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Road to Platine – mai 2026

Nous voilà déjà arrivé à la fin du mois de mai et je dois dire qu’il est passé à une vitesse folle. Cependant, ce fut aussi l’occasion pour moi de réduire pas mal mon backlog que ce soit en stream ou en dehors et de m’émerveiller devant tout un tas d’aventures vidéoludiques. Voilà donc pourquoi, je vous ai préparé un “Road to Platine” assez conséquent aujourd’hui pour revenir sur les divers jeux que j’ai pu finir et dont j’ai obtenu le platine. S’il y a eu pas mal d’épopées assez tranquilles et faciles à finir à 100%, certaines ont quand même su m’offrir des challenges assez relevés. Mais c’est un vrai bonheur que de me plonger pleinement dans ces univers où il peut se passer tellement de choses et qui sont, à mes yeux, de véritables œuvres d’art à leur manière ainsi qu’un divertissement réconfortant. Surtout que là, on a une sacrée variété de titres entre du Japon féodal, de la science-fiction, de la nostalgie ou même des super-héros, il y a largement de quoi faire. Je vous invite donc à me suivre dans ce petit récap de ces voyages dépaysants.

Ghost of Yôtei

Ghost of Yôtei

Je le dit d’emblée : Ghost of Yôtei ne cherche pas à bouleverser la formule instaurée par son prédécesseur. Et au fil de mon aventure, je me suis surtout rendu compte que ce n’était pas nécessaire. Le jeu réussit avant tout à perfectionner les bases déjà solides du premier opus afin de proposer une épopée immersive qui captive du début à la fin. Car Ghost of Yôtei, c’est avant tout une invitation au voyage. Le titre nous entraîne à travers des paysages somptueux avant de recentrer constamment notre attention sur Atsu et sa quête de vengeance. Même si certains éléments restent familiers, cela n’enlève rien au plaisir tant l’ensemble est maîtrisé. Les heures s’enchaînent naturellement, sans véritable sensation de lassitude. J’ai d’ailleurs trouvé le rythme bien mieux équilibré grâce à des activités secondaires plus dispersées et mieux intégrées à l’exploration. Cela permet d’apprécier davantage chaque trajet, chaque environnement traversé et tout ce que le monde du jeu cherche à nous raconter visuellement. Au fil de l’aventure, je me suis également énormément attaché à Atsu ainsi qu’aux personnages qui gravitent autour d’elle. On soutient d’abord pleinement cette figure d’Onryô consumée par la vengeance, avant de comprendre peu à peu que cette traque sanglante ne fait qu’alimenter davantage la souffrance et le vide qu’elle cherche à combler. En tant que suite, je trouve que Ghost of Yôtei réussit brillamment son pari et parvient même, sur certains aspects émotionnels, à surpasser son aîné. Entre son ambiance envoûtante, son incroyable sentiment d’évasion et son gameplay efficace peaufiné avec soin, le jeu offre une aventure particulièrement mémorable. A la base, j’avais fini l’histoire principale l’année dernière, mais il me manquait quelques trophées donc je me suis dit que j’allais compléter ça. Et le platine en lui-même n’a vraiment rien de compliqué. Il pousse juste à faire toutes les activités et quelques subtilités en combat, mais cela n’entrave en rien le plaisir de l’aventure.

Difficulté du platine : ⭐


Pragmata

Pragmata

Comme j’ai pu l’évoquer dans ma chronique dédiée à Pragmata, je ne suis pas particulièrement amateur des univers de science-fiction, encore moins lorsqu’ils tournent autour de la robotique ou de la conquête spatiale. Pourtant, Capcom est parvenu à insuffler tout son savoir-faire dans une aventure aussi captivante à jouer qu’agréable à suivre. Grâce à un gameplay original et particulièrement satisfaisant à maîtriser, chaque affrontement se transforme en une véritable chorégraphie mêlant esquives, hacking et attaques parfaitement rythmées. Les combats de boss, eux aussi, brillent par leur intensité, proposant des défis exigeants tout en conservant une mise en scène spectaculaire et très cinématographique. Le tout s’inscrit dans une aventure relativement concise, puisqu’il ne faut finalement pas énormément d’heures pour en voir le bout. Mais loin d’être un défaut, cette durée maîtrisée permet au jeu de maintenir un rythme constant sans jamais donner l’impression de traîner en longueur. On prend ainsi plaisir à explorer chaque recoin, ouvrir tous les coffres et surmonter les obstacles aux côtés de notre duo. Et c’est justement cette relation entre Hugh et Diana qui m’a le plus marqué. Impossible de ne pas s’attacher à ce lien qui se construit progressivement à travers leurs échanges et les nombreuses petites scènes qui ponctuent l’aventure. Très vite, on oublie même que Diana est une Pragmata : elle apparaît surtout comme une enfant en quête de repères, découvrant le monde auprès de quelqu’un prêt à la guider et à lui faire découvrir ce dont elle a toujours rêvé. Une très bonne aventure que j’ai pris plaisir à faire et qui est sûrement mon platine le plus difficile de ce mois de mai. Si l’aventure peut-être appréciée une première fois sans problème, pour obtenir les derniers trophées, il faudra faire face à de sacrés défis, mais surtout refaire le jeu en difficulté lunatique (se débloque uniquement une fois que l’on a terminé une première fois l’aventure). Et je peux vous dire que ce mode est particulièrement ardu sans pour autant être “punitif”.

Difficulté du platine : ⭐⭐⭐


Jak and Daxter

Jak & Daxter

Dans le cadre de mon bingo de l’année, je me suis relancé dans une saga que j’affectionnais tout particulièrement il y a plusieurs années. Je parle de Jak and Daxter, ancienne série de chez Naughty Dog, dont j’ai refait le tout premier opus. Fait entièrement en live, je me suis pris une bouffée de nostalgie durant cette aventure. Je me souviens encore gamin quand j’ai posé la première fois les mains sur le jeu. A l’époque, je me rappelle avoir galéré pour avoir tous les collectibles du jeu et je m’étais contenté de finir l’histoire. J’ai pu prendre ma revanche là-dessus cette fois en finissant cette épopée à 100%. Et je dois dire que la magie opère toujours même s’il y a quelques problèmes inhérents à cette époque de la PS2 notamment dans la caméra souvent capricieuse. Mais l’univers en lui-même, le duo formé par nos deux compères et cette ambiance à la fois fantastique, drôle et chaleureuse suffisent à m’envoûter totalement. D’ailleurs, ça m’a fait beaucoup de bien de me replonger dans un tel titre où l’on est sur quelque chose de coloré, rafraîchissant et tout simplement fun. Surtout que le jeu regorge de petits secrets et de choses à faire. La durée de vie a beau ne pas être longue, elle ne nous laisse aucun réel temps mort et c’est juste parfait pour parcourir les différentes zones. Et s’il y a quelques défis corsés, le titre reste avant tout un vrai amusement à parcourir. Ce fut juste un bonheur que de retrouver les répliques cultes de Daxter qui tire tellement la couverture à lui seul. Concernant le platine, celui-ci n’est pas bien long et difficile. A part quelques challenges qui sont faciles une fois que l’on a compris le truc, le véritable obstacle est de trouver toutes les piles d’énergie et orbes. Ce sont d’ailleurs ces dernières qui sont les plus compliquées à trouver surtout quand il n’en reste que certaines et que tu as l’impression d’avoir tout fouillé. Un pur régal à refaire et qui me donne déjà envie de faire les épisodes suivants.

Difficulté du platine : ⭐


Dispatch

Dispatch - Robert

Le dernier platine que j’ai eu ce mois-ci est sur un jeu qui avait su séduire bon nombre de joueurs fin d’année dernière. C’est notamment le cas de mon ami Aekonimi, qui m’a vivement recommandé le titre, et j’ai fini par craquer. Dispatch est un jeu développé par AdHoc Studio qui prend la forme d’une aventure narrative où nos choix ont des conséquences. Un genre qui a eu son heure de gloire avec les productions Telltale avant de tomber un peu dans l’oubli. Mais ça, c’était avant l’arrivée de ce titre qui a su redistribuer les cartes et surtout donner une nouvelle aura à ce genre. Cette fois, on plonge dans un univers où les super-héros existent et où l’on va suivre l’aventure de Robert, anciennement Méca Man, qui, suite à un événement tragique, doit raccrocher. Il va alors devenir employé du SDH où il devra s’occuper de gérer une équipe de héros en les dispatchant aux quatre coins de la ville. Le problème, c’est que sa team n’est composée que d’anciens super-vilains que l’on tente de réhabiliter. Et autant le dire tout de suite, le jeu est un vrai plaisir. En plus de son humour noir, son côté irrévérencieux assumé, ses personnages charismatiques et attachants ainsi que son récit simple et efficace, tout s’enchaîne parfaitement. Évidemment, on sent de nombreuses inspirations comme “The Boys” ou bien “Invincible”, mais le titre arrive aussi à avoir sa propre identité. On va passer par tellement d’émotions au contact de ses “ratés” qui pourtant vont devenir des compagnons que l’on adore. Tout ça est couplé à un rendu absolument magnifique donnant l’impression d’être devant un anime de qualité. Sans oublier aussi le gameplay qui peut sembler “limité” en dehors des choix et qui fonctionne pourtant à merveille. Les phases de dispatch de notre équipe sont géniaux tant il va se passer des choses surprenantes, qu’il faut bien choisir quels héros envoyer, surmonter les imprévus et être réactif ainsi que stratège. Ce qui fait qu’il y a des passages qui peuvent être assez ardus de par le rythme que l’on doit suivre. Franchement, une excellente surprise qui se hisse dans le haut du panier concernant ce pan du jeu vidéo. Concernant le platine en lui-même, il n’est pas difficile en soi, mais vous demandera forcément de faire au moins 3 parties pour obtenir un choix particulier à chaque fois.

Difficulté du platine : ⭐⭐


Saros

Saros

Pour finir ce numéro, je m’attarde sur la dernière production en date du studio Housemarque. Saros est pour moi une très belle découverte qui risque malheureusement de passer sous les radars de certains joueurs. Pourtant, si l’occasion se présente, je ne peux que vous recommander de lui laisser sa chance. Certes, le titre peut paraître énigmatique et parfois exigeant, mais ses nombreuses options d’accessibilité ainsi que son gameplay remarquablement maîtrisé rendent l’expérience particulièrement plaisante. C’est d’ailleurs cette liberté d’approche qui fait toute la force de l’aventure. Les amateurs de défi pourront se concentrer sur la maîtrise des mécaniques et affronter des boss aussi redoutables qu’impressionnants, tandis que les plus curieux prendront plaisir à percer les mystères qui entourent l’histoire. Dans ce registre, Carcosa fascine autant par son univers que par les récits qu’elle renferme, tandis que le parcours personnel d’Arjun suscite un réel intérêt tout au long de l’aventure. À travers ses environnements à la fois sombres et majestueux, j’ai pleinement retrouvé le savoir-faire de Housemarque. Bien que ce ne soit pas le type d’expérience vidéoludique vers lequel je me tourne naturellement, des jeux comme Returnal et Saros me séduisent de plus en plus. Ils prouvent qu’il est parfois enrichissant de sortir de sa zone de confort pour découvrir de nouvelles façons de jouer et vivre des aventures hors du commun. Saros est un jeu qui m’a marqué autant par les questions qu’il soulève que par sa capacité à émerveiller. Jamais je n’ai ressenti la moindre lassitude, même au cœur de sa boucle de gameplay. Chaque défi relevé, chaque trophée obtenu et chaque obstacle surmonté procurait une véritable satisfaction. J’y ai même retrouvé des sensations propres à l’âge d’or des shoot’em up, où l’improvisation et l’adaptation permettaient souvent de triompher des situations les plus délicates. C’est précisément ce que propose Saros : une aventure qui invite à réfléchir pour comprendre les événements qui se déroulent sous nos yeux, tout en exigeant de s’adapter constamment à chaque affrontement. Et pour ce qui est du platine, celui-ci est loin d’être compliqué et demandera surtout à bien prendre en compte d’utiliser régulièrement chaque arme, faire face à certains défis et quelques actions spécifiques en combat.

Difficulté du platine : ⭐⭐

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