Dog End

Dog End tome 1 : un duo plus qu’improbable

Il n’y a pas à dire, l’univers du manga ne cesse de nous faire voyager à travers une multitude de mondes. À chaque fois, c’est une nouvelle porte qui s’ouvre sur un nouvel univers inédit. Après avoir plongé dans le médiéval fantastique, il est grand temps de revenir à une époque plus contemporaine. Pour cela, on va vous parler du premier tome de Dog End, édité chez Kana. Ce manga nous propose un concentré d’action pur et dur qui fait plaisir à voir. Il faut dire que ce récit est porté par un tandem très efficace et qui porte l’histoire à un tout autre niveau. Derrière son côté très “classique”, ce titre fait preuve d’une puissance incroyable au niveau de ses combats et de ses personnages. Une lecture bien musclée que l’on va aborder immédiatement. Il est grand temps d’assister à l’association improbable d’un membre des forces de l’ordre et d’un tueur sanguinaire.

L’assassin et le policier

Dog End-alliance improbableDog End, imaginé par Yurikawa, nous propulse dans un Japon contemporain. On y fait la connaissance de l’inspecteur Kiichirô Hatori. Cet homme un peu trop zélé se voit confier une mission confidentielle de la plus haute importance. Celle-ci consiste à jouer les gardes du corps pour une jeune fille très spéciale. Cette dernière se nomme Mana Narusawa et s’avère être la cible d’une bande de tueurs hors du commun. Malgré le danger que représente cette tâche, Hatori ne semble aucunement effrayé et est bien décidé à faire son devoir. Cependant, il s’avère qu’il ne sera pas seul pour protéger la demoiselle de quatorze ans. Il faut dire que ceux qui en ont après elle ne sont nul autre que la ligue des assassins. Celle-ci rassemble des experts du meurtre aux capacités incroyables. Afin de lutter face à un tel groupe, notre inspecteur va devoir s’allier à un assassin légendaire. Le membre des forces de l’ordre n’est absolument pas convaincu de l’utilité de faire appel à ce genre d’individus. C’est alors que son chef décide de lui montrer une vidéo du dernier contrat de cet homme.

Le spectacle qui se joue sur l’écran arrive même à déstabiliser le célèbre sang-froid de Kiichirô. Les images qui s’enchaînent montrent un homme encapuchonné parvenant à annihiler toute une bande de mafieux sans même subir la moindre blessure. C’est un véritable massacre que réalise ce tueur dont le sourire carnassier suffit à instaurer la peur dans le coeur de ses ennemis. Il fut finalement appréhendé et est maintenant emprisonné dans une pièce secrète. Hatori décide donc d’aller à la rencontre du célèbre Black Dog dont le véritable nom est Kuromaru Wakatsuki. Sa surprise est alors totale en le voyant. Il voit un homme s’adonnant aux jeux vidéo et ne semblant absolument pas dangereux. Malgré cette première impression surprenante, notre policier ne fléchit pas et explique donc le marché qu’on lui propose. Ainsi débute une course-poursuite haletante où l’ambition d’un flic va se mêler aux capacités surhumaines d’un meurtrier afin de lutter face à des adversaires redoutables.

Ce qui fait avant tout la force de ce premier tome de Dog End est l’introduction de ses protagonistes. Kuromaru et Hatori forment une paire invraisemblable qui dégage une aura incroyable alors que tout les oppose. Deux hommes aux antipodes l’un de l’autre, mais qui pourrait bien donner naissance à un duo mémorable.

Une alliance qui fait mouche

Au moment où l’on a assisté à la réunion des deux personnages centraux de cette histoire, on a tout de suite senti que cette combinaison allait faire des étincelles. La suite du récit ne nous a pas fait mentir. L’équipe que forme Hatori et Kuromaru est tout simplement excellente. Ils ont beau venir de deux milieux différents et n’avoir rien à faire ensemble, leur coopération affiche une excellente alchimie. Cela rappelle même certains grands duos de l’univers otaku. Cette cohabitation rend l’attachement que l’on a pour eux bien plus forte qu’à l’accoutumé. Bien évidemment, le fait qu’il soit autant à l’opposé l’un de l’autre permet de contempler des scènes et des interactions hilarantes entre les deux. L’impassible inspecteur de police se retrouve à devoir travailler en équipe avec un ex-assassin renommé qui montre un caractère tout à fait désinvolte. On se met à les apprécier individuellement, mais c’est ensemble qu’il donne un tandem qui parvient à nous combler de bonheur.

D’ailleurs, le fait qu’il soit autant à l’opposé l’un de l’autre est aussi une très bonne chose. Cela désamorce un peu le côté trop extrême de chacun dans leur rôle respectif. Comme on le sait, Hatori est un policier prêt à tout pour réaliser ses ambitions. Il est la représentation parfaite de l’homme qui donne tout pour son travail quitte à négliger l’aspect humain. De l’autre côté, Kuromaru a beau être un tueur, il s’attire notre sympathie de par son comportement un peu loufoque qui le rend bien plus humain que son comparse et qui dénote avec son statut d’expert du crime. Ainsi, il va venir apporter la dose d’empathie qui manque à son coéquipier tandis que celui-ci va être là pour le recadrer afin qu’il se concentre sur la mission. Cette association marche parfaitement et ne fait que s’améliorer et s’approfondir au fur et à mesure des pages. De plus, on finit par entrevoir une plus grande complexité de ces protagonistes alors que l’on avance dans le récit. Yurikawa réussit à imaginer une paire de héros pertinente et fascinante qui semble nous réserver encore pas mal de surprises.

L’autre grand atout de Dog End vient de l’intensité et de l’impact qui s’exprime à travers chaque affrontement. Tout est là pour nous scotcher à notre siège tandis que l’on s’extasie devant les chorégraphies qui se jouent devant nous. Un premier aperçu qui permet avant tout de faire ressentir le talent de chaque combattant.

Des combats endiablés

Dog End-Black Dog

Un sourire à faire froid dans le dos.

S’il y a une chose que l’on ne peut pas retirer à ce manga, c’est la qualité de ses confrontations. En réalité, il existe deux scènes de combats bien distinctes dans ce premier volume. Cependant, chacun de ses moments est pour Black Dog l’occasion de briller. En fait, tout comme Hatori, on se retrouve subjugué devant la vidéo qui nous est montré. Il a beau s’agir d’un meurtrier, on ne peut être qu’admiratif devant ses capacités. Celles-ci le propulsent au-dessus du commun des mortels. On a donc au départ une image très impressionnante de cet individu qui tue de sang-froid. Dans notre esprit, il est clair qu’il n’est pas le type d’homme que l’on a envie de froisser ou de rencontrer en pleine nuit. Pourtant, lorsque l’on observe l’être qui se cache derrière la capuche, notre vision retombe pour laisser place à un regard plus amusé. On en oublierait presque de quoi il est capable tant sa personnalité semble être celle de quelqu’un de lambda et pas celle d’un fameux assassin. C’est ce contrepied qui va alors donner une bonne partie du plaisir que l’on va éprouver dans les affrontements futurs.

En effet, lorsqu’ils vont se retrouver face au premier exécuteur, tout est amené pour que l’on comprenne la puissance de ce dernier. L’ennemi possède une force destructrice qui nous fait nous dire qu’ils n’ont aucune chance de survie. Bien sûr, c’est là que la bête va se réveiller et démontrer tout son savoir-faire. L’adulte un peu sans gêne laisse place alors au prédateur qui ne laisse aucun répit à sa proie. En tant que spectateur, on est captivé par ce ballet de mort qui se joue devant nos yeux. Au même titre qu’Hatori, on sait au vu de ces échanges de coups qu’ils ne font pas partie du même monde que nous. Il y a donc ce côté surréaliste et fun qui vient s’intégrer à des combats épiques permettant à ceux-ci d’atteindre un tout autre niveau. Ce qui fait aussi le sel de tous ces duels est le fait que chaque adversaire a son style bien particulier. Cela force nos héros à appliquer des stratagèmes inédits à chaque fois. L’action est ainsi constamment renouvelée pour nous donner des situations haletantes et extrêmement divertissantes.

Au final, Dog End est une oeuvre qui offre un excellent défouloir tout en promettant de belles choses pour la suite. En mettant en place un noyau aussi solide et en donnant naissance à des affrontements grandioses, ce titre parvient à nous faire pleinement apprécier cette lecture. Notre inspecteur et son compagnon n’ont pas fini de nous éblouir !

Dog End prouve son talent

On ressort de cette première excursion avec un grand sourire. Dog End s’avère très plaisant à lire. Il profite de son duo atypique ainsi que de son côté défouloir pour marquer les esprits. En ce qui concerne le scénario, celui-ci est, pour l’instant, classique mais cela ne veut pas dire qu’il en est ennuyeux. C’est même un très bon moyen d’accentuer certains points ayant du potentiel et qui peuvent rendre cette aventure exceptionnelle. On a devant nous une série qui nous offre du grand spectacle. Elle parvient à nous divertir du début jusqu’à la fin. Cela suffit à susciter notre désir de découvrir la suite et de s’immerger totalement dans cet univers sombre et violent. De plus, plusieurs éléments sont dispatchés à divers moments de l’intrigue afin d’approfondir la plupart des personnages. On sent qu’il y a encore beaucoup de choses à dire sur chacun d’eux et cela peut permettre de s’attacher encore plus à ce trio qui est en train de se former. Un premier jet réussi pour cette oeuvre qui nous permet, le temps de quelques minutes, de savourer un moment d’évasion.

On est donc très heureux de cette lecture que l’on recommande grandement. Dog End saura plaire à tous ceux qui aiment les récits bourrés d’actions ou qui cherchent des héros qui pourraient rapidement devenir emblématiques. La fin de cette première excursion nous laisse sur un affrontement prometteur. Verra-t-on une fois de plus le Black Dog démontrer ses aptitudes avec une lame ? Cette traque se terminera-t-elle un jour ? Qui est derrière ce contrat ? On a beau être intéressé d’avoir les réponses à ces questions, on est persuadé qu’Hatori et Wakatsuki sauront faire barrage pour contrer chaque assaut. L’union de l’épée et du pistolet n’en est encore qu’à ses débuts et déjà elle parvient à faire une très bonne impression. C’est souvent ce style d’histoires qui donnent lieu à des amitiés surprenantes et mémorables. On espère donc que la licence continuera sur cette voie et que cette alliance perdurera pendant longtemps.

N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre opinion sur le premier volume de Dog End. Êtes-vous impatient de découvrir la suite ? Hatori et Kuromaru ont-ils su vous charmer ? Quelles sont vos attentes pour les prochains tomes ? 🙂

© Yurikawa / Shogakukan

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