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Ma collection RPG #47 : Pokémon version Bleue

On est de retour pour parler jeux vidéo et plus particulièrement de RPG avec ce rendez-vous devenu un classique sur le blog. Et franchement, je commence à avoir déjà fait le tour d’un grand nombre de titres, même s’il m’en reste encore énormément à traiter. Mais dans le flot de jeux que j’ai pu aborder, il y a une licence que je n’ai jamais pris le temps d’évoquer alors que pourtant elle est un classique en la matière. Je parle bien sûr de Pokémon qui est, aujourd’hui, un véritable mastodonte de la culture pop. Quasiment personne ignore ce que c’est même sans y avoir jamais touché. Pourtant, avec cette chronique, j’avais envie de revenir dans le passé. Une époque où l’on n’était pas encore conscient de ce qui allait déferler sur le monde et que l’on découvrait pour la première fois cette licence. Deux opus sont arrivés chez nous intitulés Rouge et Bleu, et c’est sur ce dernier que je vais m’attarder. Une première expérience qui allait être le déclencheur d’une passion pour cette saga qui venait à peine de naître à l’époque. L’heure est donc venue de replonger en enfance quand on décidait de tout plaquer pour vivre une aventure inoubliable en compagnie de ces créatures.

Attrapez-les tous !

Pokémon bleu

Je me souviens encore très bien les spots de pub que l’on pouvait voir pour la sortie de ces deux premiers jeux Pokémon. L’idée de partir à l’aventure et de faire équipe avec autant de créatures avait de quoi faire rêver. Mais mon premier contact avec la licence ne fut pas avec Pokémon Bleu, mais bel et bien Rouge à travers la cartouche d’un de mes cousins. J’ai pu voir Kanto par le biais de sa partie ainsi que les incroyables pokémons qui constituaient son équipe. J’avais alors juste l’envie de moi aussi lancer ma propre partie pour façonner mon propre récit au sein de ce monde. Si l’on est loin de ce qui peut se faire actuellement au niveau du design de nos futurs partenaires, ce n’était pas grave. J’étais juste heureux le jour où j’ai reçu cette version et que je faisais mes premiers pas en tant que dresseur. Et là, je me dois de parler de quelque chose qui me tient très à cœur dans la licence. Il s’agit du plaisir de la découverte. A part les pubs évoquées un peu plus haut, je ne savais vraiment pas dans quoi je m’embarquais et ce qui m’attendait. Même quand j’ai testé le jeu, je n’ai eu qu’un tout petit aperçu et ça a suffit pour nourrir ma curiosité. Et quand j’ai finalement atterri à Bourg-Palette pour commencer ce long voyage, j’étais aux anges. Comme tout le monde, j’étais en galère pour choisir mon starter entre ces trois fameux pokémons dont l’un m’accompagnerait tout au long de ce périple.

A chaque nouveau lieu, je faisais la connaissance de nouvelles créatures et l’envie de toutes les avoir se renforçait à chaque fois. C’était juste un pur plaisir que de ne pas savoir ce qui pouvait m’attendre dans les hautes herbes pour finalement tomber sur un simple roucool ou rattata. Et même si aujourd’hui, ces derniers peuvent paraître basiques, pour moi c’était exceptionnel. Je les gardais précieusement dans mon équipe jusqu’à finalement assister à leur évolution. Un gameplay qui était finalement très classique avec du tour par tour où l’on devait surtout bien connaître les faiblesses de chaque pokémon pour utiliser le meilleur choix possible. Mais ça suffisait amplement pour rendre les combats stratégiques et parfois même difficile pour le gamin que j’étais. Que dire aussi quand j’ai attaqué mon premier badge et que je me faisais battre par Pierre du fait que j’avais Salamèche en starter. Des échecs qui poussaient constamment à chercher de nouveaux pokémons qui pourraient vaincre cet adversaire. Mais au-delà de la récolte des badges, Pokémon Bleu fut surtout un appel au voyage. S’arrêter dans chaque ville, parler aux habitants, se confronter aux défis propres à chaque lieu et surtout remplir le Pokédex faisaient partie de mes plus grands plaisirs avec ma GameBoy entre les mains. Tout ça pour qu’après des heures d’entraînement, de duels et de captures, je me retrouve face à la ligue Pokémon. Un challenge qui semblait tellement difficile et épique à l’époque que devenir Maître devenait une forme de consécration pour le joueur.

Pokémon Bleu a fait un critique

Aujourd’hui, Pokémon est autant source de passion que de discorde au vu des dernières productions proposées. Mais avec cette chronique, j’avais surtout envie de me concentrer sur ce qui, pour moi, fait l’essence de cette licence. Avant même tout ce qui est combat, Pokémon est pour moi une ode à l’aventure et à la découverte de toutes ces créatures qui vont devenir nos compagnons de route. Mon plus grand plaisir à chaque opus est d’explorer et de faire la rencontre de potentiels nouveaux partenaires qui vont, à leur manière, laisser leur empreinte dans mon exploration de la licence. S’il est vrai aussi que la première génération est souvent défendue à travers le biais de la nostalgie, il faut aussi comprendre que cette dernière n’est pas forcément quelque chose de péjoratif. Évidemment qu’il ne faut pas tomber dans l’excès à défendre bec et ongles un jeu qui peut ne plus plaire autant maintenant ou qui a des lacunes évidentes, mais que l’on ne remarquait pas enfant. Mais je pense aussi que la nostalgie fait partie de l’identité de la franchise. Quand on pense à Pokémon, on ressasse forcément des souvenirs de nos premiers jeux, du plaisir que l’on a eu à agrandir notre équipe et à en apprendre plus sur nos compagnons de route. Cette licence n’est pas seulement une succession de jeux, mais une fenêtre ouverte, pour beaucoup de joueurs, sur des moments magiques que l’on a pu vivre.

Voilà pourquoi je voulais montrer, à travers ces quelques lignes, en quoi Pokémon Bleu résonne fortement en moi. Oui, j’ai passé de fabuleux moments sur les autres opus de la saga, mais il y a quelque chose de fort quand on parle de celui qui a inauguré notre premier voyage dans cet autre monde. Un attachement très fort qui fait qu’en jouant aux derniers épisodes en date, on ne peut s’empêcher de se dire que l’on a déjà parcouru un sacré chemin depuis l’époque où cet enfant posait les mains sur sa première version. On grandit avec la licence, on peut s’en éloigner par moment et y revenir, mais il y aura toujours une trace de celle-ci dans notre mémoire. Pour moi, cet opus est aussi un rappel de mes débuts en tant que joueur où je découvrais tellement de nouvelles sagas et que je m’émerveillais à chaque jeu lancé. Une magie qui, à mon sens, doit être préservée encore plus aujourd’hui. Et vous, quel a été votre premier jeu Pokémon ?

N’hésitez pas à me le dire dans les commentaires !

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