Ma collection RPG #44 : Ys X Nordics
En cette période estivale, j’avais envie de vous proposer un numéro un peu spécial de “Ma collection RPG”. En effet, cela fait déjà quasiment deux ans que je vous propose ce rendez-vous (que le temps passe vite). Mais ça va aussi faire bientôt un an que j’ai replongé à fond dans le gaming grâce à un jeu en particulier. Un titre que j’ai déjà pu aborder il y a quelques mois et qui méritait amplement que je lui dédie aussi une chronique de ce type. Il s’agit de Ys X Nordics, dixième opus de la fameuse licence de JRPG. Autant le dire tout de suite, je ne suis pas le plus grand connaisseur de cette franchise, n’ayant fait que des épisodes assez récents. Mais même si le jeu est récent, cela n’enlève en rien à l’impact que celui-ci a pu avoir sur moi. Car oui, cette aventure sur les mers a été une grosse claque pour moi alors qu’il y a pourtant pas mal de choses à dire. Un très bon exemple à quel point un jeu peut avoir un impact considérable sur un joueur sans forcément être le titre qui va être au centre de toutes les discussions. Préparez-vous pour ce nouveau chapitre qui sera aussi très personnel.
Voguer sur les flots
Comme je l’ai évoqué plus haut, je connaissais de nom la licence Ys, mais je n’avais fait que très peu d’opus. Ce sont vraiment les derniers épisodes que j’ai pu découvrir et je trouvais la licence vraiment plaisante. Même si je n’ai jamais pris le temps de l’explorer en profondeur, j’étais tout de même très intrigué par le parti-pris, par exemple, d’avoir toujours le même héros. Cela donne une approche assez unique de cette saga qui compte déjà beaucoup d’épisodes et où l’on assiste au développement de ce héros au fil de ses voyages. Et je vais vous dire en quoi cette dixième expédition d’Adol a autant su me séduire. Tout d’abord, concernant le jeu en lui-même, j’ai trouvé le rythme efficace avec des antagonistes marquants, des enjeux forts qui arrivent assez vite et un gameplay que j’ai adoré. L’idée de faire une épopée se basant dans un archipel de plusieurs îles est géniale étant donné que ça amène énormément d’éléments en lien avec la navigation. On a notre navire qui va nous servir de QG où l’on va recruter pas mal d’alliés ayant chacun leur rôle. Il est aussi possible d’optimiser notre transport pour faire face aux ennemis qui se dresseront sur notre route. En fait, même s’il y a des limites sur certains points, je trouve que le jeu arrive à être d’une richesse qui donne constamment envie de tout explorer. On est clairement dans le type d’épopée qui réveille en nous notre âme d’aventurier et c’est génial d’avoir un tel sentiment.
Cela donne vraiment des ailes pour avoir envie de tout faire et d’aller au bout de cette histoire. De plus, la dynamique entre les deux protagonistes est réussie et le titre joue justement à fond dessus autant sur l’écriture que sur le gameplay. Les ambitions ne sont pas forcément celles des grands classiques que l’on peut voir habituellement, mais pour moi, Ys X Nordics a été une véritable bouffée d’air frais. Cela me permet de rebondir sur ça pour parler du contexte dans lequel j’ai découvert le jeu. Une manière de montrer qu’il peut aussi y avoir une question de mood qui peut impacter notre perception de toute œuvre. Il faut savoir que l’année dernière, quand je me suis lancé dans ce titre, je n’étais pas forcément dans une bonne passe (ça n’a malheureusement pas trop changé…). Et c’est vraiment sans grande conviction que je me suis lancé dans ce dixième opus. Et là, j’ai pris une claque, car j’avais devant moi un récit qui m’a donné un pur sentiment d’évasion. A chaque fois que j’étais manette en main, je prenais un plaisir monstre à accompagner Adol. J’oubliais, le temps de quelques heures, les problèmes que je pouvais avoir. Mais en plus de ça, c’est le jeu qui m’a replongé énormément dans le gaming. Je n’ai jamais laissé de côté ce médium, mais il est vrai que j’avais réduit pour me concentrer aussi sur d’autres choses. Là, je retrouvais cette joie d’explorer des mondes uniques à travers ma console et l’écran. Et comme si ça ne suffisait pas, c’est aussi avec Ys que je me suis pleinement lancé dans la chasse aux trophées. En effet, je venais de finir le jeu et il me restait juste un truc à faire qui était de refaire l’aventure dans la difficulté max. J’avais tellement apprécié mon expérience que j’ai relancé une partie sans la moindre hésitation. Un bonheur qui m’a rappelé aussi pourquoi j’aime autant le gaming.
Ys X Nordics a signé un changement
J’avais à cœur de dédier un numéro à Ys étant donné tout ce qu’il a su m’offrir comme émotions durant mes deux parties. Le genre de titres qui, en plus d’être un vrai plaisir à jouer, est tombé au bon moment entre mes mains. Ce qui devait n’être qu’une petite épopée pour me changer un peu les idées s’est transformée en un voyage inoubliable que j’ai adoré de bout en bout. Cela m’a évidemment donné envie de découvrir la licence dans sa globalité. C’est là aussi où je me rends compte que l’appréciation d’un jeu vidéo est bien sûr une question de goûts personnels, mais aussi de tout un tas de facteurs qui peuvent débarquer en même temps. Peut-être que je n’aurais pas été autant envoûté si ça avait été dans un autre contexte. Et c’est aussi ce qui fait la beauté de ce médium. On a tous notre propre ressenti, mais aussi une expérience personnelle à l’égard d’un jeu. L’état dans lequel on est au moment de lancer une partie peut ainsi impacter fortement comment on va vivre l’aventure en question. Ce fut mon cas ici et je suis vraiment heureux d’avoir pu connaître un tel sentiment d’évasion grâce à ce titre. Il n’est pas forcément nécessaire d’avoir de grosses ambitions ou bien de chercher à renouveler un genre pour convaincre. Parfois, il suffit juste d’immerger le joueur dans ce qu’il va découvrir pour que celui-ci soit totalement en phase avec ce périple. Ys X Nordics est donc devenu un jeu qui compte beaucoup pour moi grâce à tout ce qu’il m’a apporté à un moment où je pouvais en avoir grandement besoin.
Et au-delà de tout l’aspect personnel, ce dixième épisode a aussi énormément de qualités. Le genre d’aventure qui a un charme fou et sait comment nous emporter dans son histoire. Son gameplay, ses personnages, son histoire et tout l’univers qui nous est dépeint sont autant d’éléments qui rendent cette découverte magique. Rien que le fait d’en parler à travers ces quelques lignes me donne l’envie de relancer une session. Le jeu vidéo m’a rappelé ici à quel point il peut délivrer des moments inoubliables et donner vie à des souvenirs indélébiles. C’est aussi ça la beauté du gaming qui n’est pas juste qu’un divertissement. Il s’agit aussi d’un formidable moyen d’expression pour donner vie à un imaginaire pouvant créer une infinité d’histoires. J’espère que cette chronique vous a plu et surtout qu’elle vous donnera envie de découvrir cette licence qui regorge de qualités. D’ailleurs, je suis curieux de savoir si vous aussi vous avez un jeu qui est arrivé au bon moment dans votre vie. Le genre d’expérience vidéoludique qui vous a offert l’un des instants les plus forts de votre quotidien de joueur.

