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The Last Witch’s Story

On est dans la dernière ligne droite avant Halloween et c’est encore plus l’occasion de se laisser emporter par un peu plus de magie. C’est là que l’on peut compter sur les éditeurs pour nous proposer bon nombre de séries parfaites pour cette période. Et cette fois, je retourne du côté de chez Glénat pour vous parler de la deuxième nouveauté récente ayant rejoint leur catalogue. En effet, j’ai parlé la semaine dernière de l’excellent premier tome de Yubooh et il est maintenant temps de vous parler de l’autre grosse surprise que j’ai pu lire. Il s’agit du one shot The Last Witch’s Story. Rien qu’à son titre, on sait que l’on est dans une lecture qui s’annonce idéale en cette semaine. Je l’avoue, je me suis lancé dans cette lecture avant tout porté par ma curiosité habituelle. Et je dois dire que je remercie encore une fois celle-ci de me pousser à explorer toujours plus d’aventures inédites. Je peux déjà vous dire que cette lecture arrive à nous emmener avec brio jusqu’au bout de son histoire et va apporter une magie bien spécifique : celle du cœur. Préparez-vous à découvrir le récit de plusieurs sorcières cherchant juste à vivre en paix.

Un reportage ensorcelé

Dès le départ, j’ai adoré la proposition de The Last Witch’s Story en promettant une idée de base assez originale. Megumi, journaliste, parcourt le monde afin de rencontrer toutes ces sorcières et d’écouter leur histoire. Rien qu’avec ça, on peut déjà imaginer une narration prometteuse et collant parfaitement avec l’ambiance globale de l’œuvre. Oui, ce one shot utilise le fantastique propre à ces personnages non pas pour en mettre plein la vue, mais pour nous raconter une histoire bien plus personnelle et émouvante. Les sorts s’estompent pour laisser place aux discours de ces femmes traquées depuis tant d’années.

A chaque sorcière son histoire

Comme je l’ai dit un peu plus haut, The Last Witch’s Story a déjà, à mon sens, un atout de taille qui concerne sa narration découlant directement de son concept initial. A travers Megumi, on va voyager de par le monde pour faire la rencontre de nombreuses sorcières. Chaque chapitre est ainsi axé sur le récit de l’une d’entre elles avec, pour fil rouge, cette fameuse “dernière sorcière” qui semble avoir eu un impact considérable sur la vie de ses compatriotes. Si je dis que la narration est une qualité importante dans ce récit, c’est justement parce que le fait d’être à l’écoute de ces témoignages correspond autant à la mission de notre protagoniste en tant que journaliste qu’une excellente manière de donner de la place à ces gens qui ont tant de choses à nous dire. D’ailleurs, la magie n’a finalement que très peu de place au sein de ces pages. On aborde celle-ci, mais pour traiter d’un sujet bien réel qui est la peur de l’inconnu et de la différence. Oui, ce one shot est bien plus proche d’une tranche de vie dramatique que d’un manga fantastique et c’est une excellente chose. Cela nous permet de pleinement apprécier ce qui nous est raconté et surtout la profondeur des messages véhiculés. On voit ici des jeunes femmes qui ont été persécutées et qui ont simplement eu la chance de rencontrer cette “mentor” qui leur a permis d’échapper à leur funeste destin.

Face à nous se tiennent avant tout des personnes cherchant juste à vivre en paix et on ne peut qu’être bouleversé en entendant les épreuves qu’elles ont traversé. Certaines cherchent à protéger ce qui leur est chère tandis que d’autres parviennent à se faire une nouvelle vie dans un autre pays. On nous montre à quel point la crainte des autres peut détruire des vies et ces témoignages font un peu office de cri du cœur de ces gens afin que le monde puisse enfin comprendre qu’il faut avant tout s’ouvrir aux autres plutôt que de prêcher la haine. Et si les thématiques abordées sont aussi bouleversantes que touchantes, on va aussi être agréablement surpris par une révélation qui change aussi notre regard sur l’ensemble de cet ouvrage. Cela appuie encore plus tout ce que l’artiste a voulu raconter et surtout à quel point l’amour et l’entraide se doivent d’être privilégiés. C’est à travers de tels sentiments que l’on peut déplacer des montagnes et surtout changer de façon positive la vie de ceux qui nous sont proches. Une lecture qui brille autant dans la forme que dans son écriture et qui fait que l’on ne peut ressortir insensible face à tout ce que l’on va entendre. Et cela montre aussi que du début jusqu’à la fin, le mangaka est parvenu à nous emmener là où il voulait et avec maestria. Oui, il n’est pas question de sorts impressionnants ou même d’une dose de féérie, mais d’une lecture qui utilise avec brio cette touche fantastique pour traiter de sujets qui nous concernent tous.

J’apprécie tellement le fait que The Last Witch’s Story utilise l’imaginaire autour des sorcières non pas pour nous conter un récit spectaculaire, mais intimiste avant tout. Nous ne sommes pas le témoin direct de la moindre magie, car ce qui compte avant tout ici sont les témoignages de ces personnes qui ont été souvent chassées ou qui ont tellement souffert juste parce qu’elles possèdent des pouvoirs extraordinaires. Le genre de récit qui remet l’humain sur le devant de la scène en montrant que derrière ces sorcières se cachent avant tout des âmes brisées tentant de se reconstruire.

The Last Witch’s Story conjure la malédiction

Avec The Last Witch’s Story, je retrouve tout ce que j’aime dans le manga. Une histoire qui nous touche en plein cœur et qui nous pousse à réfléchir sur notre vision du monde et des gens qui nous entourent. On ne peut rester impassible devant ces quelques sorcières qui savent pertinemment le calvaire que va être leur vie du fait de leur longévité et en même temps de leur incapacité à faire perdurer leur art. Et pourtant, on est face à un manga qui porte de l’espoir. Il nous rappelle la beauté de la vie et l’importance de savourer ces petits plaisirs de notre quotidien. En tant que lecteur, on prend conscience du fait de chérir le présent, car on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Et ce one shot est aussi une ode à l’amour et ce que l’on peut faire pour l’être aimé. Et je trouve que c’est vital d’avoir des récits comme ça qui arrivent à être autant divertissant que vecteur d’émotions aussi fortes. Une découverte qui enrichit notre esprit et nous transmet des valeurs importantes que l’on a trop tendance à oublier. A cela s’ajoute aussi toute cette notion de drame humain que l’on va ressentir au fil des récits et souvenirs de ces sorcières. On enchaîne les pages à la fois le cœur serré de connaître toutes les souffrances qu’elles ont pu subir tout en ayant cet espoir à chaque fois que l’on voit leur nouvel avenir. Une invitation à construire un futur meilleur pour chacun afin que tout le monde puisse s’épanouir.

A travers ces quelques lignes, j’espère vous avoir transmis tout l’attrait que j’ai eu pour The Last Witch’s Story et surtout le coup de cœur que ça a été. Le type d’expérience littéraire que j’apprécie énormément pour tout ce que j’ai cité plus haut. Mais je tiens aussi à souligner l’excellent travail de l’auteur pour avoir su retranscrire tout ça en un one shot. On a autant un très bel ouvrage entre les mains qu’une histoire qui peut toucher un grand nombre de personnes. Alors oui, on est sur un enchaînement de témoignages qui peut donner l’impression que l’on se focalise seulement sur des petits récits. Mais on se rend vite compte que derrière tout ça, il y a aussi un fil rouge qui se tisse et qui montre que ce manga va bien plus loin que ça. Un parfait équilibre entre divertissement, leçons de vie et une mise à l’honneur de l’être humain se trouvant derrière la sorcière. Si vous souhaitez une lecture touchante et qui saura vous convaincre en un seul volume alors n’hésitez pas un seul instant. Évidemment, il n’y a pas de questions ici qui viennent se poser étant donné que tout nous est raconté au sein de ces pages. Mais je profite de cette découverte et de cette fin de chronique pour réitérer l’importance de se laisser porter par cette curiosité qui nous anime, car elle permet souvent de tomber sur d’incroyables surprises. Et surtout, comme nous le montre très bien ce titre, profitez de l’instant présent tout en étant ouvert d’esprit à l’égard de ceux et celles qui ont leurs différences, mais qui sont tout autant humains que chacun de nous.

N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre propre avis ainsi que votre ressenti concernant ce one shot qu’est The Last Witch’s Story. Trouvez-vous que l’artiste a su aller au bout de son idée ? Avez-vous été profondément touché par le témoignage de ces sorcières ? Trouvez-vous que le titre arrive à traiter avec brio de tous ces sujets sur la différence, l’intolérance de certains et cette simple envie de vivre en paix ? Appréciez-vous tout ce qui va être raconté à travers le périple de Megumi et les surprises que l’on a durant son voyage ? Je reste à votre disposition pour échanger, discuter et débattre autour de ce sujet.

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