Suicide Red T1
Juillet est là est ce mois est toujours propice à énormément de nouvelles séries. Après tout, entre Japan Expo qui approche et les vacances d’été, il y a toujours une déferlante de sorties pour nous tenir occupé pendant la trêve estivale. C’est donc l’occasion parfaite pour se lancer dans des aventures inédites et peut-être tomber sur de belles pépites. C’est exactement ce que j’ai pu ressentir en me lançant dans ce titre qui sera notre sujet du jour : Suicide Red. Une nouveauté de chez Ki-oon dont le premier tome sort justement aujourd’hui. Entre la venue de l’auteur durant le festival de la semaine prochaine ainsi que tout ce que laissait entrevoir l’annonce, j’étais très intriguée de voir ce que pouvait me réserver cette histoire. Je dois dire que j’ai été agréablement surpris autant sur le fond que sur la forme. Clairement une licence à suivre de près et je vais vous expliquer pourquoi j’ai autant apprécié cette découverte. Préparez-vous à voir un Tokyo chamboulé où les monstres ont pris le contrôle et où certains tentent de récupérer quelques vieux artefacts.
Une aventure enflammée

Synopsis
Il y a dix ans, des brèches vers une autre dimension se sont ouvertes au-dessus de Tokyo, déversant un flot de magie. La ville s’est retrouvée envahie par les gobelins, les zombies et autres créatures, et certains humains ont acquis des pouvoirs spéciaux… Madoka en fait partie : elle manie les flammes… et se blesse souvent au passage, au point d’être surnommée “Suicide Red”.
La jeune fille gagne sa vie comme chasseuse de trésors mais rêve d’entrer dans les brigades chargées des pires monstres, ceux des souterrains fermés au commun des mortels. C’est là qu’elle a perdu la trace de son grand-père, sa seule famille restante. Coup de chance ou malédiction, une mission la mène en plein cœur de la zone interdite, face à une hydre gigantesque… Avant de chercher son aïeul, il faut d’abord sauver sa peau !
Mangaka : Harimaru
Ce qui est sûr avec ce synopsis de Suicide Red, c’est que l’on est face à une oeuvre qui veut nous offrir une sacrée épopée. On nous donne énormément d’informations intéressantes entre l’apparition de ces monstres, mais aussi l’apparition de certaines facultés extraordinaires. Une série qui donne toutes les clés pour saisir ce qui nous attend, mais qui va aussi réserver son lot de surprises. Et la raison à ça est que l’on va enchaîner, dès ce premier volume, pas mal d’événements et de rencontres prometteuses qui vont installer les bases d’une épopée divertissante.
A la reconquête de Tokyo
Ce que j’ai tout de suite aimé dans ce premier volume de Suicide Red, c’est le style graphique propre au mangaka. Je trouve qu’à travers son trait, celui-ci arrive à donner corps à cet environnement fantastique. C’est notamment le cas dans le chara-design des monstres, mais aussi de nos protagonistes qui vont tout de suite se démarquer. D’ailleurs, son talent ne réside pas uniquement dans le dessin, mais aussi dans la mise en scène. Il suffit de voir les quelques scènes d’action de ces chapitres pour se sentir tout petit face à l’impressionnante stature de certains monstres. Même si le pitch de base peut sembler assez classique, je trouve que l’auteur s’en sort à merveille pour rendre cette histoire plaisante à suivre. Les raisons à ça sont nombreuses et la première concerne tout simplement les personnages que l’on va suivre. Par exemple, Madoka est une protagoniste très intéressante dans sa construction. On nous la dépeint comme une jeune femme pleine d’énergie et déterminée à retrouver son grand-père suite à cet événement qui a bouleversé le monde. Si l’on a envie de la soutenir, on nous montre aussi que ses pouvoirs ont beau être puissants, ils sont aussi un sacré fardeau. Ce qui fait que l’on est tiraillé entre l’envie de la voir se rapprocher de son but et la crainte qu’elle se blesse grièvement. Et c’est ce contraste qui façonne aussi ce personnage et comment les autres agissent face à elle.
Tout le monde veut l’éloigner du danger, mais elle ne veut pas justement qu’on la tienne par la main. Au contraire, elle est prête à accepter cette souffrance si elle peut avoir des indices sur la seule famille qui lui reste. Une héroïne qui nous touche par rapport à ça et qui va ainsi nous motiver à suivre son parcours. D’ailleurs, il y a d’autres compagnons tout aussi intéressants qui vont traiter, par exemple, de la peur que certains peuvent susciter de par leur état alors qu’ils n’ont rien fait de mal et sont des humains eux aussi. Mais un autre point qui, à mes yeux, montre aussi toute la force de ce récit est son potentiel. Tout au long de ma lecture, j’étais emporté dans cette toile de fond qui nous est dépeinte. Mon esprit ne pouvait s’empêcher de vagabonder en s’imaginant tout ce qui pourrait se construire autour de ce contexte. Entre les nombreux types de monstres possibles, les mystères qui commencent déjà à se dessiner ou bien dans le développement de cette équipe, il y a énormément de pistes captivantes. Ce qui fait que l’on a autant envie de voir où nous mènera cette trame narrative que de découvrir comment le mangaka va développer l’ensemble de son lore. Surtout que l’on voit qu’il ne se limite pas forcément dans son bestiaire à certains monstres classiques. C’est ça qui est génial, parce que l’on se dit que l’on part pour une épopée qui peut nous surprendre à plusieurs reprises et nous offrir un périple qui soit haletant, spectaculaire et captivant. Une construction réussie de bout en bout, car elle se forme autour d’un fil rouge bien clair tout en laissant le champ libre à l’imagination.
Suicide Red est clairement une oeuvre qui arrive à poser des bases solides dès son premier tome. Un manga qui a largement de quoi séduire autant dans son action que dans l’univers qui se dessine devant nous. De plus, le style graphique de l’auteur donne énormément d’impact à chaque scène et permet de sublimer chaque rencontre face à ces créatures. En fait, on sent, à travers cette introduction, qu’il peut y avoir largement de quoi faire pour la suite de cette aventure. Des personnages à la fois intéressants et sympathiques que l’on a envie de suivre face à tous ces dangers qui peuvent exister suite à ce cataclysme.

Suicide Red fait une entrée flamboyante
En fait, j’aime beaucoup le type d’aventure que l’on peut retrouver dans Suicide Red. Ce genre de manga qui, en seulement quelques pages, réussit à t’immerger dans ce qu’il raconte et surtout ce sentiment que l’on va vivre quelque chose de grand. Oui, on ne sait pas du tout ce que le futur de la série nous réserve, mais elle a cette faculté à nous faire rêver. Plus j’avançais dans les pages et plus j’avais l’envie d’en voir plus. Je le redis, mais rien que le bestiaire m’a beaucoup plu tant il s’inspire de divers folklores et mythes pour construire une grande variété dans les rencontres. Cela donne, par exemple, un affrontement spectaculaire dès cette introduction. Et là encore, la série frappe fort en parvenant à nous mettre en scène des affrontements à la fois bien rythmés, lisibles et spectaculaires. Le plus fou, c’est que l’on sait qu’il ne s’agit ici que d’un avant-goût de ce qui nous attend dans les prochains volumes. Une invitation à un périple qui s’annonce grandiose et dont le potentiel est remarquable. De même, je trouve la dynamique entre les différents personnages vraiment réussie. On ressent à la fois les liens qui se nouent, leur vécu, leurs histoires communes et aussi la synergie quand le combat fait rage. Cela donne tout simplement envie de parcourir ce monde à leurs côtés malgré les dangers qui y règnent. D’ailleurs, le titre sait aussi jouer la carte du mystère, car à travers cette quête que l’on nous fait suivre, il y a aussi tout un tas de secrets que l’on nous fait miroiter.
C’est donc, vous l’aurez compris, une très belle surprise que j’ai eue avec ce premier volume de Suicide Red. Une histoire qui est certes classique au premier abord, mais qui affiche de très belles promesses. Sans oublier aussi le style graphique du mangaka qui apporte beaucoup à l’immersion du lecteur. C’est simple, efficace, impressionnant et fun à suivre tout en parvenant à nourrir cette envie de prolonger l’expérience. Un manga qui a tout pour plaire et qui peut donner quelque chose de vraiment réussi sur le long terme. J’espère en tout cas que ce premier acte sera le reflet de ce qui nous attend ensuite, car c’est tout le bien que je peux souhaiter à une série ayant un tel potentiel. Cela fait du bien d’avoir une aventure qui nous embarque pour un univers déjà ambitieux sans pour autant en faire trop et qui permet ainsi de s’acclimater à ce nouvel environnement. Si vous souhaitez une épopée pouvant repousser régulièrement ses propres frontières et un divertissement maîtrisé, alors n’hésitez pas une seconde. A présent, je me dois de vous partager les quelques questions qui me trottent dans la tête. Est-ce que notre héroïne va finalement trouver la personne qu’elle cherche ? Ne va-t-elle pas au-devant d’une terrible désillusion ? Quels seront les prochains monstres à croiser leur route ? Comment va évoluer ce groupe qui prend forme ? Madoka va-t-elle maîtriser enfin ses pouvoirs ? Il me tarde de découvrir les prochains chapitres de ce manga.
N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre propre avis ainsi que votre ressenti concernant ce premier volume de Suicide Red. Trouvez-vous que le titre a un très gros potentiel sur le long terme ? Appréciez-vous le style graphique de l’oeuvre ? Etes-vous curieux de voir comment l’auteur va développer ce bestiaire déjà prometteur ? Est-ce que les protagonistes ont su vous interpeller notamment dans leur avenir en tant que récupérateurs ? Etes-vous intrigué de voir jusqu’où Madoka va aller pour atteindre son objectif ? Qu’attendez-vous pour la suite de la licence ? Je reste à votre disposition pour échanger, discuter et débattre autour de ce sujet.

