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Ma collection RPG #46 : FFX

Voilà sûrement un numéro qui me tient très à cœur pour “Ma collection RPG”. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a quelques jours, nous avons fêté les 25 ans d’un jeu qui compte énormément pour moi. Celui-ci n’est autre que FFX et ça fait bizarre de se dire que ça fait si longtemps. J’ai encore l’impression que c’était hier que je parcourais Spira en compagnie de Tidus et ses amis. Si j’ai déjà traité à maintes reprises de cet opus à travers des chroniques dédiées, je me devais tout de même de lui dédier une partie de ce rendez-vous. Cette fois, je ne vais pas analyser certains éléments en particulier, mais juste vous parler, avec le cœur, de cet épisode qui a une grande importance pour moi. Car oui, si l’on peut passer des heures à analyser, décortiquer et expliquer ce qui fait le charme d’une œuvre, il est aussi important de se focaliser sur ce que l’on a pu ressentir en posant les mains dessus. Et je peux vous dire que concernant cet opus, les émotions sont encore palpables pour moi alors même que je le refais régulièrement. C’est parti pour un peu de nostalgie autour de ce chef-d’oeuvre.

25 ans de souvenirs inoubliables

Vous n’êtes pas sans savoir que je suis un grand fan de JRPG et bien sûr de la saga Final Fantasy. Tout a commencé pour moi avec le septième épisode et j’ai enchaîné par la suite sans jamais louper un seul opus. Et si je peux facilement citer beaucoup de titres de l’ère PS1 comme faisant partie de mes préférés, FFX a aussi une place à part dans mon cœur. Il est celui qui a inauguré la franchise sur la PS2, console qui m’accompagnera longtemps, où j’ai aussi pu découvrir d’autres pépites comme Kingdom Hearts pour rester chez Square Enix. Je me souviens encore que mon premier contact avec le jeu fut à travers un cd de démo où l’on pouvait faire quelques passages notamment le prologue ou bien Besaid. Ce n’était qu’un petit aperçu, mais ça a largement suffi pour me séduire. Alors une fois que j’ai eu le jeu en main, je ne pouvais que trépigner d’impatience à l’idée de découvrir tout ce qu’il me restait à voir. Ce bref aperçu peut sembler ne pas être grand-chose et pourtant ce fut l’étincelle qui a permis à un puissant feu de brûler en moi par la suite. Une fois que j’ai alors lancé ma première partie, je n’en revenais pas. Mes yeux se posaient sur un Final Fantasy qui, dès les premières minutes, me mettaient une claque autant visuelle que émotionnelle. Mais comment cela est possible alors que je venais à peine de lancer le jeu ? L’introduction se suffisait à elle-même pour nous faire ressentir tout le vécu de ce groupe que l’on ne connaissait pas et dont on pouvait pourtant ressentir l’éprouvant parcours qu’il avait traversé.

Et que dire sur ce thème d’ouverture absolument magistral composé par Nobuo Uematsu. J’ai déjà pu dire à maintes reprises à quel point “To Zanarkand” est sûrement mon OST favorite de toute la franchise Final Fantasy. Mais c’est encore plus fort quand je repense à la première fois que je l’ai entendu. L’intro et cette musique ont suffi à me plonger totalement dans cette histoire qui pourtant ne venait à peine que de commencer. Ensuite, on débarque dans cette ville impressionnante où l’on rencontre Tidus. Je découvre le blitzball pour ensuite partir sur sur “Otherworld” une chanson inattendue étant donné que c’était très rare d’avoir du métal dans un JRPG. Tout ça plus la tension liée à la première apparition de Sin qui ravage tout sur son passage. Des premiers pas qui nous plongent totalement dans le chaos vécu par les personnages pour ensuite que l’on débarque à Spira. Alors là, je me retrouve face à un monde où la technologie est proscrite et où la religion prime pour faire face à cette entité symbole du péché des hommes. Encore aujourd’hui, je suis ébahi par la manière dont ce titre arrive à traiter de sujets tellement importants, graves et aussi philosophiques. On parle ici de religion, de la vie et de la mort, mais aussi de l’amour ainsi que du libre-arbitre. Si mon premier contact avec Tidus ne fut pas forcément un grand amour du fait de son caractère assez agaçant, ce n’est qu’après plusieurs runs que j’ai vraiment pris conscience de l’écriture soignée de ce protagoniste qui est justement pensé pour nous faire réagir. Je pars alors en compagnie de ce sportif et de Yuna ainsi que ses gardiens pour un pèlerinage nous faisant parcourir des lieux magnifiques, mais pourtant empreints d’une grande tristesse. Une œuvre pleinement mélancolique qui ne nous fait pas juste apprécier une grande épopée. Il s’agit avant tout d’une histoire profondément humaine et d’un drame qui va nous prendre à la gorge. On ne cherche pas juste à vaincre Sin, mais à sauver Spira et nos compagnons de cette boucle infernale qui se répète sans cesse.

FFX - Zanarkand

FFX est un chef-d’oeuvre

A mes yeux, FFX n’est pas uniquement un jeu mémorable. C’est pour moi une œuvre qui m’a profondément marqué. Mais il ne s’agit pas juste d’un titre qui m’a enchanté la première fois que je l’ai découvert. Chaque nouvelle run que j’ai pu faire est venue renforcer l’amour que j’ai pour cet opus. Je pourrais parler pendant des heures de tout ce qui fait la force de cet opus. Rien que dans son gameplay, il est l’un des plus complets pour moi avec un système de combat que je raffole toujours autant aujourd’hui. Évidemment, j’ai aussi un fort attachement pour ces personnages qui ont tous leurs blessures et qui, pourtant, vont faire en sorte d’avancer et de combattre pour la véritable liberté. De même, si j’ai un affect tout particulier pour les thèmes abordés dans le IX, le X arrive aussi à toucher la corde sensible. Là où son aîné nous questionnait sur la guerre et aussi des questions sur la vie ainsi que le sens qu’on lui donne, je trouve FFX presque plus personnel. On y aborde ici l’amour avec une justesse tellement rare. Il est aussi question du deuil à travers la calamité qu’est Sin et ce cycle constant de réapparition du monstre. En fait, on se rend compte que dans Spira, tous les individus ne vivent qu’en pensant à la mort. Attaché à des souvenirs qui finissent par devenir une prison, il n’est plus question de se libérer de l’enfer, mais de simplement l’adoucir avant qu’il ne revienne en force. C’est ce qui fait que l’on est autant investi dans ce qu’il se passe et que le jeu finit immanquablement par nous marquer d’une façon ou d’une autre.

Comme je l’ai dit en début de chronique, il ne s’agit pas ici d’une analyse détaillée, mais de simplement mettre des mots sur ce titre qui a grandement construit ma passion du jeu vidéo et du JRPG. En fait, c’est le genre d’expérience qui me rappelle constamment pourquoi j’aime tant ce médium. Oui, nous sommes avant tout face à du divertissement où l’important passe par le gameplay. Mais le jeu vidéo ça peut aussi être bien plus que ça. On peut se retrouver face à des aventures qui dépassent tout ce que l’on pouvait imaginer et qui ont une importance capitale pour nous. Des œuvres qui n’ont rien à envier à d’autres chefs-d’œuvres et qui prouvent que c’est aussi un art capable de laisser une trace indélébile dans l’esprit de celui qui est derrière la manette. FFX est pour moi une pépite dont la magie opère toujours même après 25 ans. Et je veux juste profiter de cet anniversaire pour remercier tous ceux qui ont contribué à donner vie à cette histoire ainsi qu’à toutes ces aventures qui ont pu nous éblouir à un moment ou à un autre de notre vie. Merci pour ces souvenirs, mais aussi ces récits qui nous permettent de grandir, de changer notre regard sur ce qui nous entoure et qui nous permettent de nous évader vers des mondes que l’on aurait jamais cru parcourir un jour.

Et vous, quel est le jeu qui vous a le plus marqué de votre vie de joueur ?

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