permet de clore la boucle de la plus belle façon qui soit. L’occasion de découvrir cette épopée de notre cher City Hunter comme elle a vu le jour en 1990. Et même si cela peut sonner comme juste une troisième run dans les mêmes décors, le ressenti n’est plus le même. Ainsi, en un seul jeu, on a trois visions possibles offrant chacune ses propres émotions.

City Hunter ou Nicky Larson ?
Si j’ai pu évoquer plus haut tout ce qui touche au gameplay et ajouts de ce portage, il est aussi important de voir l’autre facette de City Hunter au-delà de l’aspect vidéoludique. En effet, la licence est un monument de la culture japonaise. Que ce soit par le manga de Tsukasa Hojo ou bien son adaptation anime, il y a une aura autour de cette licence qui ne faiblit pas même après toutes ces années. Et en France, le phénomène fut aussi important avec, notamment, le doublage VF de l’époque et toute la mythologie qui s’est construite autour de Nicky Larson. Pourquoi je parle de ça ? Tout simplement parce que cette version remasterisée du jeu est aussi un très beau cadeau fait aux fans du nettoyeur de Shinjuku. Dès l’instant que l’on arrive dans le menu, on est emporté par cette musique si emblématique. Avant même de lancer une partie, je me suis éclaté à me perdre dans les menus pour découvrir tous les éléments ajoutés. La section bonus, par exemple, est riche en surprises avec une représentation 3D de la boîte du jeu de l’époque ainsi que le manuel intégré. Sans oublier la partie jukebox mettant en scène certains morceaux emblématiques de l’anime et d’autres compositions du jeu. Et pour finir, une galerie particulièrement bien fournie avec tout un tas d’illustrations provenant de l’anime. Tout ça est un véritable plus pour les fans de City Hunter qui auront forcément un petit pincement au cœur en écoutant “Get Wild” ou en revoyant tous ces visuels.
Comme si cela ne suffisait pas, il y a aussi eu un travail remarquable qui fut effectué pour proposer non seulement une version fidèle à City Hunter, mais aussi à la mythique traduction française de Nicky Larson. Même s’il est vrai que cela pouvait paraître assez comique à l’époque, il faut comprendre que le doublage FR et la retranscription qui fut faite via l’anime en français sont devenus cultes pour beaucoup. Ce qui fait que cet ajout, loin d’être anecdotique, offre un voyage dans le temps à cette époque où l’on découvrait pour la première fois les aventures de ce dragueur invétéré et tireur hors pair. Ce que j’évoque ici pourrait paraître n’être que du “bonus” qui n’ajoute pas grand-chose au jeu en lui-même. Pourtant, je trouve que c’est finalement en parfaite adéquation avec ce que représente ce portage. Nous sommes avant tout face à une lettre d’amour à City Hunter, notamment son anime, qui a bercé la jeunesse de tant de spectateurs. Un classique, que ce soit dans sa version originale ou française, où ces deux facettes vont parfaitement cohabiter à travers ce rapprochement. D’ailleurs, n’hésitez pas à découvrir le travail de Myrukyr qui a été chargé de la version française “Nicky Larson”. Je trouve que dès la première minute où on lance le jeu jusqu’au moment où l’on clôture le titre, il y a un boulot fou qui a été abattu pour créer une identité collant à l’œuvre. Cela s’exprime par tous ces petits détails qui peuvent paraître anodins, mais qui accentuent l’immersion et le bonheur ressenti.

Un cadeau pour les fans
Oui, on peut facilement faire le tour de l’aventure vidéoludique qu’est ce jeu City Hunter. Pourtant, il est nécessaire de voir le titre pour ce qu’il est et surtout ce qu’il offre à côté. En fait, avec l’arrivée de cette œuvre rétro sur le marché français, c’est surtout un petit plaisir qui est fait pour les fans de la première heure et ceux qui veulent un petit coup de nostalgie. Si le jeu en lui-même n’est pas forcément le plus riche, il est loin d’être le moins plaisant à jouer. En fait, il est ancré dans cette époque où ce type de titres était fréquent, sans pour autant être aseptisé. Au contraire, on voit le travail de Sunsoft à l’époque pour coller au mieux à l’identité et l’âme de la série. On est sur un scénario inédit qui va surtout correspondre au côté parfois farfelu et exagéré de la saga. On prend plaisir à retrouver certains visages connus et à explorer ces divers niveaux en utilisant les diverses armes que l’on va gagner sur notre chemin. Pareil pour les ajouts et bonus qui amènent une vraie plus-value à ce portage. Il ne s’agit pas uniquement d’apprécier ici un jeu vidéo, mais un nouvel objet de collection pour tous les fans de la célèbre série de Tsukasa Hojo. Et c’est justement en s’attardant sur tous ces suppléments que l’on remarque plusieurs choses touchantes. On voit que c’était un souhait important que de réussir à ramener ce qui est l’unique jeu officiel autour de l’anime City Hunter. Et en plus de ça, il ne s’agissait pas juste de délivrer un lifting, mais d’amener des éléments qui vont réveiller de précieux souvenirs. Et pour ça, je trouve que cette version vaut le détour si vous êtes fan de la licence ou bien un collectionneur rétrogaming. Le simple fait d’avoir réussi à apporter à la fois la traduction initiale de City Hunter et celle de Nicky Larson est géniale. En alternant, c’est comme si on changeait d’ambiance. On retourne en enfance et c’est ça aussi l’essence du jeu rétro et de ce genre d’initiative.
Pour ma part, même si j’ai pu facilement plier l’histoire en quelques heures et essayer les divers modes, je n’ai pas boudé mon plaisir. Tout simplement parce que j’ai été touché par ce que représente cette expérience. Une ode à cette série qui, que l’on soit fan de l’original ou de la version française, saura toucher en plein cœur même si ce n’est que pendant quelques instants. Et c’est comme ça, à mon sens, qu’il faut vraiment prendre ce portage qui permet de faire vivre un titre qui a fait partie du paysage vidéoludique japonais encore aujourd’hui.
Et vous, avez-vous testé le jeu ? Etes-vous tenté par celui-ci ? Pensez-vous qu’il s’agirait d’un beau cadeau pour un amateur de Nicky Larson / City Hunter ? Trouvez-vous cette proposition pertinente pour permettre à d’anciens titres de retrouver un second souffle ? J’espère en tout cas que ce nouveau rendez-vous vous plaira ! Il se fera au gré de mes découvertes et n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
Pour rappel, le jeu est déjà disponible en édition numérique et trois versions physiques arriveront dès le 17 septembre allant d’une édition standard à des exemplaires collectors avec de beaux petits goodies.
Vous pouvez retrouver l’ensemble de ces offres sur Red Art Games.

