Ma collection RPG #42 : Fallout New Vegas
Cela faisait un petit moment que je ne vous avais pas invité au sein de ma collection RPG. Je profite donc de ce mois de mai pour vous présenter un tout nouveau jeu qui a une place importante dans cette rubrique tant il a été une formidable expérience pour moi. Il s’agit tout simplement de Fallout New Vegas qui est, pour beaucoup, l’épisode le plus apprécié de toute la saga. C’est en tout cas mon opinion sur ce titre qui avait un certain défi à relever à mes yeux. Après tout, en quoi cet épisode “annexe” a su briller tout autant, si ce n’est plus, que les opus principaux ? Je vais vous donner ma vision de ce qui a fait, pour moi, que cette aventure fut marquante et surtout rafraîchissante au sein de cette licence. Avec son ambiance assez unique, ses quêtes fantastiques et l’univers qui nous est dépeint, il y a beaucoup à dire. Mais comme à chaque fois dans ce type de rendez-vous, je vais avant tout vous parler de mon ressenti à l’époque quand j’ai découvert le jeu. Je vous invite donc à un petit voyage dans le temps pour découvrir la renaissance de la ville où tout est possible.
Ce qui se passe à New Vegas reste à New Vegas
Avant toute chose, il est important pour moi de resituer mon rapport avec la licence Fallout. Je l’ai connu sur le tard avec l’épisode 3. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir faire les plus anciens et donc j’avais une vision assez distante par rapport à la série. Surtout que le post-apo futuriste n’est pas forcément un genre qui me parle tout de suite. Malgré tout, j’étais curieux de voir ce que pourrait proposer cette expérience qui se rapproche d’un Elder Scrolls, que je connaissais bien plus, mais dans un environnement différent. Si j’avais apprécié mon périple dans les Terres sauvages, ce n’était pas forcément non plus le jeu qui m’a le plus transcendé. J’ai pu voir bon nombre de qualités, mais aussi un univers pour lequel j’étais assez hermétique. Malgré tout, je me suis dit que j’allais persévérer dans la franchise en voyant l’arrivée de New Vegas. Il faut dire que déjà, j’étais fan de la cover avec ce ranger qui changeait de la traditionnelle armure de la Confrérie que l’on voit régulièrement. De même, les trailers proposés avaient une ambiance qui semblait changer drastiquement par rapport à ce qu’il y a eu par le passé. J’ai donc franchi le pas et quel bonheur ce fut. Autant le dire tout de suite, le gameplay ne change pas tant que ça par rapport au troisième épisode, mise à part quelques ajouts dans les compétences et la personnalisation.
Non, ce qui a fait mouche sur moi, c’est cette atmosphère qui se ressent dès les premières minutes de jeu. Tout est presque plus lumineux, mais aussi déjanté par rapport à avant. On joue ici à fond la carte du kitsch avec cette nouvelle version de Vegas qui sera au centre de la carte. D’ailleurs, même si notre attention se focalise sur ce lieu, il y a énormément de choses à faire autour et de quêtes à découvrir. Et tandis que je m’aventurais dans ces badlands, j’avais vraiment ce plaisir de l’exploration et de la découverte. Là où précédemment, il y avait un côté froid collant au contexte du jeu, ici on prend un certain contrepied. Oui, il y a des choses macabres et brutales qui ont lieu sur ces terres désolées. Mais pourtant, tout est imaginé pour que l’on ait l’impression que tout est exagéré. Comme si on était dans une bulle à part au sein du monde de Fallout. Après tout, on a bien un conflit ouvert entre la Nouvelle République de Californie et la Légion qui n’est autre qu’une parodie de César et ses romains. Le fond du jeu est réussi, car on sent le danger qui rôde partout et le malaise de voir tous ces gens qui suivent la loi du plus fort. Et le vrai coup de génie est de réussir à faire passer tous ces sujets difficiles à travers un prisme presque loufoque et absurde. Pour moi qui n’en était qu’à ma deuxième expérience dans cet univers, j’étais conquis par cette approche à la fois cynique, parodique et pourtant ô combien pertinente dans ses propos. C’est ce qui fait que j’ai été autant conquis par cet opus qui n’est même pas numéroté et qui pourtant s’est hissé au sommet de la saga à mes yeux.
Fallout réussit son coup de poker
Fallout New Vegas est un très bon exemple, à mon sens, de tout ce que peut proposer une licence aussi culte. Ce jeu arrive à proposer une expérience assez différente de ses prédécesseurs sans pour autant mettre de côté tout ce qui a été construit. En fait, nous sommes juste devant une autre facette de cette franchise qui va sans doute parler à d’autres joueurs qui ne sont pas forcément les plus attirés par les autres opus. Et je trouve ça formidable de réussir à créer quelque chose qui soit à la fois respectueux de son héritage et qui, en même temps, désire créer autre chose. Avec cet environnement foisonnant de quêtes et surtout d’une ambiance unique, j’ai été pris de bout en bout de cette aventure. Même encore aujourd’hui, c’est toujours un petit plaisir de se relancer une partie même si le jeu date un peu dans sa technique. L’ensemble n’en reste pas moins très plaisant, car il y a toujours cette fascination pour cette zone qui semble tellement à part dans le monde de Fallout. Si j’ai surtout parlé ici de mon ressenti à l’égard du titre, celui-ci a aussi d’autres qualités comme l’écriture de ses quêtes, les différentes factions proposées, le gameplay toujours aussi efficace et surtout pas mal de rebondissements. De même, avec le recul, j’apprécie aussi toutes les mécaniques de RPG qui viennent se greffer au gameplay et qui n’influencent pas uniquement les combats, mais aussi notre rapport aux PNJ.
C’est ce qui fait que chaque nouvelle partie est l’occasion de tester de nouvelles choses. Voilà pourquoi j’apprécie toujours autant de me lancer dans une autre run afin de tester une autre façon d’aborder toute mon aventure. Quand je repense à Fallout New Vegas, je me rappelle d’un excellent jeu, mais surtout d’une épopée qui m’aura fait comprendre que même si une licence ne m’attire pas plus que ça, il peut toujours y avoir cet opus qui va capter toute mon attention. Et c’est déjà arrivé pour plein de séries différentes qui ne sont pas celles que je porte haut dans mon coeur, mais qui arrivent à proposer ce titre qui va me faire rêver. Un rappel pour moi qu’il faut parfois sortir de sa zone de confort et surtout donner sa chance à des expériences vidéoludiques qui cherchent à apporter un autre souffle à leur saga. Une ouverture d’esprit qui permet aussi de s’émerveiller régulièrement face à cette industrie qui peut être source de tellement de belles épopées à vivre. Et même si Fallout 4 m’est un peu tombé des mains à plusieurs reprises, New Vegas lui a su me donner cet attrait de la franchise et l’envie de creuser un peu plus celle-ci pour en découvrir toutes les qualités.
J’espère que cette chronique vous aura plu et que ce rendez-vous vous intéresse toujours autant. N’hésitez pas à me dire dans les commentaires quel est le jeu qui vous a fait voir d’un autre œil une saga dont vous n’aviez pas grand-chose à faire ! On se retrouve très vite pour encore plus de chroniques sur le jeu vidéo.

