Gaming Horror Show 2026 : la sélection Halloween
Comme à chaque dernière semaine d’octobre, il est temps pour moi de vous proposer le numéro final du “Gaming Horror Show” dédié à une petite sélection de titres parfaits pour la période. Cette fois, je me suis dit que j’allais uniquement me concentrer sur des jeux qui sont sortis cette année, car on a tout de même eu le droit à plusieurs belles surprises dans le domaine. Quoi de mieux alors pour finir ce mois que de s’organiser une petite soirée gaming à la découverte de plusieurs aventures vidéoludiques. En plus de ça, j’ai fait au mieux pour proposer une liste qui ne tourne pas uniquement autour de jeux d’horreur (même si, forcément, il y en a quand même). Entre gros hits, sorties plus discrètes et autres épopées en tout genre, il y a toujours un moyen de se faire un moment magique. N’hésitez pas d’ailleurs à me dire en commentaires les œuvres que vous recommanderiez aussi pour passer une session gaming spéciale Halloween. Sans perdre plus de temps, il est l’heure de revenir un peu dans le passé de cette année afin de voir ce qui peut nous accompagner.
Reanimal

On commence tout de suite avec un jeu que j’attendais énormément en 2026 : Reanimal, développé par Tarsier Studios. Derrière ce titre, on retrouve l’équipe à qui l’on doit notamment Little Nightmares I & II, deux excellentes surprises du jeu vidéo horrifique qui m’avaient particulièrement marqué. Après un troisième opus qui m’a déçu pour plusieurs raisons, j’avais donc hâte de retrouver ce savoir-faire si particulier, cette maîtrise de l’horreur qui avait fait le charme des précédentes productions du studio. Et autant dire qu’il ne faut que quelques minutes pour retrouver cette ambiance oppressante et ce sentiment d’angoisse qui nous accompagne tout au long de l’aventure. On y incarne deux enfants qui vont tenter de venir en aide à d’autres gamins, dans un monde où tout semble hostile. Les environnements sont sinistres, glauques et macabres, mais le jeu n’a pas besoin de miser sur le gore pour nous mettre mal à l’aise. Au contraire, il joue parfaitement avec les ambiances, les décors et cette tension permanente qui nous fait constamment redouter ce qui pourrait surgir au détour d’un couloir.
Bien évidemment, difficile de ne pas penser aux précédents Little Nightmares en découvrant Reanimal. Pourtant, le jeu est loin de se contenter de reprendre une formule qui a déjà fait ses preuves. Il possède sa propre identité et parvient à installer une atmosphère qui lui est singulière, tout en exploitant brillamment cette peur grandissante qui nous envahit à mesure que l’on explore des lieux aussi froids qu’inquiétants. Et que dire des créatures que l’on croise au fil de notre progression ? Elles contribuent énormément aux frissons que l’on ressent tout au long du récit, tant par leur apparence que par la menace qu’elles représentent. Au final, Reanimal est une excellente surprise, portée par une ambiance particulièrement réussie, des ennemis marquants et un scénario qui réserve son lot de surprises. Une aventure horrifique qui devrait ravir les amateurs des deux premiers Little Nightmares, mais aussi celles et ceux qui recherchent une expérience relativement courte, intense et capable de proposer quelque chose de différent dans le paysage du jeu vidéo horrifique
Resident Evil Requiem

Évidemment, il est presque impossible de parler de sélection pour Halloween sans évoquer le dernier opus en date de la saga Resident Evil. Capcom nous a offert un sacré épisode avec Requiem et en fait, il y a énormément à dire. Pour moi, ce titre est le parfait compromis de tout ce que la saga a su créer depuis ses débuts. Entre un gameplay qui switch efficacement avec les deux personnages jouables, les nombreux clins d’oeils, fan-service, éléments du lore et ce retour aux origines de la saga, il y a de quoi faire. Un très beau cadeau pour tous les fans de la licence que l’on soit parmi les plus anciens ou même récents. Ce que j’apprécie le plus dans ce titre, c’est la sensation manette en main en fonction du personnage que l’on joue. D’un côté, on a Grace qui renoue avec la peur que l’on pouvait par exemple ressentir dans un Resident Evil VII. On se sent impuissant et la meilleure arme ici est notre discrétion face à des ennemis toujours plus monstrueux et terrifiants. Par exemple, il suffit de voir toute la première partie avec elle pour clairement ressentir cette peur qui nous assaille alors que l’on tente d’éviter chaque zombie se trouvant sur notre chemin. Et ces phases pensées pour alimenter notre stress vont ensuite totalement se libérer dès lors que l’on passe à Leon. On bascule dans un système bien plus proche d’un RE4 avec un “Mister Kennedy” toujours plus badass et qui ne fait clairement plus dans la dentelle. C’est grisant et l’on a un réel sentiment de puissance face à des ennemis deviennent presque les proies face à notre ancien policier de Raccoon City.
Cette fluctuation dans le gameplay fait toute sa force tandis que l’on va suivre une histoire assez “classique” dans la licence, mais qui nous délivre quand même quelques belles surprises. Pour moi qui me suis vraiment plongé dans la saga depuis quelques années maintenant, j’ai vraiment vu cette aventure comme un magnifique présent qui ne se contente pas juste de surfer sur notre amour de la saga et qui va aussi proposer un rythme efficace et bien des frissons. L’un des très gros hits de cette année et qui sera parfait pour illuminer votre Halloween.
Saros

Saros est à mes yeux une excellente découverte, même si son approche peut paraître obscure, voire déroutante, pour certains joueurs. Si vous en avez l’occasion, je ne peux que vous encourager à lui donner sa chance, car il mérite largement que l’on s’y attarde. Certes, le jeu peut se montrer cryptique et parfois exigeant, mais ses nombreuses options d’accessibilité et son gameplay particulièrement maîtrisé rendent l’expérience aussi grisante qu’addictive. C’est d’ailleurs cette liberté d’approche qui fait toute la force de cette aventure, pensée pour être appréciée de différentes manières.
On peut tout simplement prendre plaisir à se dépasser, à perfectionner sa maîtrise des mécaniques et à affronter des boss souvent aussi impressionnants que redoutables. Mais on peut également chercher à percer les mystères qui entourent cette épopée. Dans ce cas, difficile de ne pas se laisser envoûter par Carcosa et les secrets qu’elle renferme, tout en se passionnant pour l’histoire personnelle d’Arjun. Au fil de mon périple, j’ai pleinement ressenti tout le savoir-faire de Housemarque, sublimé par des environnements aussi sinistres que grandioses. À la base, je ne suis pas forcément le plus grand adepte de ce type d’expérience vidéoludique. Pourtant, des titres comme Returnal et désormais Saros parviennent à me séduire de plus en plus. Comme quoi, sortir de sa zone de confort permet parfois de découvrir de nouvelles façons de jouer, mais aussi de vivre des aventures qui sortent véritablement de l’ordinaire. Saros m’a profondément marqué, tant par sa capacité à me faire réfléchir que par son pouvoir de fascination.

