Sélection estivale 2026 : 5 titres pour les vacances
Alors que l’on attaque la trêve estivale, je me suis dit que comme l’année dernière, j’allais vous proposer une sélection de 5 titres à embarquer avec vous. En plus de ça, c’est aussi l’occasion pour moi de vous faire un petit bilan de ce premier semestre 2026 qui a tout de même réserver pas mal de belles surprises. Il n’est pas tant question ici de vous parler de mangas qui collent à l’ambiance de la saison, mais qui sauront vous offrir un beau moment de lecture. J’ai donc choisi exprès des nouveautés parues en ce début d’année et qui peuvent être facilement trouvables un peu partout. En plus de ça, j’ai fait exprès de prendre des séries diversifiées afin que chacun puisse trouver son bonheur. Préparez-vous à faire une petite liste pour des titres qui pourront vous accompagner partout où vous allez durant cette période ou même si vous décidez de vous prélassez chez vous. Il faut dire que c’est le moment parfait pour se lancer dans de nouvelles aventures ou bien vider sa PAL qui, comme on le sait, est toujours conséquente !
Tani & Suzuki

Ma découverte de Tani & Suzuki est la preuve qu’une œuvre n’a pas besoin de révolutionner son genre pour marquer les esprits. Son postulat de départ peut sembler familier, mais ce manga dégage une identité et une atmosphère qui lui sont propres. J’ai eu l’impression de lire une véritable tranche de vie qui parvient à se distinguer par sa manière de mettre en scène les relations entre ses personnages. Avec beaucoup d’humour, de bienveillance et une immense tendresse, la mangaka nous plonge dans le quotidien de ces lycéens, sans jamais se limiter à son duo principal. On se laisse rapidement emporter par cette ambiance chaleureuse, légère et pleine de bonne humeur qui constitue toute la force du récit. C’est un vrai plaisir de voir ces personnages évoluer, nouer de nouvelles amitiés, partager des échanges aussi drôles que touchants ou simplement découvrir, chacun à leur façon, ce que signifie tomber amoureux. C’est précisément dans cette sincérité et cette douceur que Tani & Suzuki trouve sa singularité.
Impossible de refermer cette série sans afficher un large sourire tant on s’attache à Tani et Suzuki. Derrière son apparente froideur et son côté parfois abrupt, Tani cache en réalité un garçon maladroit, incapable de savoir comment se comporter avec les autres, et plus encore avec celle qui fait battre son cœur. Face à lui, Suzuki déborde d’énergie, véritable boule de dynamisme qui semble être son opposée en tout point. Pourtant, elle partage avec lui la même peur de dévoiler ses sentiments. Deux personnalités très différentes, deux façons d’appréhender l’amour, mais une évidence qui s’impose peu à peu : ils sont faits pour se rencontrer. Cette lecture m’a offert un agréable vent de fraîcheur et, surtout, beaucoup de joie à chaque page tournée. Que ce soit grâce à une romance simple mais terriblement efficace ou à un humour qui a constamment fait mouche, la série ne m’a jamais laissé le temps de m’ennuyer. J’ai également eu énormément d’affection pour l’ensemble du casting, des personnages bienveillants qui participent pleinement à cette atmosphère légère et réconfortante, sans jamais tomber dans une naïveté excessive. Au contraire, le manga propose une vision juste et touchante des premiers sentiments, rappelant qu’il est important d’avancer à son propre rythme lorsqu’une relation naît, surtout à un âge où l’on découvre encore ce que signifie aimer quelqu’un. Le récit n’oublie d’ailleurs pas d’introduire quelques instants de doute et d’incertitude qui apportent davantage de profondeur à l’ensemble et montrent qu’il ne s’agit pas uniquement d’une simple comédie romantique.
Si vous cherchez une lecture capable de vous faire sourire, de vous changer les idées et de vous faire passer un excellent moment en compagnie de personnages aussi attachants que drôles, alors ne passez surtout pas à côté de Tani & Suzuki.
Ichi the Witch

Je pourrais en parler d’Ichi the Witch pendant des heures tant cette série regorge de belles idées et de promesses enthousiasmantes. Il faut bien sûr évoquer son univers et ses personnages, mais aussi sur l’équilibre remarquable que le titre trouve entre humour, action et réflexion autour de la place d’un personnage comme Ichi dans cette société. Les thématiques abordées à travers son regard sont elles aussi particulièrement intéressantes et pertinentes. Il est facile de comprendre pourquoi ce manga suscite autant d’intérêt depuis son lancement. Son potentiel saute immédiatement aux yeux et quel plaisir de découvrir une aventure aussi ambitieuse qui parvient à nous captiver dès les premières pages. Que ce soit par son scénario ou par sa direction artistique, le fond et la forme se répondent avec une harmonie impressionnante. Chaque planche est un véritable terrain d’exploration où le regard s’attarde sur le moindre détail. Une fois immergé dans cet univers, il devient difficile d’en sortir tant il semble vaste et foisonnant. On referme chaque tome avec une seule envie : y retourner. C’est sans doute la plus grande force d’Ichi the Witch, celle d’offrir une véritable sensation de découverte tout en insufflant une fraîcheur bienvenue à la fantasy. Une lecture aussi divertissante qu’émerveillante, portée par le talent de deux artistes qui donnent vie à un monde aussi magique que fascinant. Les fondations d’une épopée qui s’annonce déjà grandiose.
Vous l’aurez compris, la série est un immense coup de cœur qui peut totalement convenir à une découverte estivale. À l’image d’Ichi, on découvre progressivement un monde qui ne cesse de s’étendre à mesure que l’on quitte la forêt pour explorer de nouveaux horizons. Chaque étape du voyage apporte son lot de surprises, de rencontres marquantes et d’adversaires, parfois inquiétants, parfois étonnamment attachants. Ichi the Witch ne fait que commencer à écrire sa légende, mais il repose déjà sur des bases particulièrement solides. La complémentarité des deux mangakas transparaît dans chaque chapitre et donne naissance à une œuvre d’une grande cohérence. Si vous êtes à la recherche d’une nouvelle référence de la fantasy, dotée d’un potentiel immense, je ne peux que vous conseiller de vous lancer dans cette aventure
Star: Strike it Rich

Si vous êtes déjà familiers avec l’univers de Kengan Ashura, Kengan Omega ou encore Dumbbell, vous ne serez pas dépaysés en découvrant Star: Strike it Rich. Cette nouvelle série parvient à se démarquer des précédentes œuvres de l’auteur grâce à plusieurs choix particulièrement judicieux. Le fait d’assister à la création d’une organisation clandestine de combats est notamment une excellente idée, car cela nous implique immédiatement dans son développement. On découvre son fonctionnement, les obstacles qui se dressent sur sa route, mais aussi la manière dont ses fondatrices et ses combattantes vont façonner son avenir. Bien sûr, les affrontements restent volontairement spectaculaires et parfois excessifs, mais c’est précisément ce qui fait leur charme. Chaque combat est pensé comme un véritable show où l’intensité ne retombe jamais. On a réellement l’impression d’être installé dans les gradins, à retenir son souffle et à encourager la combattante qui a su gagner notre faveur. À cela s’ajoute un véritable travail de caractérisation des différentes guerrières. Celles qui occupent le devant de la scène possèdent chacune une identité forte, aussi bien dans leur personnalité que dans leur manière de combattre. J’ai d’ailleurs été particulièrement impressionné par la mise en scène des affrontements, qui retranscrit parfaitement la violence des impacts, la puissance des coups et la détermination de ces athlètes d’exception. Chaque duel devient alors bien plus qu’un simple échange de coups : une véritable épreuve de force qui captive jusqu’à la dernière page.
Vous l’aurez compris, Star: Strike it Rich est une excellente surprise de ce premier semestre. Certes, la série ne cherche pas à raconter un récit particulièrement complexe ou à développer une intrigue philosophique. Son objectif est avant tout de proposer un manga de combats efficace, et dans ce registre, l’auteur démontre à quel point son expérience s’est affinée au fil des années. À mes yeux, il s’agit même de l’une de ses introductions les plus convaincantes. Dès ces premiers volumes, l’envie de découvrir les prochaines combattantes qui rejoindront cette organisation est déjà bien présente. D’autant que quelques zones d’ombre entourent encore Hina, dont le passé laisse entrevoir une histoire bien plus sombre qu’il n’y paraît. Derrière son aspect de pur défouloir, Star: Strike it Rich pose ainsi les bases d’un univers qui semble avoir de nombreuses choses à raconter. Si vous avez apprécié les précédentes œuvres de l’auteur ou si vous êtes simplement amateur de combats aussi explosifs que maîtrisés, cette nouvelle série mérite clairement votre attention.
Shiba Inu Rooms

Ce n’est pas pour rien que Shiba Inu Rooms rencontre un tel succès. À première vue, le manga pourrait donner l’impression de reprendre une formule assez classique dans le registre des récits animaliers. Pourtant, il ne faut que quelques pages pour réaliser qu’il possède une identité et un charme qui lui sont propres. Il faut d’ailleurs saluer le trait de la mangaka, qui excelle à retranscrire les expressions de ses personnages, et plus particulièrement celles de Muu. Leurs mimiques, volontairement exagérées, participent énormément à l’humour et rendent chaque scène encore plus vivante. On ouvre ce manga en craquant devant l’adorable bouille de ce petit shiba, puis on se laisse progressivement entraîner dans une tranche de vie où le surnaturel se mêle avec beaucoup de justesse à l’émotion. Derrière ses situations cocasses et son ton léger, Shiba Inu Rooms aborde des thèmes universels comme la solitude, l’isolement, le réconfort que peut apporter un animal ou encore les nombreux doutes qui accompagnent l’adolescence. Tous ces éléments enrichissent considérablement le récit et lui donnent une profondeur que l’on ne soupçonne pas forcément au départ.
Pour ma part, cette série m’a profondément touché. Si les premiers chapitres misent avant tout sur l’humour, on comprend rapidement que le manga a bien davantage à offrir. Derrière les gags et les échanges décalés se cache une histoire sincère, pleine de tendresse et de sensibilité. C’est le genre de lecture réconfortante qui alterne naturellement les rires, les sourires et des moments plus émouvants, jusqu’à toucher la corde sensible. Une fois ce premier tome refermé, une seule envie demeure : retrouver Muu et sa nouvelle amie pour partager d’autres instants aussi drôles qu’attachants. Vous l’aurez compris, Shiba Inu Rooms est un très beau coup de cœur que je recommande au plus grand nombre. Au-delà de mon affection toute particulière pour les chiens, je trouve que cette nouvelle série possède un potentiel remarquable. J’ai surtout le sentiment qu’elle fait partie de ces œuvres qui deviennent toujours plus attachantes à mesure que l’on retrouve leurs personnages. Chaque nouveau tome promet de renforcer ce lien avec un casting aussi touchant du côté des humains que des compagnons à quatre pattes.
Dans une période où le quotidien peut parfois sembler pesant, ce manga offre une véritable parenthèse de douceur. Il rappelle avec beaucoup de justesse combien la présence d’un animal peut être rassurante et combien le lien que l’on tisse avec lui est capable d’apaiser la solitude. Une lecture idéale pour se changer les idées, mais aussi un très beau titre à offrir à tous les amoureux des animaux et des histoires pleines de chaleur humaine.
Basara

Pour finir, je ne pouvais pas ne pas parler de Basara. Il est facile de comprendre, dès le premier volume, pourquoi le manga est devenu un véritable classique. Dès le départ, on perçoit l’immense potentiel de cette fresque et tout ce qui fera sa force au fil des tomes. L’un de ses plus grands atouts réside sans aucun doute dans son écriture, à commencer par celle de ses personnages. Yumi Tamura construit un casting d’une remarquable richesse, où chacun possède ses propres motivations et refuse de se limiter à un simple rôle prédéfini. Le Roi Rouge en est d’ailleurs l’exemple parfait. Présenté dans un premier temps comme l’antagoniste à renverser, il laisse rapidement entrevoir une personnalité bien plus nuancée, tiraillée par les attentes de sa famille et les responsabilités qui lui incombent. Cette complexité ne diminue en rien les émotions que suscite le récit ; elle les renforce au contraire, en rappelant que personne n’est entièrement défini par l’image que les autres projettent sur lui. C’est toute la force de Basara, qui dépasse le simple affrontement entre le bien et le mal pour proposer une réflexion sur le destin, les croyances et le regard que l’on porte sur autrui.
Dans un monde où tous les espoirs reposent sur une figure prophétique, le manga n’oublie jamais de remettre l’humain au centre de son récit. Impossible, dès lors, de ne pas soutenir Sarasa dans le combat qu’elle choisit de mener. Peu importe son genre, elle avance avant tout portée par ses convictions et une détermination sans faille, prête à affronter tous les obstacles, quels qu’en soient les risques. Le retour d’un classique qui mérite largement d’être redécouvert.
Comme lors de ma première lecture, Basara reste un immense coup de cœur. Cette nouvelle édition proposée par Kana permet d’ailleurs d’apprécier encore davantage le travail de Yumi Tamura, aussi bien dans son dessin que dans la richesse de son récit. Je suis sincèrement heureux de voir cette œuvre revenir en librairie, tant elle demeure, à mes yeux, une référence incontournable du manga. Au-delà de ses nombreuses qualités narratives, Basara est aussi une formidable démonstration de tout ce que le manga est capable d’offrir. J’espère donc que cette réédition permettra à une nouvelle génération de lecteurs et de lectrices de découvrir cette pépite, dont l’influence sur le médium est indéniable. Si vous recherchez une grande aventure, portée par des personnages inoubliables, un univers passionnant et une écriture d’une rare justesse, Basara est une lecture incontournable.

