Road to Platine – août 2026
Que l’année passe vite étant donné que l’on arrive déjà à la fin de l’été. Et vous savez ce que ça veut dire. Qui dit fin du mois dit bien sûr un nouveau numéro de “Road to Platine”. Je dois dire que août aura été, pour moi, l’occasion de m’occuper d’énormément de titres au sein de mon backlog. Qu’ils s’agissent de nouveautés ou bien de titres un peu plus anciens, j’ai eu de quoi m’occuper ces dernières semaines. Un vrai petit plaisir que de parcourir tous ces univers enchanteurs et ainsi m’émerveiller un peu plus à travers ce médium que j’apprécie tant. Comme d’habitude, je ne parle ici que des jeux que j’ai platiné. Une manière de mettre en avant des titres autant par leurs qualités respectives que le challenge qu’ils peuvent proposer. Et je dois dire que même si je ne suis pas tombé sur des aventures vraiment difficiles, j’ai tout de même eu quelques moments de résistance pour obtenir le fameux trophée ultime. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de ce type de challenge et qui me donne aussi envie de découvrir toujours plus d’épopées en tout genre. On est donc parti pour ce petit tour d’horizon.
Lost in Play

On commence tout de suite avec un titre qui fut une totale découverte en moi. C’est justement là que je suis content d’avoir lancé mon bingo de jeux, car cela permet à tous de me proposer des jeux que je n’ai pas l’habitude de faire et qui, pourtant, peuvent se présenter comme d’excellentes surprises. Ce fut exactement mon cas avec Lost in Play que j’ai fait le temps d’un week-end. Une aventure qui n’est pas très longue, mais qui offre une véritable bouffée d’air frais. Avec son esthétique donnant l’impression d’être face à un vrai dessin animé et faisant fi de toute parole, tout s’exprime avant tout par le visuel et l’univers présenté. Dans la peau d’un frère et d’une sœur qui décident de jouer le temps d’une journée, on va plonger dans leur imagination débordante. On enchaîne alors les différents niveaux qui se présentent comme une succession d’énigmes, de défis et de mini-jeux où l’on doit surtout faire appel à notre esprit de déduction. Et ça a totalement fonctionné sur moi. J’ai adoré tenter plein de choses pour obtenir un nouvel objet me permettant de progresser. L’humour m’a aussi conquis et permet d’offrir une histoire aussi légère qu’envoûtante en compagnie de cette touchante fratrie. Il y a presque un côté point and click qui m’a donné le sentiment de replonger dans certains classiques du genre. Surtout qu’il y a quelques passages pouvant se montrer retors, mais sans pour autant que ce soit frustrant. Au contraire, je trouve que l’équipe derrière a su trouver le parfait équilibre pour nous challenger tout en proposant des obstacles qui sont logiques tout en étant en adéquation avec ces environnements fantastiques.
Et au-delà de ça, j’ai aussi beaucoup apprécié les thématiques abordées tout au long de cette petite épopée. On y parle avec brio de la famille, du lien qui peut exister entre un frère et une soeur, mais aussi du pouvoir de l’imagination surtout quand on est gamin. Un tendre rappel de l’importance de garder cette âme d’enfant pour s’émerveiller de tout ce qui nous entoure. Je suis très heureux d’avoir fait cette découverte. Concernant les trophées, ceux-ci n’ont absolument rien de compliqué et même s’il peut y en avoir certains manquables, on peut tout à fait revenir à un chapitre précis pour les obtenir.
Difficulté du platine : ⭐
Raidou Remastered

Je ne dirais certainement pas que j’ai passé un mauvais moment avec ce Raidou Remastered, bien au contraire. Cependant, je trouve que le jeu souffre de plusieurs éléments un peu brouillons et qu’on sent parfois qu’il n’a pas pu aller au bout de certaines de ses idées. J’avoue notamment avoir eu un peu de mal avec le gameplay, qui tranche tout de même avec ce que l’on peut retrouver dans d’autres épisodes de la série. Malgré cela, et même si certains éléments de l’histoire peuvent paraître assez cryptiques pour celles et ceux qui ne connaissent pas l’ensemble de l’univers de Shin Megami Tensei, l’aventure reste plaisante à suivre. Le scénario peut tout à fait être apprécié pour ce qu’il raconte et réserve quelques moments forts.
Mais à mes yeux, une grande partie du plaisir vient surtout de cette volonté de composer la meilleure équipe de démons possible. C’est précisément à ce niveau que l’on retrouve une partie de l’ADN des productions du studio, avec cette envie constante d’expérimenter, de collectionner et d’optimiser son équipe. Au-delà de cet aspect, j’ai également beaucoup apprécié l’immersion dans cette période importante de l’histoire du Japon. Tout est fait pour nous permettre de nous imprégner de cette époque, que ce soit à travers les chara-designs, les styles vestimentaires ou encore les différents décors. J’ai aussi pris beaucoup de plaisir à explorer chaque recoin afin de mieux comprendre ce qui se déroule sous nos yeux et de cerner les différentes problématiques auxquelles les personnages sont confrontés. Car celles-ci ne sont évidemment pas uniquement liées à la présence de ces créatures infernales.
Les différentes thématiques abordées sont d’ailleurs particulièrement intéressantes et s’accordent parfaitement avec les multiples facettes mises en avant par le jeu. L’ensemble donne naissance à un spin-off fort sympathique, sans pour autant être transcendant, mais qui saura vous occuper pendant un bon moment, surtout si vous êtes déjà amateur de l’univers SMT. Je suis en tout cas content d’avoir fait cette aventure. J’y ai retrouvé énormément de clins d’œil à ce que j’ai pu vivre dans d’autres épisodes de la série principale, tout en découvrant une épopée différente, qui pousse à de nombreuses réflexions. Raidou Remastered est donc loin d’être parfait, mais il possède suffisamment de qualités et de personnalité pour mériter qu’on lui accorde sa chance.
Pour ce qui est du platine, celui-ci n’a rien de difficile, mais va surtout être assez long. C’est notamment le fait de devoir compléter totalement le Compendium des démons ou bien de faire la partie dans le niveau extrême qui ne se débloque qu’une fois le jeu fini une première fois. Cependant, rien d’insurmontable et si l’on prend le temps de tout faire, on atteint facilement ses objectifs. Juste une petite subtilité sur 5 démons qui sont particulièrement complexes à avoir étant donné qu’ils ne sont accessibles qu’en cas d’échec dans une fusion.
Difficulté du platine : ⭐⭐
The Adventures of Elliot

J’ai été très agréablement surpris par ma découverte de The Adventures of Elliot. Cela ne signifie évidemment pas que le jeu est exempt de défauts. J’ai notamment trouvé qu’il y avait quelques longueurs, en particulier lorsqu’il s’agit d’aller chercher la véritable fin. Malgré cela, j’ai adoré suivre l’évolution de cette histoire, portée par un gameplay solide et efficace. Oui, on ressent énormément les inspirations qui ont permis au titre de voir le jour, mais ce n’est absolument pas un problème. L’équipe montre au contraire qu’elle a parfaitement compris qu’en partant de bonnes fondations, il est ensuite possible d’y insuffler sa propre identité. Cela se ressent aussi bien dans l’écriture des personnages que dans les différents rebondissements, les quelques mécaniques inédites que l’on découvre au fil de l’aventure ou encore les musiques, souvent somptueuses.
Je tiens également à souligner qu’à une époque où l’industrie joue régulièrement la carte de la sécurité avec des remakes, des remasters ou des suites à répétition, cela fait particulièrement plaisir de découvrir de nouvelles IP. La Team Asano démontre une nouvelle fois son envie de raconter de nouvelles histoires et de proposer des univers inédits, et rien que pour cela, c’est encourageant. Même s’il reste encore quelques éléments à peaufiner, je serais très curieux de voir ce que pourrait donner un éventuel nouvel opus maintenant que j’ai refermé cette première aventure aux côtés de ce cher Elliot. Et évidemment, le jeu est aussi une véritable lettre d’amour à un genre qui a marqué son époque et qui porte avec lui un héritage particulièrement important. Je suis donc heureux d’avoir tenté cette aventure et d’être allé jusqu’au bout de ce platine, qui fut à la fois surprenant et surtout enchanteur à bien des égards.
Je ressors de ce voyage avec le sourire, heureux de m’être plongé dans ce nouveau monde où l’on prône l’entente entre les peuples, l’importance de la famille et l’acceptation des autres. Rapprocher les gens est parfois un combat long et éprouvant, mais il ne faut jamais perdre espoir. Et c’est peut-être finalement l’un des plus beaux messages que cette aventure avait à nous transmettre. Concernant le platine en lui-même, celui-ci n’est vraiment pas compliqué si ce n’est qu’il faut vraiment faire attention à ne rien louper. On peut facilement enchaîner les 3 fins possibles et le seul véritable challenge repose sur un boss rush où il faut bien connaître le pattern de ses ennemis. Une chasse aux trophées qui aura été à l’image du jeu : plaisante.
Difficulté du platine : ⭐⭐
InKonbini

Voilà un jeu que j’avais lancé il y a quelque temps et que je n’ai fini que récemment. Il s’agit de InKonbini, un titre que je surveillais activement depuis son annonce tant l’ambiance et la proposition me plaisaient. On y joue Makoto, une étudiante qui décide d’aider sa tante Hina à tenir un konbini dans les années 90 pendant une semaine. Un petit job d’été qui semble anodin, mais où l’on va devoir, chaque jour, faire attention aux demandes de l’équipe de jour et vérifier que tout est bien en rayon ou que rien n’a été mis au mauvais endroit. Même si tout cet aspect gestion n’impacte pas tant le déroulé de l’histoire, on se prend facilement au jeu à vouloir que tout soit parfait dans chaque rayon. Rien que ça, c’est déjà grisant et aussi reposant, car il n’y a pas de contraintes de temps ou d’argent, mais juste notre personnage et ce lieu. On vaque à nos occupations et on ressent une sorte de relaxation de par cette ambiance lente et paisible. On va même explorer la boutique chaque jour et ainsi en apprendre plus sur nos collègues que l’on ne voit jamais ou bien l’histoire de ce lieu. Pas mal de secrets qui contribuent à la construction de cet attachement pour cet endroit. Mais surtout, on va faire la connaissance de clients durant notre service de nuit que l’on va devoir aider et surtout écouter. On apprend à les connaître, à voir leurs aspirations, mais aussi les problèmes qu’ils rencontrent actuellement. Et, à notre échelle, on fait au mieux pour les soutenir. Une simple recommandation d’un produit peut alors changer la vision d’une personne ou lui donner une nouvelle inspiration. Et sans même que l’on se rende compte, on enchaîne les jours en discutant avec ces gens qui reviennent et avec qui on a une vraie sympathie. En plus de ça, le jeu met aussi en scène une époque où l’on voit pas mal de changements dans le quotidien des gens, mais aussi de la société. Une invitation à remonter le temps à une période où l’on courait moins après les heures et où l’on pouvait s’arrêter quelques minutes pour apprécier ce qui nous entoure ou même errer sans but histoire de se vider la tête.
C’est pour ça que j’ai adoré cette expérience narrative qui met à l’honneur l’humain et à quel point des petites choses anodines peuvent apporter énormément de choses à des personnes parfois perdues. Les thèmes sont très touchants et me parlent totalement. Concernant le platine, celui-ci demandera minimum de faire deux parties, mais rien de bien compliqué. Attention tout de même, j’ai eu à deux reprises des bugs de sauvegarde qui m’ont obligé à recommencer le jeu depuis le début.
Difficulté du platine : ⭐

