Les Promeneuses de l'apocalypse-T1

Les Promeneuses de l’Apocalypse tome 1 : un voyage post-apo chaleureux

On a toujours été ébloui par la manière dont le manga peut offrir une diversité exceptionnelle dans les expériences vécues. Des œuvres qui peuvent nous faire ressentir tellement d’émotions différentes et surtout nous amener à vivre des moments fantastiques. On a justement pu être de nouveau témoin de ça il y a peu. En effet, c’est chez Doki-Doki que l’on a pu poser les yeux sur une nouvelle licence dont la promesse nous emballait déjà énormément. Il s’agit du premier volume des Promeneuses de l’Apocalypse qui vient tout juste de sortir. Dès son annonce, on a été séduit par la couverture et le synopsis qui en découlait. Une autre vision de ce que peut proposer un récit post-apocalyptique et qui change drastiquement le type d’aventure que l’on peut connaître. On s’est donc rapidement jeté sur cette introduction qui a rapidement su nous ensorceler. Une lecture qui se veut d’une grande bienveillance et qui surtout désire amener le lecteur à vivre un voyage exceptionnel. Le résultat est impressionnant tandis que l’on observe ce pays où la nature reprend ses droits. L’heure est donc venue pour une escapade inoubliable.

A la découverte du monde

Les Promeneuses de l’Apocalypse, imaginé par Sakae Saito, qui nous emmène dans un futur où le monde est anéanti. Les survivants vivent dans des abris et n’osent plus sortir de peur de ce qui les attend à l’extérieur. Pourtant, cela n’a pas empêché Yôko et Airi de sortir de ce refuge pour aller explorer les diverses régions du Japon. Ce binôme, monté sur leur moto tout terrain, est bien décidé à découvrir ces terres qui leur sont inconnues. En plus de ça, le monde en dehors des murs de leur foyer est bien plus impressionnant qu’elles ne l’auraient imaginé. Si la société humaine s’est effondrée, cela n’a pas empêché à de nombreux vestiges de perdurer. Ils ont fini par fusionner avec cette nature qui a repris peu à peu ses droits. Le décor sinistré que beaucoup de gens imagine concernant cette planète est bien loin d’être réel. Au contraire, les paysages sont teintés d’une histoire profonde et d’une splendeur dont seule la Terre en est capable. C’est ainsi que nos deux amies vagabondent d’un lieu à l’autre pour satisfaire leur curiosité. Elles s’émerveillent en admirant le mont Fuji depuis Hakone et peuvent même profiter d’une pause pour pêcher sur le pont de la baie de Yokohama. Il leur est aussi possible de se rendre au Tokyo Big Sight et d’être témoin de ce que l’humanité a laissé dans son sillage. La présence humaine a beau avoir disparue depuis plusieurs années, cela n’empêche pas ces lieux d’êtres les gardiens des souvenirs de ceux qui s’y sont rendus.

Une époque révolue qui délivre peu à peu ses secrets à ce duo qui farfouille un peu partout. Cependant, ce voyage n’a pas pour unique but de sortir de cette “prison” qui leur servait de maison. Les deux jeunes filles sont aussi sur les traces de la grande sœur de Yôko. Elle est aussi partie en expédition et n’a eu de cesse de consigner ses arrêts. C’est donc un jeu de piste qui s’organise pour ce tandem qui marche sur les pas de cette première aventurière. Mais si la contemplation et la joie sont bien présentes chez les deux adolescentes, il faut aussi faire attention à ce qui peut se cacher derrière ces ruines. Dans un monde où l’être humain n’a plus sa place, les dangers sont nombreux et mieux vaut ne pas rester trop longtemps au même endroit. Malgré tout, cela n’entache en rien la bonne humeur de ces deux amies qui profitent paisiblement de cette virée dont elles ignorent totalement où elle se terminera. Il est avant tout question de profiter de l’instant présent et de contempler ce que les anciennes générations considéraient comme leur société. Au milieu des buildings détruits et des décombres, la faune et la flore reprennent le dessus. Un spectacle d’une triste beauté qui laissera de profondes marques dans l’esprit de Yôko et Airi. Qui sait ce qu’elles découvriront au fur et à mesure de leurs pérégrinations. Mais une chose est sûre, c’est qu’elles comptent bien garder leur bonne humeur et leur envie de profiter de ce périple grandiose.

En s’aventurant dans ce premier volume des Promeneuses de l’Apocalypse, on découvre une épopée assez fantastique dans sa manière de narrer son histoire. Si l’on voit un fil rouge se dessiner assez rapidement au sein de ces pages, ce n’est pourtant pas ce qui nous interpelle en premier. Ce manga brille avant tout par sa faculté à nous faire voyager et à poser les yeux sur un Japon où l’empreinte humaine se mélange à une nature de plus en plus présente. En compagnie de ce binôme, on parcourt ces divers lieux avec des étoiles plein les yeux en profitant de ce singulier silence pour observer ces fabuleux décors.

Les Promeneuses de l'Apocalypse - duo

Une véritable carte postale

Quand on parle de carte postale pour décrire Les Promeneuses de l’Apocalypse, ce n’est pas pour rien. Tout ce premier volume se présente comme un immense voyage qui nous donne parfaitement le sentiment de nous échapper de notre lieu de lecture. Dès les premières cases, on peut contempler de sublimes décors et surtout partager la joie de ces deux héroïnes au contact de cette partie du monde. Ce qui est fantastique, c’est d’avoir réussi à transformer le post-apo en une expérience bien différente de ce que l’on connaît habituellement. Il n’est pas question ici d’un combat éprouvant pour survivre, mais une occasion de découvrir le Japon sous un angle unique. Quand on accompagne notre binôme tout au long de leurs arrêts, on a cette sensation d’être un témoin privilégié de ces lieux emblématiques. En plus de ça, le fait d’avoir transformé la société humaine pour y montrer cette nature qui reprend le dessus donne un tableau encore plus envoûtant. C’est le mélange des deux qui donne un formidable cachet à cette aventure en plus d’avoir bien d’autres points forts. Dans le lot, on peut d’ailleurs citer la bonne humeur communicative de Yôko et sa complicité avec sa camarade. Même quand le voyage s’emballe un peu trop, on n’a jamais le sentiment d’être en grand danger. Au contraire, on a presque l’impression que tout ça fait partie du charme de cette expédition et que cela n’enlève en rien le sourire de nos héroïnes. 

Avec elles, on retrouve ce goût à la découverte des petites choses qui nous entourent. Des bâtiments que l’on peut avoir vu des centaines de fois se transforment alors en des paysages magnifiques. L’Apocalypse n’aura jamais été aussi chaleureuse qu’entre ces pages et c’est fantastique d’être parvenu à un tel résultat. Sans oublier que l’on n’est pas uniquement dans une balade sans but précis. Il y en a un qui est parfaitement trouvé pour lancer cette épopée et qu’elle puisse durer un long moment. En dehors de ça, cette série se montre aussi comme une très belle occasion de découvrir certains lieux emblématiques du Japon sans forcément l’effervescence que l’on peut y voir habituellement. Quand on pose le regard sur ces planches, c’est comme si on se retrouvait juste avec ce binôme au sein d’un pays maintenant silencieux et pourtant si riche en souvenirs. En fait, on a juste aucune envie que cette escapade s’arrête tant elle réussit à accomplir l’objectif principal de tout manga qui est de nous évader. Dès l’instant où l’on pose les yeux sur le début de ce périple, nous faisons partie des bagages. On se laisse trimbaler avec joie d’un endroit à l’autre en observant avec admiration tout ce qui nous entoure. La beauté de la nature couplée à la créativité humaine donne alors un résultat exceptionnel. Un petit instant de bonheur que l’on savoure pleinement et où l’on en ressort plus grand. Comme on le disait plus haut, une carte postale qui sert de symbole à tout ce que l’on peut vivre au sein de ces chapitres.

Face à ce début d’aventure, Les Promeneuses de l’Apocalypse réussit un pari assez fou qui est de nous faire voir le post-apo d’un œil totalement différent. Il n’est pas question ici de survivre ou bien de se frotter à des ennemis prêts à tout pour détrousser les pauvres âmes égarées. On est ici simplement pour profiter de ce périple qui se veut à la fois chaleureux et instructif à l’égard de cet environnement que l’on découvre. Même en connaissant bien le Japon, ce premier acte parvient à nous proposer une vision impressionnante des endroits mythiques de ce pays. Une véritable carte postale !

Les Promeneuses de l’Apocalypse débute leur périple

Dire que l’on a apprécié ce premier volume des Promeneuses de l’Apocalypse serait un euphémisme. On a adoré de bout en bout ce qui fut proposé tout au long de cette introduction. En plus de ça, on a l’exemple typique ici du voyage qui est tout aussi intéressant que le but à atteindre. D’ailleurs, l’objectif fixé initialement est avant tout une chance pour nos deux héroïnes de partir explorer ces vastes contrées. En plus de ça, le mangaka a vraiment tout fait pour que l’on s’attache à ce binôme qui peut autant être très touchant que drôle. Il suffit de voir certains échanges entre eux pour avoir le sourire aux lèvres et connaître un plaisir simple, mais diablement efficace. Cependant, la plus grande force de cette série vient bien sûr de sa faculté à nous faire oublier tout ce qui nous entoure pour nous emmener sur cette moto. Les paysages que l’on admire, les péripéties que l’on vit et les choses que l’on découvre forment toute l’âme de cette expérience littéraire. En fusionnant avec les vestiges de la société humaine, la nature nous offre l’une de ses plus belles peintures et chaque décor que l’on observe se transforme en un émerveillement. Un parti-pris qui transforme un genre comme le post-apo en une épopée diamétralement différente de ce que l’on peut avoir dans ce registre. L’absence d’être humain transforme cette virée en un moment unique que l’on ne partage qu’avec ces demoiselles et ceux qui tentent l’aventure. 

Vous l’aurez donc compris en lisant ces quelques lignes, mais on a eu un immense coup de cœur pour ce premier volume des Promeneuses de l’Apocalypse. Un récit qui a parfaitement su remplir son objectif de base tout en nous offrant d’autres belles promesses. On a vraiment cette sensation de vivre un road-trip avec ses quelques embûches, mais qui font partie intégrante de l’aventure. Je pense que l’on a devant nous une œuvre qui peut aisément plaire au plus grand nombre, car on se tient devant une lecture qui offre un voyage de rêve. Contemplatif à certains moments, la série ne s’attarde pas uniquement sur ça et parvient aussi à proposer un duo adorable et qui rythme à merveille les escales que l’on fait. Il n’est donc pas tant question ici de recommander cet ouvrage à des lecteurs précis. Le travail de Sakae Saito peut être apprécié par tous et surtout nous donne l’incroyable chance de traverser les frontières à la découverte de fabuleux panoramas sous un angle unique. Un titre qui a sa place dans n’importe quelle bibliothèque. A présent, on a quelques questions qui nous trottent dans la tête pour conclure cette chronique. Est-ce que nos deux compagnons de route atteindront leur objectif ? Quelle sera la prochaine étape de leur balade ? Quels obstacles devront-elles surmonter ? Ce voyage finira-t-il par venir à bout de leur détermination ? Quels lieux mythiques pourrons-nous observer dans les prochains chapitres ? Peu importe la réponse à ces questions tant que l’on arrive à maintenir ce cap. On a déjà envie de repartir sur les routes en compagnie de ce tandem de choc.

N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre propre avis ainsi que votre ressenti sur ce premier volume des Promeneuses de l’Apocalypse. Avez-vous apprécié la proposition de ce manga en matière de récit post-apocalyptique ? Trouvez-vous que l’on s’attache rapidement à ce duo ? Est-ce que vous avez ressenti un profond sentiment d’évasion en parcourant ces quelques pages ? Trouvez-vous que le parti-pris est efficace et permet une expérience assez unique en son genre ? Avez-vous apprécié découvrir une partie du Japon de cette manière ? Qu’attendez-vous pour la suite de la licence ? On reste à votre disposition pour échanger, discuter et débattre autour de ce sujet.

Les Promeneuses de l'Apocalypse - visite

© 2020 Saitoh Sakae, ASCII Media Works

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.